Une photographie prise depuis le village de Zawtar el-Gharbiyé montre des soldats israéliens sur le toit d'un immeuble résidentiel dans le village voisin de Zawtar el-Charqiyé, le 4 août 2026. Photo Ammar AMMAR / AFP
Le député du mouvement Amal Kassem Hachem a déclaré, dans un entretien accordé à la radio Sawt Kell Lebnan, être persuadé qu'Israël « ne veut pas réellement d'un cessez-le-feu, même dans le cadre des négociations en cours ».
« Israël n'a accordé au Liban aucune véritable opportunité d'obtenir un retrait effectif, car le maintien de cette situation lui permet d'engranger des gains politiques et électoraux », a-t-il précisé alors que les élections législatives se rapprochent dans l'État hébreu.
Le député a insisté sur le fait que « le Liban ne peut pas continuer à suivre la voie qu'Israël cherche à lui imposer » et que « le renforcement de la position libanaise à la table des négociations passe d'abord par l'unité sur le plan interne ».
Le Liban et Israël ont signé un accord-cadre en juin prévoyant l'instauration de zones pilotes que l'armée israélienne s'engage à ne pas attaquer et où l'armée libanaise doit désarmer le Hezbollah. Les deux pays poursuivent depuis des négociations sur les autres modalités de cet accord, rejeté par le Hezbollah et son allié Amal, tandis qu'Israël continue de bombarder et de dynamiter le Liban-Sud. Dimanche dernier, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que 24 villages libanais frontaliers avaient été rayés de la carte par l'armée israélienne.
Le sujet a été au cœur d'un échange acerbe mardi, par déclarations interposées, entre le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, et le Premier ministre Nawaf Salam. Les deux hommes se sont mutuellement accusés de faire le jeu d'Israël : le premier en ayant déclenché la reprise de la guerre le 2 mars, le second en ayant soutenu des négociations directes avec Tel-Aviv.


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