Conférence de presse du vice-président de l'Assemblée nationale, M. Michel Maalouli, le 28 août 1992. Photo Archives L'Orient-Le Jour
Une figure politique marquante de la guerre civile (1975-1990) et des débuts de la deuxième République après l’accord de Taëf vient de nous quitter. L’avocat Michel Maalouli (1931-2026) a été cinq fois vice-président de la Chambre des députés, de 1972 à 1992, durant les mandats de Kamel el-Assaad et Hussein Husseini.
Durant ses vingt ans à ce poste, Michel Maalouli a connu cinq élections présidentielles. Il a été témoin d’événements historiques comme l’éclatement de la guerre civile (et tout ce qui s'en est ensuivi) et l’adoption de l’accord de Taëf, en Arabie saoudite, en 1989. Après être sorti de la fonction publique, Michel Maalouli, connu pour son indépendance d'esprit et son franc-parler, a continué à s'exprimer sur la souveraineté de l'État, fustigeant les gouvernements successifs pour leur application incomplète des accords de Taëf. Lui-même était un homme sobre, discret, connu pour ses prises de position institutionnelles. Il disparait à un moment ou l'une de ses principales batailles, la souveraineté nationale et le renforcement des institutions de l'État, est à nouveau au centre du débat public.
Son fils Walid Maalouli s'est présenté aux élections législatives de 2018 dans la Békaa-ouest.
Ses funérailles auront lieu le 6 août en la cathédrale Saint-Georges des orthodoxes, au centre-ville de Beyrouth. Michel Maalouli sera ensuite inhumé dans son village d’origine à Rachaya el-Wadi, dans la Békaa-ouest.

