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Agenda - Anniversaire

EDC-Liban fête ses 20 ans sous le thème : « Entreprendre par la foi pour la paix »

EDC-Liban fête ses 20 ans sous le thème : « Entreprendre par la foi pour la paix »

Table ronde organisée lors de la journée célébrant les 20 ans des EDC-Liban à Harissa. Photo A.A.

EDC-Liban (Entrepreneurs et dirigeants chrétiens du Liban) vient de fêter ses 20 ans. À cette occasion, une journée de célébration a eu lieu à Harissa, en présence d’un grand nombre d’invités, d’hommes d’affaires, de journalistes, mais aussi du nonce apostolique Paolo Borgia, de la présidente internationale d’Uniapac (Union internationale des associations de patrons chrétiens), Sigrid Marz, et de son secrétaire général Rodrigo Whitelaw, ainsi que des membres d’EDC-France.

La journée a commencé par une messe et s’est terminée par un dîner. Le programme comprenait en outre des ateliers de discussion et une cérémonie commémorative, au cours de laquelle plusieurs responsables et membres d’EDC-Liban ont apporté leurs témoignages.

EDC-Liban est « un groupement de chefs d’entreprise et de décideurs venus de secteurs très différents (bancaire, industriel, pharmaceutique, immobilier ou informatique...), qui se retrouvent pour échanger autour de la mise en application des valeurs que leur inspire leur foi religieuse, en l’occurrence la foi chrétienne, dans leur responsabilité et leurs actions au quotidien en tant que dirigeants d’une entreprise », explique Joe Hatem, ancien dirigeant du mouvement.

Le groupe est né au Liban il y a 20 ans grâce à Raymond Sfeir qui a amené l’idée de France en la présentant au patriarche maronite d’alors, Nasrallah Sfeir. Ce dernier a confié le projet à Mgr Guy Noujeim. Les EDC appartiennent à une organisation encore plus vaste, appelée Uniapac, qui comprend au total près de 16 000 chefs d’entreprise de par le monde couvrant 32 pays.

À l’ouverture de la cérémonie, le président actuel d’EDC-Liban, Karim Kamel, a déclaré : « Le thème de notre 20e anniversaire est “Entreprendre par la foi pour la paix” qui vient dans le sillage du message du pape Léon XIV pendant sa visite au Liban en décembre dernier. Il nous a demandé de construire la paix avec toutes les communautés du Liban, mais aussi avec les pays voisins, et cela malgré les déceptions du passé. Pour cela, en tant qu’entrepreneurs chrétiens, nous devons continuer à produire, créer des emplois et

innover alors même que notre pays enchaîne les catastrophes (…). Entreprendre dans ce contexte n’est pas un simple acte économique. C’est un acte de résistance. C’est un acte d’espérance. »

Sous un tonnerre d’applaudissements et une ovation debout, le nonce apostolique au Liban a poursuivi sur le même sujet. « Je ne pense pas qu’il y a un thème plus actuel que celui de la paix. La guerre est devenue une véritable urgence planétaire », a affirmé Paolo Borgia, ajoutant : « Vos activités touchent de nombreux aspects de la vie humaine et contribuent à la promotion du développement, surtout du développement humain intégral. Et dans la situation actuelle, je vous rassure, c’est très difficile. Vous pouvez contribuer beaucoup à la vie, à la renaissance du pays. »

Plusieurs anciens dirigeants d’EDC-Liban se sont par la suite succédé sur la scène, pour témoigner de leur expérience au sein du mouvement.

Le nonce apostolique Paolo Borgia prononçant son allocution. Photo A.A.

Dans son intervention, Randa Gebraël, la seule femme qui a dirigé le mouvement, revient sur son engagement au sein des EDC-Liban : « Nous ne fêtons pas un anniversaire, mais 20 années d’engagement et de solidarité au service du bien commun. Ensemble, bâtissons des entreprises plus humaines, une société plus fraternelle pour un Liban porteur d’espérance. »

De son côté, Armand Pharès, fondateur du Rassemblement des chefs d’entreprise du Liban (RDCL), estime que « nos entreprises ne sont pas seulement le résultat de performances financières, mais nous le devons à celles et ceux qui travaillent avec nous. On a l’impression de leur donner de la valeur par condescendance ou par bienveillance, alors que sans eux nous ne pouvons pas réussir ».

Fadi Gemayel, ancien président de l’Association des industriels libanais, est « fermement convaincu qu’en vivant pleinement son christianisme et son humanisme, en pensant aux plus démunis, en étant actif près de ceux qui ont des besoins sociaux, on peut propager les bonnes éthiques mais aussi les bonnes pratiques économiques ». Il plaide pour un « système économique libéral porteur de valeurs et de principes qui puissent valoriser l’humain et perpétuer la croissance économique ».

« Dans le Liban d’aujourd’hui, entreprendre est un véritable acte de foi : créer malgré l’incertitude, investir malgré les risques, rester malgré les tentations de départ, croire malgré les déceptions. N’est-ce pas là une forme de témoignages chrétiens? » conclut pour sa part Mgr Élie Khoury.

EDC-Liban (Entrepreneurs et dirigeants chrétiens du Liban) vient de fêter ses 20 ans. À cette occasion, une journée de célébration a eu lieu à Harissa, en présence d’un grand nombre d’invités, d’hommes d’affaires, de journalistes, mais aussi du nonce apostolique Paolo Borgia, de la présidente internationale d’Uniapac (Union internationale des associations de patrons chrétiens), Sigrid Marz, et de son secrétaire général Rodrigo Whitelaw, ainsi que des membres d’EDC-France. La journée a commencé par une messe et s’est terminée par un dîner. Le programme comprenait en outre des ateliers de discussion et une cérémonie commémorative, au cours de laquelle plusieurs responsables et membres d’EDC-Liban ont apporté leurs témoignages.EDC-Liban est « un groupement de chefs d’entreprise et de décideurs...