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Dernières Infos - Justice

La Cour suprême britannique va examiner l'interdiction du groupe Palestine Action


Des militants ont escaladé le bâtiment de l'entreprise UAV Tactical Systems, situé dans une zone industrielle de Leicester, et ont interrompu ses activités le 19 mai 2021. Photo Palestine Action

Nouvel épisode judiciaire pour Palestine Action : la cofondatrice de ce groupe proscrit par les autorités britanniques, Huda Ammori, va pouvoir contester son interdiction devant la Cour suprême, selon un arrêt de cette juridiction publié jeudi.

Cette organisation propalestinienne a été classée comme « terroriste » par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.

En février, la justice britannique, saisie par le groupe, avait jugé cette interdiction « disproportionnée », avant qu'elle ne soit finalement avalisée en appel en juin. Mme Ammori avait alors annoncé son intention de saisir la Cour suprême ainsi que la Cour européenne des droits de l'homme, si nécessaire. Selon un arrêt publié jeudi sur le site de la Cour suprême, plus haute juridiction britannique, trois juges ont donné leur feu vert à Huda Ammori pour former un recours. L'audience doit se tenir entre octobre et décembre. La haute juridiction a autorisé Mme Ammori à contester l'interdiction sur le seul motif d'un vice de procédure, estimant que le Home Office n'aurait pas respecté ses propres critères d'évaluation au moment de bannir le groupe.

L'interdiction de Palestine Action, classée organisation « terroriste » par le gouvernement au même titre que le Hamas ou le Hezbollah, a déclenché des manifestations au Royaume-Uni. Or toute expression de soutien à ce groupe proscrit est passible de poursuites. Selon un décompte datant de juin de l'association Defend Our Juries, qui organise les manifestations de soutien, plus de 3.400 personnes ont été arrêtées - aussi bien des étudiants qu'un pasteur à la retraite de 83 ans - depuis l'interdiction.

Jeudi encore, 117 personnes ont été interpellées par la police devant le tribunal de Westminster, dans le centre de Londres, où des centaines de sympathisants s'étaient rassemblés à l'appel de Defend Our Juries. Des audiences étaient prévues ce jour-là devant le tribunal, concernant plus de 2.000 personnes ayant exprimé leur soutien au groupe, mais elles ont finalement été reportées au 26 octobre, dans l'attente de la décision de la Cour suprême. Créé en 2020, Palestine Action a gagné en visibilité après le début de la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Nouvel épisode judiciaire pour Palestine Action : la cofondatrice de ce groupe proscrit par les autorités britanniques, Huda Ammori, va pouvoir contester son interdiction devant la Cour suprême, selon un arrêt de cette juridiction publié jeudi.Cette organisation propalestinienne a été classée comme « terroriste » par le gouvernement travailliste en 2025 après des actes de vandalisme commis par ses militants, notamment sur une base de la Royal Air Force et une attaque à Bristol contre un site de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems.En février, la justice britannique, saisie par le groupe, avait jugé cette interdiction « disproportionnée », avant qu'elle ne soit finalement avalisée en appel en juin. Mme Ammori avait alors annoncé son intention de saisir la Cour suprême ainsi que la Cour...