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Politique - guerre au liban 2026

Salam : Le Hezbollah est une force politique libanaise qui doit respecter ses engagements

« Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes », affirme le Premier ministre libanais, tout en appelant le parti chiite à soutenir les négociations directes avec Israël.

Salam : Le Hezbollah est une force politique libanaise qui doit respecter ses engagements

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam au Grand Sérail. Photo Mathieu Karam/L'Orient-Le Jour

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a appelé samedi le Hezbollah, qu'il considère comme « une force politique libanaise », à soutenir les négociations directes menées par les autorités avec Israël.

« Si vous êtes réellement soucieux de ce que vous appelez votre environnement et des souffrances de votre environnement, tout ce qui vous est demandé est de respecter vos engagements. Nous ne demandons rien de plus », a souligné M. Salam, dans un entretien accordé à l'agence Reuters. « Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes. Nous considérons le parti comme une force politique libanaise et nous voulons qu’il respecte ses engagements libanais. Tout ce que nous lui demandons, c’est de tenir ses promesses », a-t-il ajouté.

« Le Hezbollah doit être plus rapide que nous, ou au moins avancer au même rythme que nous, et annoncer son soutien aux négociations que nous menons à Washington », a souligné M. Salam à Reuters. Une source libanaise informée des discussions a déclaré à l'agence que Téhéran avait été irrité par la décision de Beyrouth de négocier de manière indépendante avec Israël, considérant cela comme une privation pour l’Iran d’un important levier de négociation dans sa confrontation avec Washington.

Le Liban réclame un cessez-le-feu permanent comme base des négociations devant conduire à un retrait israélien complet et au retour de centaines de milliers de civils déplacés, sous la supervision de l’armée libanaise. Israël souhaite démanteler le Hezbollah en tant que force militaire, au moins dans le sud du Liban, et obtenir la preuve de la disparition de sa capacité militaire avant d’abandonner les territoires occupés.

Nawaf Salam n’a pas caché l’influence sur le Liban des négociations d’Islamabad, mais il a réaffirmé la détermination du pays à négocier en tant qu’État indépendant que « personne ne représente à sa place ». « Nous sommes évidemment affectés par le processus de négociation à Islamabad... Comment pourrions-nous ne pas l’être alors qu’une guerre et ses conséquences se déroulent sur notre territoire ? Nous sommes affectés par la guerre, par la paix et par l’apaisement dans la région. Islamabad, ou tout autre lieu, aura forcément un impact sur nous », a souligné le chef du gouvernement. Il a ainsi indiqué que « si ce processus aboutit à un cessez-le-feu et à une désescalade dans la région, nous en bénéficierons évidemment ».

Nawaf Salam a estimé que le Liban avait choisi la voie la moins coûteuse et rejeté l’idée que le désarmement du Hezbollah soit une condition israélienne. « Mettons fin à cette confusion. Les Libanais se sont accordés dans l’accord de Taëf de 1989 sur l’extension de l’autorité de l’État libanais à l’ensemble de son territoire. Nous avons réaffirmé cet engagement dans notre déclaration ministérielle, en insistant sur le monopole des armes et sur rétablissement de la décision de guerre et de paix entre les mains de l’État. Est-ce qu’Israël s’est assis avec nous pour rédiger cette déclaration ministérielle ? Bien sûr que non », a-t-il ajouté.

« Contact permanent avec le Hezbollah »

Le Premier ministre a assuré être « en contact permanent avec le Hezbollah. Tout ce qui lui est demandé est de respecter ses engagements. Le Sud est censé être une zone exempte d’armes. Le Hezbollah a accordé sa confiance au gouvernement à deux reprises, alors que la déclaration ministérielle insiste sur le monopole des armes. Il ne lui est demandé rien de plus que cela ».

Le Hezbollah a rejeté le plan de cessez-le-feu sur lequel les gouvernements libanais et israélien se sont accordés lors des discussions de Washington. Son secrétaire général, Naïm Kassem, dont le parti chiite n’a pas participé aux discussions, a qualifié les négociations de « honteuses » et rejeté la déclaration de Washington, estimant qu’elle constituait « une feuille de route pour l’élimination d’une partie du peuple libanais et l’asservissement du reste ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué qu’environ 3 700 personnes avaient été tuées au Liban à la suite des attaques israéliennes depuis le 2 mars dernier, dont 730 femmes, enfants et secouristes, tandis que plus de 11 000 autres ont été blessées. Les autorités affirment par ailleurs qu’environ 1,2 million de personnes ont été déplacées au Liban.

Washington n’a fourni aucune garantie concernant l’avenir des négociations libano-israéliennes, mais M. Salam a affirmé qu'il « vaut mieux laisser le coup de sifflet à l’arbitre américain et ne pas prêter attention aux bavardages politiques. » Téhéran a fait du cessez-le-feu au Liban une condition essentielle à tout accord plus large avec Washington. Les États-Unis et l’Iran ont indiqué vendredi être proches d’un accord visant à mettre fin à la guerre entre eux. Un haut responsable américain a déclaré que les deux parties s’étaient entendues sur un texte et qu’un accord préliminaire devrait être signé par Washington dans les prochains jours.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a appelé samedi le Hezbollah, qu'il considère comme « une force politique libanaise », à soutenir les négociations directes menées par les autorités avec Israël.« Si vous êtes réellement soucieux de ce que vous appelez votre environnement et des souffrances de votre environnement, tout ce qui vous est demandé est de respecter vos engagements. Nous ne demandons rien de plus », a souligné M. Salam, dans un entretien accordé à l'agence Reuters. « Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes. Nous considérons le parti comme une force politique libanaise et nous voulons qu’il respecte ses engagements libanais. Tout ce que nous lui demandons, c’est de tenir ses promesses », a-t-il ajouté.« Le Hezbollah doit être plus rapide que nous, ou au moins avancer au...
commentaires (4)

Bravo le Nawaf grande déclaration. Pardon ! Et qui exactement va obliger le HZBA à respecter ses obligations ? À rendre ses armes? A ce dissocier de l’Iran ? Et surtout à devenir civilisé.

Antoine Chouery

15 h 51, le 14 juin 2026

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Commentaires (4)

  • Bravo le Nawaf grande déclaration. Pardon ! Et qui exactement va obliger le HZBA à respecter ses obligations ? À rendre ses armes? A ce dissocier de l’Iran ? Et surtout à devenir civilisé.

    Antoine Chouery

    15 h 51, le 14 juin 2026

  • On s'en contrefiche de ce que pense Téhéran, même si la situation donne de l'urticaire aux mollahs et au hezbollah. Le Liban renaîtra de ses cendres pour redevenir à nouveau le joyau du Moyen-Orient.

    Saliba Patricia

    00 h 33, le 14 juin 2026

  • Tant que les libannais degagerons pas le hezbollah il n y aura aucun avenir

    Kraspec

    18 h 24, le 13 juin 2026

  • Désolé de vous contredire monsieur salam, NON le Hezbollah n’est pas une force politique libanaise, c’est une milice iranienne. Faire la distinction entre leur militaire et leur politique est une aberration comme l’a si bien déclaré notre valeureux ministre des AE. Le Hezbollah à beaucoup d’actions à mener s’il veut devenir libanais dont principalement couper les ponts avec la république islamique ensuite se débaptiser de résistance islamique et finalement permettre à l’Etat de recouvrir ses droits

    Ras le bol

    15 h 01, le 13 juin 2026

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