Un homme marchant sur la place Imam Hussein à Téhéran, en Iran, le 12 juillet 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (Agence de presse Asie occidentale) via Reuters
Interrogé sur le récent regain de tensions entre l'Iran et les États-Unis, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est refusé à dire lundi que la guerre avait repris dans le golfe, tout en appelant les différents partis à revenir à la table des négociations.
« Le constat, c'est qu'il y a un accord qui a été trouvé et qui permet des choses très simples, c'est-à-dire l'arrêt des hostilités, la réouverture du détroit d'Ormuz et le démarrage d'une négociation pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne BFM TV/RMC. Il a de nouveau appelé toutes les parties à revenir « au protocole de négociation qui a été fixé par cet accord parce que (...) elles n'ont aucun intérêt à l'escalade ».
En outre, António Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a exhorté Washington et Téhéran à « la plus grande retenue » et à « reprendre d'urgence les négociations, rapporte l'AFP.
Le ministre français des Affaires étrangères a par ailleurs assuré qu'il n'y aurait « aucune levée de sanctions » européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.
« Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe », a ajouté le chef de la diplomatie française. « Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir », a-t-il ajouté.
Les États-Unis ont encore bombardé l'Iran, Téhéran ripostant lundi en visant des pays de la région alliés de Washington, des frappes d'une ampleur sans précédent des deux côtés depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


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