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Politique - Conseil Des Ministres

Aoun : L’unité des Libanais est « l’arme la plus puissante »

Le gouvernement libanais n'a pas tranché la question polémique de la nomination d'un nouveau président de l'Autorité de régulation du secteur de l'électricité.

Aoun : L’unité des Libanais est « l’arme la plus puissante »

Le président libanais Joseph Aoun au palais de Baabda lors d'une réunion du Conseil des ministres, le 25 juin 2026. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise

À la veille des commémorations de l'Achoura, le président Joseph Aoun s'est adressé jeudi aux Libanais en affirmant que l'unité des rangs est « l'arme la plus puissante », sachant que cet événement est l'un des plus importants de la religion chiite et que le Hezbollah critique sévèrement les autorités pour les négociations directes qu'elles mènent avec Israël sous les auspices américaines.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a plusieurs fois mis en garde les dirigeants libanais contre les négociations directes avec Israël et la décision du gouvernement de désarmer le parti-milice parrainé par l'Iran, agitant à plusieurs reprises la menace de dissensions internes.

Le chef de l'État a tenu ces propos lors d'un Conseil des ministres au cours duquel le gouvernement a décidé d'annuler le baccalauréat libanais pour cette année scolaire, mais n'a pas tranché la question polémique de la nomination d'un nouveau président de l'Autorité de régulation du secteur de l'électricité.

Aoun cite Moussa Sadr

Au cours de son intervention, M. Aoun a réaffirmé son attachement au « droit, ainsi que son engagement en faveur de l’unité du Liban et de la solidarité entre ses citoyens », estimant qu’il s’agit de « l’arme la plus puissante dont nous disposons » et qu’elle repose sur « l’unité des rangs des Libanais ». L'Achoura commémore le massacre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mohammad, et de 72 membres de sa famille et partisans par le califat omeyyade lors de la bataille de Kerbala en 680. À cette occasion, le président a rappelé des paroles de l’imam Moussa Sadr, figure de référence par excellence pour la communauté chiite, pour qui « l’Achoura est une école permanente » incarnant « le sacrifice, le dévouement et le refus de l’injustice ».

Le chef de l'État a en outre appelé à effectuer plusieurs suivis liés à la guerre, notamment la question des déplacés et le début d'un recensement des dégâts causés aux logements, aux infrastructures, notamment électriques et de télécommunications, et aux terrains agricoles, en prévision d’éventuelles conférences internationales de soutien à la reconstruction. Selon une étude menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), le Liban - ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah - a subi au 29 avril 2026 des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec plus de 11 000 bâtiments totalement détruits dans le Sud. M. Aoun a encore demandé aux ministères et administrations de se préparer à un flux potentiel de touristes et d'expatriés de retour au pays « si le cessez-le-feu se maintient ».

Incendie à Dekouané, Ebola et électricité

À l'issue de la réunion du Conseil des ministres, le ministre de l’Information Paul Morcos a indiqué que le ministre de la Santé avait présenté les mesures préventives prises pour empêcher l’entrée du virus Ebola au Liban, tout en précisant qu’« aucun cas n’a été enregistré dans le pays ». Ce souci de vigilance intervient alors que la République démocratique du Congo est frappée par une importante épidémie d’Ebola, qui a déjà fait plus de 260 morts selon les chiffres officiels.

Le ministre Morcos a également rapporté que le ministre des Télécommunications avait insisté sur la nécessité de « ne pas anticiper les conclusions de l’enquête judiciaire » sur l’incendie d’un entrepôt dans la banlieue de Dékouané mardi, assurant que les résultats seraient rendus publics dès la fin des investigations. Les spéculations se multiplient sur l'origine du sinistre qui a touché un entrepôt du ministère des Télécoms, où étaient notamment stockés des câbles appartenant à l’opérateur public Ogero.

Une source ministérielle a indiqué en outre à L'OLJ que le gouvernement n'a pas nommé un nouveau président de l'Autorité de régulation du secteur de l'électricité parce que le Conseil des ministres a préféré disposer d'un éventail de choix plus large. Selon nos informations, le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, s'est entendu avec son collègue du Développement administratif, Fadi Makki, pour que cette question soit finalisée d'ici une quinzaine de jours. Les candidats seront choisis parmi ceux qui auront réussi les tests prévus dans le cadre du mécanisme de recrutement des fonctionnaires.

Le ministre Saddi (Forces libanaises FL) fait l'objet d'âpres critiques sur les réseaux sociaux, notamment de la part de partisans du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), parti qui était aux commandes de ce ministère entre 2008 et 2025. Quoi qu'il en soit, les partisans de Gebran Bassil, chef du CPL, reprochent à Joe Saddi de ne pas avoir tenu sa promesse de fournir 24 heures de courant par jour, 15 mois après la formation du nouveau gouvernement. Pourtant, le bilan de M. Bassil à la tête de ce même ministère est souvent jugé médiocre. Les partisans du CPL dénoncent également la démission du président de l'Autorité de régulation, quelques mois après sa création, ce que le chef des FL, Samir Geagea, avait alors présenté comme « un accomplissement » que les aounistes n'avaient pas réalisé.

