Des débris et des flammes dans l'aéroport international de Koweït City après une attaque iranienne, le 3 juin 2026. Photo Social Media/via REUTERS
Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné mercredi les frappes iraniennes sur le Koweït et le Bahreïn, appelant à une désescalade dans la région, après de nouvelles attaques entre les États-Unis et l'Iran dans la nuit.
Le chef de l'État a condamné « les attaques iraniennes sur des objectifs civils au Koweït et à Bahreïn », et notamment l'aéroport du Koweït. Dénonçant une « violation de la souveraineté » de ces deux pays du Golfe, M. Aoun a appelé à la désescalade et à « épargner à la région les retombées de ces attaques ».
Il a été suivi par le Premier ministre, Nawaf Salam, qui a fermement condamné ces attaques qui « constituent une grave violation de la souveraineté et de la sécurité de ces pays frères, ainsi qu'une menace directe pour la stabilité de la région ». « Ce comportement iranien inacceptable est contraire aux règles du droit international et aux principes de bon voisinage, et expose la sécurité de l’ensemble de la région à davantage de tensions et d’escalade », a-t-il déclaré, selon l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle).
L'armée américaine a affirmé mardi soir avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, menées par des missiles et des drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol l'île iranienne de Qeshm. Dans la foulée, l'aéroport du Koweït avait été fermé. Les gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, avaient indiqué avoir ciblé des infrastructures utilisées par l'armée américaine au Bahreïn et avaient également revendiqué l'attaque contre le Koweït.
Depuis la réouverture par le Hezbollah d'un front contre Israël au Liban-Sud, le 2 mars, en solidarité avec l'Iran, les autorités libanaises ont pris plusieurs mesures pour se distancer de Téhéran, parrain du mouvement chiite.

