De la fumée s'élève suite à une explosion provoquée par une frappe de drone sur un entrepôt à Al Shuaiba, au Koweït, sur cette image tirée d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 14 juillet 2026. Réseaux sociaux/via REUTERS
Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont affirmé vendredi avoir fait face à des attaques iraniennes, dont l'une a visé une centrale électrique au Koweït, après des bombardements américains en Iran pour la sixième nuit consécutive.
L'armée koweïtienne a fait état dans la nuit d' « attaques de drones et de missiles » attribuées à l'Iran, et de blessés parmi ses membres.
Le chef d'Etat major, Khaled Daraj Saad Al-Sharian, « a rendu visite à plusieurs blessés parmi les membres des forces terrestres koweïtiennes, qui ont été blessés à la suite de l'attaque de plusieurs installations et camps de l'armée koweïtienne par des drones », a écrit l'armée dans un message sur X.
Un site de production d'électricité et de distillation d'eau a également été visé, a annoncé le ministère koweïtien de l'Électricité.
L'attaque a entraîné « un incendie, des dégâts et l'endommagement de plusieurs unités de production électrique », a-t-il précisé dans un communiqué, en appelant les usagers « à rationaliser leur consommation d'électricité durant cette phase exceptionnelle ».
L'armée iranienne avait dit plus tôt avoir visé au Koweït, au moyen de drones de type Arash, des sites « de déploiement des forces américaines et de soutien logistique à l'armée » des Etats-Unis, en riposte aux frappes américaines contre la République islamique.
A Bahreïn, l'Iran a dit cibler, au moyen de drones, des hélicoptères et des avions de reconnaissance de l'armée américaine stationnés sur la base de Sakhir, en riposte aux attaques des Etats-Unis contre des « infrastructures urbaines » iraniennes, dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat.
Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur des pourparlers avec les Etats-Unis aux côtés du Pakistan et abrite la plus importante base américaine du Moyen-Orient, a lui aussi essuyé une attaque iranienne.
« Je savais que ça allait arriver d'un moment à l'autre, mais pas aussi tôt, surtout que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragachi, vient de se rendre dans le pays il y a deux jours », a dit à l'AFP Omar, étudiant jordanien de 22 ans vivant au Qatar.
Doha avait accueilli mercredi le chef de la diplomatie iranienne, pour rendre hommage à cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, l'ex-émir décédé.
Les Gardiens de la révolution ont dit dans un communiqué avoir visé « la base aérienne américaine d'Al-Udeid au Qatar, afin de punir l'agresseur et l'armée américaine ».
Un enfant a été blessé par la chute de débris résultant de l'interception, a indiqué plus tard le ministère de l'Intérieur.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi des « cibles militaires iraniennes », mais Téhéran accuse Washington d'avoir visé des infrastructures civiles.
Un porte-parole de l'armée iranienne, cité par la télévision d'Etat, avait alors averti que « si les Américains frappent les infrastructures de la République islamique, alors toutes les infrastructures de la région deviendront des cibles légitimes pour l'Iran ».

