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Dernières Infos - Négociations Liban-Israël

Aucun vide ne doit être créé lors du retrait de l'armée israélienne des « zones pilotes », met en garde l'ambassadeur américain

Michel Issa a annoncé l’arrivée d’une délégation militaire américaine « dans les prochains jours à Beyrouth » afin de coordonner les modalités d'application de l'accord-cadre sur le terrain.

Aucun vide ne doit être créé lors du retrait de l'armée israélienne des « zones pilotes », met en garde l'ambassadeur américain

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa (à droite), reçu par le président de la République Joseph Aoun, au palais de Baabda, le 9 juillet 2026. Photo ANI

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, qui a été reçu jeudi matin au palais présidentiel de Baabda par le chef de l'Etat Joseph Aoun, a affirmé que le retrait israélien des « zones pilotes » identifiées lors des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv ne devait pas laisser de « vide ».

Selon l'accord-cadre conclu entre les deux pays lors de pourparlers ayant eu lieu en cinq étapes depuis avril entre les délégations libanaise et israélienne sous l'égide de Washington, l'armée libanaise doit se déployer dans ces zones, situées autour de Froun (Bint Jbeil, dans le secteur central) et des villages de Zaoutar (secteur est, au nord du Litani) parallèlement au retrait israélien, et y démanteler les infrastructures du Hezbollah. Le mouvement chiite reste résolument hostile à ces pourparlers directs, et leur préfère une discussion du dossier libanais dans le cadre des négociations en cours entre l'Iran et les Etats-Unis dans le cadre du processus d'Islamabad, aujourd'hui mis à l'épreuve par un regain de tensions entre les belligérants autour du détroit d'Ormuz.

S'exprimant depuis Baabda, M. Issa a affirmé que « les préparatifs sont en cours » en vue d’appliquer les dispositions de l'accord-cadre conclu le 20 juin (entre Israéliens et Libanais à Washington), et que, dans ce cadre, une délégation militaire américaine arriverait « dans les prochains jours à Beyrouth » afin de coordonner ces modalités d'application sur le terrain. « Il est essentiel qu'aucun vide ne soit créé lors du retrait des forces israéliennes des zones concernées », a-t-il souligné. Il a précisé que la date du début de l'application sur le terrain sera fixée à l'issue des réunions de coordination prévues avec les militaires américains.


Concernant le nouveau round de négociations, prévu à Rome cette fois, les 14 et 15 juillet, l'ambassadeur a indiqué que le choix de ce lieu était lié à des « raisons purement techniques, liées aux déplacements » des différentes délégations. Cette réunion revêtira « un caractère organisationnel et opérationnel », et devrait mener à la création de « groupes de travail spécialisés chargés d'appliquer les arrangements convenus, lesquels pourraient nécessiter l'intervention d'experts juridiques ou techniques selon les dossiers traités », a-t-il dit. Plusieurs autres sessions auront lieu par la suite « à Rome ou dans d'autres capitales » afin de poursuivre les discussions, selon lui.

L'intérêt de Trump pour le Liban

Par ailleurs, Michel Issa a estimé que la visite de Joseph Aoun, prévue à Washington à la fin du mois, « reflète l'intérêt que le président (américain Donald) Trump porte au Liban et sa volonté d'y promouvoir la sécurité et la stabilité, ainsi que de mettre fin aux souffrances du peuple libanais ». Au cours de sa réunion avec l'ambassadeur américain, le président Aoun a pour sa part souligné la nécessité de « consolider le cessez-le-feu dans le sud du Liban et de faire pression sur Israël afin qu'il mette fin à ses opérations militaires et respecte les dispositions » de l'accord-cadre. Il a également exhorté à ce qu'Israël « mette un terme aux bombardements et opérations de démolition » dans les villes et villages occupés du Sud.

Un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur en juin, à la suite de la signature d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis, mais il est régulièrement violé par l'armée israélienne, qui poursuit ses actions de démolition et de dynamitage dans les villages occupés du sud, sans riposte du Hezbollah ces dernières semaines. L'actuel conflit avait éclaté le 2 mars lors de l'ouverture d'un front par le parti chiite, en réaction à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des frappes israélo-américaines le 28 février. Celui-ci est inhumé aujourd'hui même en Iran.

Par ailleurs, M. Issa a été reçu par le Premier ministre Nawaf Salam jeudi au Grand sérail, où les deux hommes ont discuté des premières étapes du retrait israélien des zones pilotes au sud, en prévision du déploiement de l’armée libanaise, ainsi qu'à Aïn el-Tiné, par le président du Parlement.

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, qui a été reçu jeudi matin au palais présidentiel de Baabda par le chef de l'Etat Joseph Aoun, a affirmé que le retrait israélien des « zones pilotes » identifiées lors des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv ne devait pas laisser de « vide ».Selon l'accord-cadre conclu entre les deux pays lors de pourparlers ayant eu lieu en cinq étapes depuis avril entre les délégations libanaise et israélienne sous l'égide de Washington, l'armée libanaise doit se déployer dans ces zones, situées autour de Froun (Bint Jbeil, dans le secteur central) et des villages de Zaoutar (secteur est, au nord du Litani) parallèlement au retrait israélien, et y démanteler les infrastructures du Hezbollah. Le mouvement chiite reste résolument hostile à ces pourparlers...