Entre la Syrie et l'Égypte, un rapprochement nécessaire... mais un chemin semé d'embûches
La polémique autour de l'ambassadeur syrien au Caire montre que la méfiance de Sissi envers Chareh reste réelle, plus d'un an après la chute de Bachar el-Assad.
Le président égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, serre la main de son homologue syrien, Ahmad el-Chareh, au Caire, en mars 2025. Il s'agit du premier entretien entre les deux hommes. Photo présidence égyptienne.
Nicosie, 24 avril 2026. Un sommet arabo-européen se tient dans la capitale de Chypre, qui assure la présidence tournante du Conseil de l'UE. Dans le hall du palais des conférences, une trentaine de dirigeants s'agglutinent, échangent, posent. Mais deux hommes s'arrangent pour ne pas se croiser du regard : le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et son homologue syrien Ahmad el-Chareh. Une mission difficile, quand on sait que les organisateurs leur ont attribué des sièges adjacents. Sissi discute avec les présidents français, Emmanuel Macron, et libanais, Joseph Aoun, pendant que Ahmad el-Chareh tourne le dos. « C'était une scène assez bizarre », témoigne un diplomate présent au sommet. Puis, quand vint le moment de la photo de groupe... Chareh et Sissi se retrouvent de nouveau côte à côte. Cette fois-ci, le président...
Nicosie, 24 avril 2026. Un sommet arabo-européen se tient dans la capitale de Chypre, qui assure la présidence tournante du Conseil de l'UE. Dans le hall du palais des conférences, une trentaine de dirigeants s'agglutinent, échangent, posent. Mais deux hommes s'arrangent pour ne pas se croiser du regard : le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et son homologue syrien Ahmad el-Chareh. Une mission difficile, quand on sait que les organisateurs leur ont attribué des sièges adjacents. Sissi discute avec les présidents français, Emmanuel Macron, et libanais, Joseph Aoun, pendant que Ahmad el-Chareh tourne le dos. « C'était une scène assez bizarre », témoigne un diplomate présent au sommet. Puis, quand vint le moment de la photo de groupe... Chareh et Sissi se retrouvent de nouveau côte à côte. Cette...
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Qui croit aux rapprochements dont ces pays se gargarisent lorsque chacun des gouvernants se veut coq et que le poulailler n’en supporte qu’un. Ils bernent le monde avec leurs accords, comme pour se convaincre. La région est vouée à l’échec tant que l’ego précède l’intérêt propre des pays concernés. Et surtout, n’oublions pas les dollars qui circulent et dont chacun veut empocher le plus possible avant l’autre. C’est ainsi et on ne changera pas de sitôt.
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Qui croit aux rapprochements dont ces pays se gargarisent lorsque chacun des gouvernants se veut coq et que le poulailler n’en supporte qu’un. Ils bernent le monde avec leurs accords, comme pour se convaincre. La région est vouée à l’échec tant que l’ego précède l’intérêt propre des pays concernés. Et surtout, n’oublions pas les dollars qui circulent et dont chacun veut empocher le plus possible avant l’autre. C’est ainsi et on ne changera pas de sitôt.
Qui croit aux rapprochements dont ces pays se gargarisent lorsque chacun des gouvernants se veut coq et que le poulailler n’en supporte qu’un. Ils bernent le monde avec leurs accords, comme pour se convaincre. La région est vouée à l’échec tant que l’ego précède l’intérêt propre des pays concernés. Et surtout, n’oublions pas les dollars qui circulent et dont chacun veut empocher le plus possible avant l’autre. C’est ainsi et on ne changera pas de sitôt.
19 h 13, le 19 juin 2026