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L'espace Schengen pas « compromis » pendant la crise migratoire à Ceuta, assure Madrid


Des migrants retournent au Maroc après avoir franchi la frontière pour entrer dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 31 juillet 2026. Photo Jorge Guerrero / AFP

L'espace Schengen n'a pas été « compromis » pendant la crise migratoire à Ceuta, lors de laquelle au moins 72.000 migrants y sont entrés illégalement, avant que 70.000 d'entre eux regagnent le Maroc voisin, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur.

« En aucun cas l'espace Schengen n'a été compromis dans cette crise », a défendu le ministre Fernando Grande-Marlaska lors d'un point-presse à Madrid, en réponse aux vives critiques de plusieurs dirigeants européens sur cette situation inédite dans cette enclave espagnole située en Afrique du Nord.

« L'espace Schengen n'a jamais été en danger, pas même en danger minimal », a-t-il encore affirmé, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE).

Face aux journalistes, Fernando Grande-Marlaska a toutefois revu à la hausse le bilan des entrées illégales au cours de cette crise, déclarant: « 72.000 personnes entrées de manière irrégulière en Espagne, et déjà 70.000 en seraient sorties ».

Le dernier chiffre communiqué par l'exécutif à Madrid faisait jusque-là état de 50.000 migrants entrés illégalement sur le sol espagnol, dont « la quasi-totalité » était déjà repartie au Maroc.

La crise de Ceuta a engendré des fortes tensions diplomatiques entre l'Espagne d'un côté et de nombreux pays européens de l'autre, dont l'Italie en tête, qui ont accusé le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez de laxisme aux frontières de l'Europe.

Lors de cette réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE, qui se tenait en visioconférence, l'Espagne a demandé « la solidarité » des 26 autres états membres, au cours d'une discussion « constructive » et « évidemment nécessaire », selon Fernando Grande-Marlaska.

Dans ce contexte, le ministre a également requis « la levée immédiate » des contrôles temporaires mis en place notamment par l'Italie à ses frontières maritimes et aériennes, en réponse à cette crise.

Ceuta, petit territoire de 84.000 habitants situé à la pointe nord du Maroc, bordant le détroit de Gibraltar, forme l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla).

Par dérogation, cette enclave n'appartient pas à l'espace Schengen. « Aucune personne ne peut se déplacer librement de Ceuta vers le continent. Il existe un contrôle effectif, car Ceuta relève d'un régime spécial depuis 1991 », a rappelé Fernando Grande-Marlaska.

La crise de Ceuta est intervenue alors que le gouvernement de Pedro Sanchez défend fermement une approche ouverte en matière migratoire, à rebours du durcissement opéré par de nombreux pays de l'UE.

Au printemps, l'exécutif a mis en place un plan massif de régularisation en Espagne. Près de 1,2 million de demandes ont été déposées par des étrangers en situation irrégulière, dont deux tiers originaires d'Amérique latine, selon des chiffres officiels.


L'espace Schengen n'a pas été « compromis » pendant la crise migratoire à Ceuta, lors de laquelle au moins 72.000 migrants y sont entrés illégalement, avant que 70.000 d'entre eux regagnent le Maroc voisin, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur. « En aucun cas l'espace Schengen n'a été compromis dans cette crise », a défendu le ministre Fernando Grande-Marlaska lors d'un point-presse à Madrid, en réponse aux vives critiques de plusieurs dirigeants européens sur cette situation inédite dans cette enclave espagnole située en Afrique du Nord.« L'espace Schengen n'a jamais été en danger, pas même en danger minimal », a-t-il encore affirmé, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne (UE).Face aux...