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Société - Justice

Affaire Mecattaf : l’instruction reprise par Nada el-Asmar

En 2021, l’ex-procureure près la cour d’appel du Mont-Liban Ghada Aoun avait ouvert une enquête pour soupçons de blanchiment d’argent.

Affaire Mecattaf : l’instruction reprise par Nada el-Asmar

Perquisition des bureaux de la société Mecattaf à Aoukar, par l’ancienne procureure d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, en avril 2021. Photo d’archives Marc Fayad

La première juge d’instruction du Mont-Liban, Nada el-Asmar, a tenu, lundi, une audience consacrée à l’affaire liée à la société Mecattaf pour le transfert des fonds. Ce dossier date de 2021, année au cours de laquelle l’ex-procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait engagé des poursuites contre plusieurs personnes et sociétés, dont le PDG de l’entreprise, Michel Mecattaf – décédé en 2022 –, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et le PDG de la banque SGBL, Antoun Sehnaoui, qu’elle soupçonnait de blanchiment d’argent. La présidente de la Commission de contrôle des banques (CCB), Maya Dabbagh, est également visée par les poursuites de l’ancienne procureure, ainsi que le cabinet de conseil international PWC qu’elle suspectait d’avoir fourni des rapports incomplets.

Le dossier avait été transféré au premier juge d’instruction du Mont-Liban de l’époque, Nicolas Mansour. Nommée à ce poste en septembre 2025, Nada el-Asmar mène l’instruction qu’il avait entamée. Les audiences de la magistrate ont été reportées plus d’une fois, en raison de la guerre et des grèves menées par les auxiliaires de justice.

Selon nos informations, la société Mecattaf était représentée, lundi, par son avocat Marc Habka, et par un cadre de l'entreprise, que la juge Asmar a entendus. Quant à l’ancien patron de la BDL, il était représenté par Me Wassim Ghaoui, qui a soumis à la magistrate une excuse médicale. Il n’a pas été possible d’obtenir des éléments d’information sur le déroulement de l’audience, qui a été reportée au 29 juin.

Les parties en cause ont toujours nié les accusations de la juge Aoun, qui cherchait à déterminer l’existence de leur implication dans des transferts illicites d’importantes sommes en devises vers l'étranger, à l'automne 2019, alors que le pays s’enfonçait dans la crise financière. À la suite des perquisitions musclées et ultramédiatisées des locaux de la société Mecattaf, la magistrate avait été dessaisie des dossiers financiers par l’ex-procureur général près la Cour de cassation Ghassan Oueidate et déférée auprès de l’Inspection judiciaire.

Sociétés fictives présumées : audience reportée

Concernant une autre affaire d’enrichissement illicite et de sociétés fictives présumées, impliquant l’ex-gouverneur de la BDL Riad Salamé et l’ex-PDG de Bank Audi Samir Hanna, portée devant le parquet en janvier dernier par l’actuel gouverneur, Karim Souhaid, le nouveau procureur près la Cour de cassation, Ahmad Rami el-Hajj, n’a pas tenu l’audience prévue lundi. D’après nos informations, il a décidé de la reporter à la semaine prochaine. La dernière audience dans ce dossier remonte au 5 mai, date à laquelle le procureur avait demandé la désignation d’une commission de médecins pour évaluer l’état de santé de l’ex-gouverneur. Lors d’une séance précédente, l’avocat de ce dernier avait présenté un certificat médical et un rapport d'un médecin légiste pour justifier son absence. Ces pièces ne semblent pas avoir été jugées suffisantes par le juge Hajj, qui a ordonné une expertise complémentaire.

La première juge d’instruction du Mont-Liban, Nada el-Asmar, a tenu, lundi, une audience consacrée à l’affaire liée à la société Mecattaf pour le transfert des fonds. Ce dossier date de 2021, année au cours de laquelle l’ex-procureure générale près la cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, avait engagé des poursuites contre plusieurs personnes et sociétés, dont le PDG de l’entreprise, Michel Mecattaf – décédé en 2022 –, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et le PDG de la banque SGBL, Antoun Sehnaoui, qu’elle soupçonnait de blanchiment d’argent. La présidente de la Commission de contrôle des banques (CCB), Maya Dabbagh, est également visée par les poursuites de l’ancienne procureure, ainsi que le cabinet de conseil international PWC qu’elle suspectait d’avoir fourni...
commentaires (3)

BOURBIER - suites......

L’acidulé

09 h 24, le 02 juin 2026

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Commentaires (3)

  • BOURBIER - suites......

    L’acidulé

    09 h 24, le 02 juin 2026

  • C'est bizarre, salame est toujours malade ... Un peu de vitamine C le matin fera l'affaire

    Fadi Chami

    05 h 21, le 02 juin 2026

  • On retiendra que la juge aoun, se montrait terriblement véhémente et engagée à poursuivre les blanchisseurs d’argent, ce qui devrait être un compliment. Mais comme par hasard, elle a raté le kard el hassan, la banque illégale du hezbollah. Les lignes rouges existaient bien, même pour notre brave juge.

    NG

    05 h 21, le 02 juin 2026

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