Le président libanais Joseph Aoun serre la main de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le vendredi 21 août 2026. Photo publiée sur X par la présidence libanaise /@LBpresidency
Le président Joseph Aoun s'est entretenu à Rome vendredi avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, la remerciant pour « le soutien apporté par l’Italie au Liban à différents niveaux », selon un message de la présidence libanaise. Comme il était prévu, les deux responsables ont discuté du futur de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), dont l'Italie fournit l'un des plus importants contingents et dont le mandat expire fin 2026.
Plus généralement, le chef de l’État a « évoqué avec elle la situation au Liban, plus particulièrement dans le Sud à la lumière de la poursuite des attaques israéliennes », selon la présidence libanaise. Entre-temps, l'armée israélienne avait repris ses frappes aériennes au Liban-Sud et mené des opérations de démolition en série dans les villages qu'elles contrôle.
Enfin, M. Aoun a évoqué la « nécessité de faire pression sur l’État hébreu afin qu’il respecte et mette en œuvre l’accord-cadre conclu pendant les négociations libano-américano-israéliennes à Washington » fin juin. Dans ce cadre, il a remercié la présidente du Conseil italien pour « l’accueil par son pays des négociations tripartites (début août, avant de nouvelles prévues en septembre, Ndlr), ainsi que pour le rôle joué par l’Italie en faveur de la consolidation de la sécurité et de la stabilité dans le Sud ».
Au premier jour de sa visite en Italie jeudi, Joseph Aoun s'était entretenu avec le pape Léon XIV. Le Vatican avait fait part de ses « vives préoccupations » concernant l'application de l'accord-cadre. La poursuite du projet de « zones pilotes », où l’armée libanaise est censée désarmer le Hezbollah, est suspendue, faute d'avancées au cours du dernier round de pourparlers directs début août. Beyrouth reproche à l'État hébreu de ne pas accepter les conditions libanaises, parmi lesquelles figurent un cessez-le-feu complet, ainsi que l’arrêt des opérations de destruction et de terrassement menées par l’armée israélienne. Les deux parties ne parviennent pas aussi à s'accorder sur la composition d'une force internationale devant superviser le désarmement du Hezbollah.

