Un campement abritant des Palestiniens déplacés, à Gaza, le 4 septembre 2026. Photo REUTERS/Dawoud Abu Alkas
Le Hamas a exhorté vendredi les pays arabes et musulmans à s'opposer aux récentes déclarations de ministres israéliens appelant à vider Gaza de sa population palestinienne et à la transférer à l'étranger.
Ces propos reflètent « les plans extrêmement dangereux » d'Israël pour ce territoire palestinien ravagé par la guerre, a estimé dans un communiqué le porte-parole du mouvement islamiste, Hazem Qassem. Il a appelé « les pays arabes et les pays musulmans à agir de façon déterminée et unie pour faire face à ces plans, et à prendre des mesures efficaces pour les mettre en échec ».
Jeudi, le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir, en charge de la Sécurité nationale, a présenté une proposition, à quelques semaines des législatives, visant à faire partir les quelque deux millions d'habitants de Gaza au cours des sept prochaines années. « On doit pousser à l'émigration des habitants de Gaza », a-t-il déclaré, promettant notamment des aides financières aux pays qui les accueilleraient.
Mercredi, c'est le ministre de la Défense Israzël Katz qui avait évoqué cette idée, estimant qu'il n'existait « pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration » de sa population vers l'étranger. Ces prises de position interviennent en pleine campagne électorale en Israël, une période marquée par une surenchère des discours hostiles à l'égard des Palestiniens. Aucune mesure concrète visant à transférer les habitants de Gaza vers l'étranger n'a été annoncée à ce jour par le gouvernement israélien.
Le déplacement forcé d'une population civile est un crime de guerre au regard du droit international. A Gaza, la plupart des habitants ont déjà été déplacés à l'intérieur du territoire par la guerre destructrice lancée par Israël après les attaques sans précédent du 7 Octobre 2023 menées par le Hamas qui ont fait plus de 1.200 morts sur le sol israélien.
Depuis trois ans, plus de 73.000 personnes ont été tuées par l'armée israélienne à Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.

