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Technologies - Droits D'auteur

Le New York Times et des titres de presse accusent OpenAI d'avoir menti à la justice

La société propriétaire de ChatGPT a supprimé des milliards de conversations pertinentes ou les a rendues impossibles à rechercher, selon les journaux engagés dans la procédure.

Le New York Times et des titres de presse accusent OpenAI d'avoir menti à la justice

Le siège du « New York Times » à New York, le 16 septembre 2025. Photo d'archives Melissa BENDER / NurPhoto via AFP

Un groupe de journaux comprenant le New York Times et le New York Daily News a demandé jeudi à un tribunal fédéral de Manhattan de sanctionner OpenAI dans le cadre de leur litige très médiatisé sur les droits d’auteur, accusant l’entreprise d’avoir menti au tribunal sur sa capacité à rechercher dans ses systèmes des preuves montrant qu’elle aurait utilisé abusivement des millions de leurs articles pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.

Dans un document déposé auprès du tribunal, les journaux affirment qu’OpenAI a indiqué à tort qu’elle ne pouvait pas effectuer de recherches dans ses grands modèles de langage pour y retrouver leurs contenus protégés par le droit d’auteur, tout en dissimulant qu’elle l’avait déjà fait « avant même que le premier plaignant issu du secteur de la presse n’engage une action en justice ».

Les journaux accusent également OpenAI d’avoir supprimé des milliards de conversations ChatGPT pertinentes ou de les avoir rendues impossibles à rechercher. Ils demandent au tribunal d’imposer des sanctions, notamment le remboursement des frais d’avocats, ainsi qu’une décision établissant que les historiques de conversations de ChatGPT démontrent que l’entreprise a utilisé abusivement leurs œuvres protégées.

Les porte-parole d’OpenAI n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant cette requête.

Procès engagé en 2023

Le procès, engagé initialement par le New York Times en 2023, accuse OpenAI et son principal bailleur de fonds, Microsoft, d’avoir utilisé des millions d’articles du quotidien sans autorisation afin d’entraîner le grand modèle de langage à l’origine du chatbot ChatGPT.

Cette affaire fait partie d’une série de procédures engagées par des détenteurs de droits d’auteur — notamment des auteurs, des artistes visuels et des labels musicaux — contre des entreprises technologiques telles qu’OpenAI, Anthropic et Meta Platforms, accusées d’avoir utilisé leurs contenus sans autorisation pour entraîner leurs systèmes d’intelligence artificielle.

« Depuis plus de deux ans, OpenAI a menti au New York Times, aux plaignants du Daily News, au public et au tribunal », a déclaré dans un communiqué Ian Crosby, l’avocat principal du Times. « L’entreprise affirmait que rechercher dans les réponses de ChatGPT des copies des contenus du Times et des plaignants du Daily News était irréalisable, coûteux et portait atteinte à la vie privée des utilisateurs, tout en cachant qu’elle avait déjà effectué de telles recherches. »

OpenAI avait auparavant affirmé au tribunal qu’elle ne disposait pas d’outils permettant d’effectuer des recherches dans ses ensembles de données et ses journaux de sorties afin d’identifier des contenus protégés par le droit d’auteur. Mais un employé d’OpenAI a ensuite témoigné que l’entreprise avait « effectué plusieurs recherches portant sur les contenus des plaignants issus de la presse », selon le document déposé jeudi par les journaux.

Un groupe de journaux comprenant le New York Times et le New York Daily News a demandé jeudi à un tribunal fédéral de Manhattan de sanctionner OpenAI dans le cadre de leur litige très médiatisé sur les droits d’auteur, accusant l’entreprise d’avoir menti au tribunal sur sa capacité à rechercher dans ses systèmes des preuves montrant qu’elle aurait utilisé abusivement des millions de leurs articles pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.Dans un document déposé auprès du tribunal, les journaux affirment qu’OpenAI a indiqué à tort qu’elle ne pouvait pas effectuer de recherches dans ses grands modèles de langage pour y retrouver leurs contenus protégés par le droit d’auteur, tout en dissimulant qu’elle l’avait déjà fait « avant même que le premier plaignant issu du secteur de la...
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