Des Palestiniens marchent au milieu les décombres d'immeubles d'habitation détruits pendant la guerre par les bombardements israéliens, dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 5 août 2026. Photo Mahmoud Issa/Reuters
Les ministres des Affaires étrangères de Turquie, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, d’Égypte, du Pakistan, d’Indonésie et de Jordanie ont exprimé jeudi leur « condamnation et dénonciation les plus fermes des violations israéliennes en cours dans la bande de Gaza ».
Dans une déclaration commune, ils ont notamment condamné les attaques visant les établissements de santé, les infrastructures médicales et civiles, ainsi que la poursuite des attaques mortelles contre la population de l'enclave dévastée, malgré le récent accord conclu sur le désarmement du Hamas annoncé la semaine dernière par le président américain Donald Trump.
Sur le terrain, au moins une personne a été tuée et cinq autres blessées par les attaques israéliennes menées au cours des dernières 24 heures, selon le ministère de la Santé de Gaza. Dans son dernier bilan, celui-ci indique qu’au moins 1 254 Palestiniens ont été tués et 4 121 autres ont été blessés par le feu israélien depuis l’entrée en vigueur d'un « cessez-le-feu » dans l'enclave le 10 octobre 2025.
De quoi porter bilan total des victimes palestiniennes depuis le 7 octobre 2023 à au moins 73 382 morts et 174 236 blessés, selon la même source.
Dans un rapport publié en avril, la Banque mondiale, l'Union européenne et les Nations unies, estiment que la bande de Gaza compte 68 millions de tonnes de gravats provenant de bâtiments détruits ou endommagés. L'étude ajoute que plus de 60% des plus de deux millions d'habitants de Gaza ont perdu leur logement depuis le début du conflit.

