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Dernières Infos - Yémen

Plus de 80 morts dans les affrontements entre les forces gouvernementales et les houthis au Yémen depuis jeudi


Des membres des forces de sécurité houthies sont assis sur un rocher, sur le site d'un rassemblement organisé pour commémorer le Mawlid — marquant l'anniversaire de la naissance du prophète Mahomet — à Sanaa, au Yémen, le 25 août 2026. Photo Khaled Abdullah/Reuters

Plus de 80 combattants ont été tués au Yémen depuis jeudi dans des affrontements entre les forces progouvernementales et les rebelles houthis, ont indiqué vendredi des sources dans les deux camps.

De violents combats ont éclaté jeudi après le lancement, par les Houthis pro-iraniens, d'une offensive terrestre appuyée par des tirs de roquettes et des attaques de drones près des côtes de la mer Rouge et dans la région de Taëz.

Une source militaire avait alors accusé les rebelles de vouloir s'emparer de zones bordant le détroit de Bab el-Mandeb, une voie stratégique utilisée pour relier l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.

Un responsable militaire en poste sur la rive de la mer Rouge et un autre dans la région de Taëz, plus à l'intérieur des terres, ont fait état vendredi respectivement de la mort de 24 et 15 membres des forces progouvernementales dans les combats depuis jeudi.

Côté rebelles, au moins 42 combattants ont été tués, selon des sources médicales dans les zones sous le contrôle des Houthis.

Ni les rebelles ni le gouvernement n'ont pour l'heure annoncé de bilan officiel.

Les sources militaires gouvernementales ont indiqué à l'AFP que dans le cadre de leur offensive les rebelles tentaient d'isoler la ville portuaire de Mokha — au nord du détroit et ciblée depuis plusieurs semaines — du reste des zones contrôlées par le gouvernement.

Les houthis ne tiennent aujourd'hui pas de zones donnant directement sur Bab el-Mandeb, mais contrôlent la ville portuaire de Hodeida, au nord.

Ils avaient annoncé en juillet un blocus maritime contre l'Arabie saoudite, dont Bab el-Mandeb est devenu l'unique route maritime depuis que l'Iran verrouille le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février.

En proie à un conflit civil depuis plus de dix ans, le Yémen est devenu en juillet le dernier pays en date à être entraîné dans le conflit régional au Moyen-Orient, les Houthis ayant rompu la trêve conclue en 2022 avec le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite.

Les rebelles multiplient depuis les attaques contre des sites militaires et des zones contrôlées par le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

La guerre au Yémen avait débuté en 2014 lorsque les Houthis avaient lancé depuis leur fief de Saada, une région du nord du pays près de la frontière saoudienne, une grande offensive et pris le contrôle de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa.

Fragilisé, le gouvernement yéménite, réfugié à Aden (sud), avait reçu l'aide en 2015 d'une coalition militaire menée par Ryad.

Plus de 80 combattants ont été tués au Yémen depuis jeudi dans des affrontements entre les forces progouvernementales et les rebelles houthis, ont indiqué vendredi des sources dans les deux camps.De violents combats ont éclaté jeudi après le lancement, par les Houthis pro-iraniens, d'une offensive terrestre appuyée par des tirs de roquettes et des attaques de drones près des côtes de la mer Rouge et dans la région de Taëz. Une source militaire avait alors accusé les rebelles de vouloir s'emparer de zones bordant le détroit de Bab el-Mandeb, une voie stratégique utilisée pour relier l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.Un responsable militaire en poste sur la rive de la mer Rouge et un autre dans la région de Taëz, plus à l'intérieur des terres, ont fait état vendredi respectivement de la mort...