Le président libanais Joseph Aoun. Photo AFP
Le président libanais, Joseph Aoun, et le ministère des Affaires étrangères, ont condamné les attaques iraniennes qui ont visé le Bahreïn et le Koweït, après des bombardements américains sur « plus de 80 cibles » en Iran pendant la nuit, eux-mêmes lancés après des tirs contre des navires dans le détroit d'Ormuz. Un regain de tension couronné par l'annonce faite par Donald Trump de la fin du protocole d'accord, et donc du cessez-le-feu, entre Washington et Téhéran.
« Ces actes constituent une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des deux pays, ainsi qu'une infraction manifeste au droit international et à la charte des Nations unies », a indiqué le chef de l'Etat. M. Aoun a par ailleurs exprimé « la pleine solidarité du Liban avec le Bahreïn, le Koweït et les pays du Conseil de coopération du Golfe, affirmant que la sécurité de ces pays fait partie intégrante de la sécurité arabe et régionale ». Il a ensuite réitéré son appel à la retenue et à la désescalade, et a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue et la diplomatie.
Le ministère libanais des Affaires étrangères a également condamné « avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes », soulignant que « de tels actes et attaques constituent une atteinte flagrante à la souveraineté des États, et une menace directe pour la sécurité de la navigation maritime internationale et des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Le ministère a affirmé dans un communiqué « la pleine solidarité du Liban avec ces pays frères, leurs dirigeants et leurs peuples ».
« Le Liban appelle à un arrêt immédiat de ces attaques et au respect intégral de la résolution 2817 du Conseil de sécurité », adoptée le 11 mars 2026 et qui condamne fermement les « attaques flagrantes » de l'Iran contre plusieurs pays arabes, après le déclenchement du conflit avec les Etats-Unis, le 28 février 2026. Le ministère a appelé à la « convocation d'une session urgente du Conseil de sécurité pour garantir la mise en œuvre de la résolution et mettre fin à ces violations ». « Le Liban demande également que les responsables soient traduits en justice en vertu du droit international et que tous les différends soient réglés par le biais du processus de négociation existant, de manière à préserver la liberté de navigation, à prévenir toute nouvelle escalade et à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région ».

