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Aoun à la Sûreté générale : Nous sommes dans un conflit interne avec ceux qui ne veulent pas des institutions de l'Etat


Aoun à la Sûreté générale : Nous sommes dans un conflit interne avec ceux qui ne veulent pas des institutions de l'Etat

Le président libanais, Joseph Aoun, à son arrivée au siège de la Sûreté générale dans le secteur du palais de justice à Beyrouth, le 27 août 2026. Photo Ani

Le président libanais, Joseph Aoun, a évoqué jeudi, dans un discours prononcé à l'occasion du 81e anniversaire de la Sûreté générale (SG), qu'un « conflit interne » était actuellement en cours au Liban entre ceux qui veulent voir l'Etat se redresser et les institutions fonctionner et ceux qui veulent « profiter de l'absence de l'Etat ». Une pique lancée alors que depuis le début de son mandat, M. Aoun tente d'une part de désarmer les milices, en tête desquelles le Hezbollah, et de lutter contre la corruption dans les différentes administrations et mener une série de réformes.

La Sûreté générale est chargée, outre ses missions sécuritaires aux entrées et sorties du pays, de fournir différents services administratifs, des passeports pour les Libanais aux titres de séjour pour les étrangers. Présent au siège nouvellement rénové de la SG, le chef de l'Etat a salué dans son discours les « avancées » réalisées par l'institution, qui a notamment commencé à numériser une partie de ses services, et ce malgré les « circonstances difficiles ».

Selon lui, c'est en raison de ces progrès que des campagnes dans les médias et sur les réseaux sociaux sont lancées contre la Sûreté. Cette dernière a notamment été sous les feux des projecteurs après avoir accordé à l'ancien ambassadeur iranien à Beyrouth, Mohammad Reza Chibani, un permis de séjour de courtoisie lui permettant de rester dans le pays alors même qu'il avait été déclaré persona non grata par les Affaires étrangères il y a quelques mois. Des médias ont en outre accusé ces derniers mois la SG d'avoir émis des passeports falsifiés, ce que l'institution a démenti à de nombreuses reprises, soulignant que la fraude a lieu au niveau des documents remis pour obtenir les passeports. La justice avait lancé une enquête sur cette affaire.

Joseph Aoun a ajouté dans ce cadre que « les institutions performantes et productives sont toujours exposées aux critiques, mais elles poursuivent leur travail malgré tout ». Il a fait état d'un « conflit interne, outre celui mené par Israël dans le Sud, entre ceux qui ne veulent pas des institutions de l'Etat, qui le critiquent et profitent de son absence, et vous et nous, qui voulons bâtir l'Etat ». « Nous sommes tous au service du citoyen, qui a le droit naturel de bénéficier des services publics, sans que cela ne devienne une faveur qu'on lui accorde ».


Le président libanais, Joseph Aoun, a évoqué jeudi, dans un discours prononcé à l'occasion du 81e anniversaire de la Sûreté générale (SG), qu'un « conflit interne » était actuellement en cours au Liban entre ceux qui veulent voir l'Etat se redresser et les institutions fonctionner et ceux qui veulent « profiter de l'absence de l'Etat ». Une pique lancée alors que depuis le début de son mandat, M. Aoun tente d'une part de désarmer les milices, en tête desquelles le Hezbollah, et de lutter contre la corruption dans les différentes administrations et mener une série de réformes. La Sûreté générale est chargée, outre ses missions sécuritaires aux entrées et sorties du pays, de fournir différents services administratifs, des passeports pour les Libanais aux titres de séjour pour les...