Le 5 mai 2008, le gouvernement de Fouad Siniora prend une décision historique : il veut démanteler le réseau de télécommunications privé du Hezbollah, et écarter le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, considéré comme proche du parti.
Pour le Hezbollah, c’est une ligne rouge.
À l’époque, le mouvement chiite et ses alliés ont déjà quitté le gouvernement depuis novembre 2006, et mènent depuis plus d’un an un sit-in au centre-ville de Beyrouth pour faire tomber la majorité.
Le 7 mai 2008, la crise bascule. Après un appel à la grève soutenu par l’opposition, le mouvement prend une tournure violente.

