Rechercher
Rechercher

Politique - Liban

Naïm Kassem réitère son refus de l'établissement d'une « zone de sécurité » israélienne dans le Sud


Un drapeau israélien est hissé sur la route de Naqoura, dans le caza de Tyr, au Liban-Sud, le 19 juin 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le chef du Hezbollah Naïm Kassem a refusé dimanche toute « zone de sécurité » israélienne au Liban-Sud, après qu'Israël a dit à plusieurs reprises vouloir y maintenir son armée. Parallèlement, de nouvelles menaces de Donald Trump à l'adresse de l'Iran ont secoué le premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington en Suisse, tandis qu'un calme précaire régnait au Liban-Sud depuis samedi après-midi.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est « impossible » et « il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël », a déclaré le numéro un du parti chiite dans une adresse télévisée. Il a rejeté tout cessez-le-feu qui « laisserait à Israël une liberté d'action » au Liban, comme le veut l’État hébreu, estimant que cela « constituerait une poursuite de l'agression ».

« Un cessez-le-feu signifie l’arrêt total des attaques, la fin des démolitions, en prélude au retrait de l’ennemi de notre territoire », a insisté Naïm Kassem. Il a aussi refusé toute « consolidation » des positions israéliennes établies dans les territoires occupés, menaçant de répondre à toute violation du cessez-le-feu.

« C'est avec l'armée libanaise que nous coopérons »

Il a dans ce cadre estimé que le président américain Donald Trump pourrait faire pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce dernier « n’oserait pas s’opposer à la position américaine », selon le dirigeant pro-iranien.

« Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté » du Liban, et c'est avec elle que nous coopérons », a-t-il ajouté. S'adressant au gouvernement libanais, il a une nouvelle fois critiqué les négociations directes avec Israël, dont une nouvelle session doit avoir lieu à partir du 24 juin à Washington. « Qu’a apporté la négociation directe avec l’ennemi, sinon davantage de concessions ? », a-t-il lancé.

Remerciements à l'Iran

Il a en outre accusé les Israéliens de n'avoir respecté aucun accord de cessez-le-feu depuis le 27 novembre 2024 et avoir voulu, avec leur guerre contre l'Iran « éliminer le principal pilier de la résistance dans le monde arabe. » Ce projet a toutefois « échoué » et « une nouvelle phase s’ouvre désormais : celle des conséquences de l’échec du projet américano-israélien au Moyen-Orient », a estimé le chef du Hezbollah.

Il a également salué le « solide soutien de l'Iran, qui a placé la défense du Liban et l’arrêt des attaques contre ce pays au premier rang de ses priorités ». Le cycle de pourparlers en Suisse s'est principalement concentré sur cette question dimanche. « La fermeture du détroit d’Ormuz constitue une arme puissante, et l’État libanais devrait en tirer parti », a enfin insisté Naïm Kassem.

Le chef du Hezbollah Naïm Kassem a refusé dimanche toute « zone de sécurité » israélienne au Liban-Sud, après qu'Israël a dit à plusieurs reprises vouloir y maintenir son armée. Parallèlement, de nouvelles menaces de Donald Trump à l'adresse de l'Iran ont secoué le premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington en Suisse, tandis qu'un calme précaire régnait au Liban-Sud depuis samedi après-midi.Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est « impossible » et « il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël », a déclaré le numéro un du parti chiite dans une adresse télévisée. Il a rejeté tout cessez-le-feu qui « laisserait à Israël une liberté d'action » au Liban, comme le veut l’État hébreu, estimant que cela « constituerait une poursuite de...
commentaires (4)

La realite est que Trump specialement pour le Liban n,hesitera pas a applique le plan Kissinger, apres la defaite cuisante devant l,Iran qui SEUL dicte ses conditions. Libanais non vendus, on ne vend plus les chretiens seuls, bien qu,ils soient les plus vises. N,oublions pas que la guerre fut entre LE GRAND SATAN et le PETIT SATAN. Il semble que les roles se sont inverses. Dans cet INTOLERANT MOYEN ORIENT toujours SEULS les CHRETIENS furent et sont PERSECUTES ET MASSACRES pour les faire emigrer. Les occidentaux ? Leurs INTERETS avant les CHRETIENS ORIENTAUX, CAD D,ORIGINE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 38, le 22 juin 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • La realite est que Trump specialement pour le Liban n,hesitera pas a applique le plan Kissinger, apres la defaite cuisante devant l,Iran qui SEUL dicte ses conditions. Libanais non vendus, on ne vend plus les chretiens seuls, bien qu,ils soient les plus vises. N,oublions pas que la guerre fut entre LE GRAND SATAN et le PETIT SATAN. Il semble que les roles se sont inverses. Dans cet INTOLERANT MOYEN ORIENT toujours SEULS les CHRETIENS furent et sont PERSECUTES ET MASSACRES pour les faire emigrer. Les occidentaux ? Leurs INTERETS avant les CHRETIENS ORIENTAUX, CAD D,ORIGINE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 38, le 22 juin 2026

  • Kassel oublie volontairement de remercier la république islamique d’avoir entrainé le Liban dans cette guerre injustifiée qui a fait que notre pays est à présent occupé et une grande partie de ses régions détruite avec des milliers de morts d’innocents qui n’ont eu de tort que de se retrouver sous le joug d’une milice vendue qui ne cesse de clamer sa loyauté à un pays qui veut détruire le notre pour sauver son régime. Si les mollahs continuent de mêler le Liban à leurs problèmes, ça n’est pas pour le sauver, mais c’est dans le but de le garder sous leur influence afin de le monnayer contre des

    Sissi zayyat

    10 h 18, le 22 juin 2026

  • Qassem prétend que les négociations amènent plus de concessions. Celui qui a offert le Liban a l'Iran pour des milliards depuis 1982, qui a offert 1800 km2 de notre territoire maritime a Israël, celui qui a provoqué une nouvelle occupation du sud et sa destruction totale a le culot encore de se prononcer et oser imposer son dictât a l’état! Nous constatons tristement que les dirigeants du pays n'ont pas encore compris que le hezbollah est condamné a disparaître dans le temps et que cette fois la décision est prise quoi qu'il en coûte. ne pas participer a la solution nous coûtera cher !

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 24, le 22 juin 2026

  • Le maintien de la milice iranienne sur le sol libanais est impossible. Soit ils livrent leurs armes à l’armée libanaise soit celle ci doit s’en occuper de gré ou de force. Soit il n’y a plus de Liban de 1943

    Ras le bol

    09 h 13, le 22 juin 2026

Retour en haut