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Dernières Infos - Sanctions

La Syrie salue l'annonce de son prochain retrait d'une liste noire américaine


Le président syrien Ahmed el-Chareh lors d'une rencontre avec le président américain (absent de la photo) en marge du sommet de l'OTAN qui se tient au complexe présidentiel de Bestepe, à Ankara, le 8 juillet 2026. Photo SAUL LOEB / AFP

Damas a salué l’annonce par les États-Unis de leur décision de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, qui ouvre la porte au redressement économique et aux investissements étrangers dans le pays ravagé par la guerre civile.

« C'est une page noire de l'histoire de la Syrie qui est tournée », a écrit sur X le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani.

Il s'agit d' « une avancée importante dans le cours des relations syro-américaines, fondées sur le dialogue (...) et les intérêts communs », a affirmé son ministère mercredi soir dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une mesure datant de 1979.

Cette décision « prépare le terrain (à) l’investissement, et accélère la reprise économique et la réintégration de la Syrie dans l’économie mondiale », a réagi de son côté le ministre syrien des Finances, Mohammad Barniyé.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les élus ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

L'annonce est survenue après la rencontre entre Donald Trump et le dirigeant islamiste syrien Ahmed al-Chareh, mercredi en marge du sommet de l'Otan en Turquie.

Cette décision constitue « un tournant économique majeur », affirme à l'AFP l'universitaire et conseiller économique Ziad Arbache, pour qui « la levée permanente des sanctions écarte le principal obstacle juridique à l’intégration de la Syrie dans le système financier et commercial mondial ».

Le président américain avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an.

Mais cette étape était insuffisante, estime M. Arbache. Il explique par exemple que « le transfert d’un montant modeste de l’Europe vers la Syrie prend encore près de trois semaines », la plupart des banques étrangères considérant le pays comme étant à haut risque.

Les Syriens subissaient aussi « l’interdiction non déclarée d’accès aux logiciels américains et aux outils d’intelligence artificielle, dont l’exportation était techniquement prohibée par les sanctions », ajoute l'expert.

Il était ainsi impossible d'accéder à des applications et plateformes numériques comme Netflix, Zoom et ChatGPT.

Les infrastructures de la Syrie ont été très gravement endommagées par plus d'une décennie de guerre civile, jusqu'à la chute de Bachar al-Assad fin 2024. Le coût de la reconstruction de la Syrie a été évalué à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

Damas a salué l’annonce par les États-Unis de leur décision de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, qui ouvre la porte au redressement économique et aux investissements étrangers dans le pays ravagé par la guerre civile.« C'est une page noire de l'histoire de la Syrie qui est tournée », a écrit sur X le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani.Il s'agit d' « une avancée importante dans le cours des relations syro-américaines, fondées sur le dialogue (...) et les intérêts communs », a affirmé son ministère mercredi soir dans un communiqué.Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une mesure datant de 1979.Cette décision « prépare le terrain (à)...