À la veille des commémorations de l'Achoura, le président Joseph Aoun s'est adressé jeudi aux Libanais en affirmant que l'unité des rangs est « l'arme la plus puissante », sachant que cet événement est l'un des plus importants de la religion chiite et que le Hezbollah critique sévèrement les autorités pour les négociations directes qu'elles mènent avec Israël sous les auspices américaines.Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a plusieurs fois mis en garde les dirigeants libanais contre les négociations directes avec Israël et la décision du gouvernement de désarmer le parti-milice parrainé par l'Iran, agitant à plusieurs reprises la menace de dissensions internes. Le chef de l'État a tenu ces propos lors d'un Conseil des ministres au cours duquel le gouvernement a décidé...
commentaires (11)

Il va falloir récupérer les milliards volés par nos dirigeants pour pouvoir fortifier notre armée et arrêter de mendier les armes et les hommes pour venir libérer notre pays. Cela aurait dû être fait depuis des décennies. Vous n’avez aucun honneur ni amour propre et tous ceux qui se sont succédés font honte à la nation et aux libanais, où qu’ils se trouvent.

Sissi zayyat

17 h 52, le 26 juin 2026

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Commentaires (11)

  • Il va falloir récupérer les milliards volés par nos dirigeants pour pouvoir fortifier notre armée et arrêter de mendier les armes et les hommes pour venir libérer notre pays. Cela aurait dû être fait depuis des décennies. Vous n’avez aucun honneur ni amour propre et tous ceux qui se sont succédés font honte à la nation et aux libanais, où qu’ils se trouvent.

    Sissi zayyat

    17 h 52, le 26 juin 2026

  • L'unité en politique n'a jamais existé nulle part. Ce qu'il y a en général est une adhésion aux lois (dont la constitution) et au système (ce qui fait appliquer les lois). Au Liban, depuis la création d'Israel (donc depuis quelques années après l'independance), cette adhésion n'a jamais existé. Pourquoi? Le choc externe palestinien? Oui mais les autres pays qui l'ont subi, l'ont surmonté. Cette singularité libanaise est due á la faiblesse de l'Etat. Pourquoi donc l'Etat est faible au Liban?. A suivre...

    Moi

    15 h 25, le 26 juin 2026

  • Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a plusieurs fois mis en garde les dirigeants libanais contre les négociations directes avec Israël et la décision du gouvernement de désarmer le parti-milice parrainé par l'Iran, agitant à plusieurs reprises la menace de dissensions internes. Ce pleutre continue de nous menacer comme s’il avait gagné la guerre avec ses maîtres alors qu’il ne s’agit que d’un recul du trouillard Trump qui leur a donné l’impression d’avoir gagné non seulement la bataille mais toutes les guerres à venir. Voyons si Israël les laisserait dormir sur leur paille en guise de laurier

    Sissi zayyat

    11 h 31, le 26 juin 2026

  • Assez vous raconter des histoires cher président. Si l’ombre d’unité existait dans notre pays, on aurait pas eu la guerre des années 70 et encore moins la présence de mercenaires vendus à un état étranger sur notre sol qui menacent notre sécurité et notre existence avec l’encouragement de nos dirigeants qui trouvent un intérêt à garder le chaos dans notre pays pour se maintenir à leur postes juteux ui ont fait d’eux de nouveaux riches sur les décombres et la ruine de notre pays et de son peuple. Il n’y a que les imbéciles qui croient à vos discours creux qui nous soûlent sans nous soulager.

    Sissi zayyat

    11 h 26, le 26 juin 2026

  • La cherche-t-on cette illusoire unite chez ou avec Berry et le hezbo iranien ? Rever est permis. Faire de son reve une confirmation en paroles ne l,est pas, Cher President !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 19, le 26 juin 2026

  • DEFINIR LE SENS DU MOT unite.... mr le president !

    L’acidulé

    09 h 43, le 26 juin 2026

  • Ditto x3

    Remy Martin

    08 h 41, le 26 juin 2026

  • Si on insiste tellement pour avoir l’unité des rangs c’est qu’elle n’existe pas et ne peut pas exister, et pas seulement au Liban mais dans tous les régimes démocrtiques. Toutes les communautés sont représentées au parlement et au gouvernement et l’Etat a pris des décisions qui doivent être appliquées puisqu’elles ont été légalement prises. Si l’unité des rangs est impossible alors quoi faire ? L’Etat est très fort s’il applique les règles constitutionnelles, et on ne lui demande pas plus que ça. Légalement rien ne l’oblige à souscrire aux caprices de certains. On l’a déjà trop fait.

    NG

    08 h 13, le 26 juin 2026

  • Il faudrait dire: "serait" si elle existait !

    Yves Prevost

    20 h 35, le 25 juin 2026

  • Unité ? C’est une blague ?

    P H

    18 h 41, le 25 juin 2026

  • Il n'y a pas d'unité au Liban cher monsieur le président. Il n'y en aura visiblement pas. L'unité nécessite un socle minimum : un état qui exerce réellement son pouvoir et que le jeu de la démocratie se fasse sans oublier en premier lieu l'intérêt du Liban. Or, force est de constater que l'état fait tout pour que les mafieux restent avec leurs armes et leur hégémonie Iranienne, il suffit de suivre les négociations à Washington. Nous allons soit vers une guerre civile, soit une partition soit une disparition du Liban avec la formule Iranienne.

    Zeidan

    18 h 26, le 25 juin 2026

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