Une femme tient une affiche du dirigeant iranien assassiné Ali Khamenei en arrivant près du mausolée de l’imam Reza pour assister à ses funérailles à Machhad, tôt dans la matinée du 9 juillet 2026. Photo Wakil Kohsar / AFP
Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur du Royaume-Uni à Téhéran en réaction à ce qu'il qualifie d' « accusations infondées », après que deux hommes ont été condamnés à Londres pour avoir poignardé un journaliste « pour le compte de l'Iran ».
« A la suite de la répétition d'accusations fausses et infondées des autorités britanniques à l'encontre de la République islamique d'Iran, (...) la protestation de la République islamique d'Iran contre l'attitude inappropriée du gouvernement britannique à l'égard de la nation iranienne a été transmise » au diplomate, a rapporté jeudi l'agence de presse officielle Irna.
Le 3 juillet, deux hommes roumains ont été condamnés à de la prison par un tribunal de Londres pour coups et blessures avec l'intention de causer des lésions corporelles graves, pour l'agression en 2024 du journaliste Pouria Zeraati, présentateur du journal télévisé de la chaîne de télévision privée Iran International, qualifiée de « terroriste » par Téhéran en 2022.
George Stana, 25 ans, a été condamné à 12 ans de prison, et Nandito Badea, 21 ans, à 8 ans.
En prononçant leurs peines, la juge Bobbie Cheema-Grubb avait déclaré que les preuves réunies pointaient « de manière écrasante » vers un acte commis pour le compte du pouvoir iranien.
Réagissant à ces condamnations, la ministre britannique de la Sécurité Angela Eagle avait souligné que l'agression avait été commise « pour le compte de l'Iran ».
« Ces condamnations envoient un message clair : quiconque agira pour le compte d'un Etat étranger pour commettre des crimes au Royaume-Uni sera identifié, poursuivi et puni », avait-elle ajouté.
Selon l'agence Irna, la diplomatie iranienne a sommé le Royaume-Uni de « cesser d'héberger et de soutenir des réseaux et individus terroristes et violents », estimant que cela constituait « une violation des obligations juridiques internationales du gouvernement britannique ».

