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Dernières Infos - guerre au liban 2026

L’armée israélienne avance dans le Sud parce que le Hezbollah « l’avait vidé pour les beaux yeux de ces humiliés au pouvoir », lance Comati


L’armée israélienne avance dans le Sud parce que le Hezbollah « l’avait vidé pour les beaux yeux de ces humiliés au pouvoir », lance Comati

Le vice-président du Conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, le 16 novembre 2025. Photo ANI

Mahmoud Comati, membre du Conseil politique du Hezbollah, a de nouveau tenu dimanche des propos virulents à l’égard de l’État libanais, estimant que l’armée israélienne « a réussi à avancer de quelques kilomètres dans le Sud, parce que nous l’avions vidé pour les beaux yeux de ces humiliés au pouvoir au Liban ». Le Hezbollah s’était officiellement retiré du sud du Litani, à la suite de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël (avalisé par la formation chiite), fin novembre 2024. L’accord reprenait les grandes lignes de la résolution 1701 (2006) de l’ONU, ayant mis un terme à la guerre à l'été 2006 entre le Hezbollah et Israël.

Il a également fustigé la volonté de l'État libanais, entérinée par une décision en août 2025, d'assurer le monopole des armes, et donc désarmer la formation chiite. « Le président de la République (Joseph Aoun) ou d’autres, disposant d’une majorité gouvernementale, veulent frapper la résistance sous ce mandat. Ceux-là doivent savoir qu’ils ne sont qu’une partie passagère qui vient puis s’en va, tandis que nous, enracinés dans ce pays, nous resterons la dignité, l’honneur, la force, la liberté et la libération pour cette patrie », a encore lancé Mahmoud Comati. « Si certains veulent nous retirer nos armes, ils veulent nous retirer nos âmes ; et s’ils veulent nous retirer nos âmes, alors nous retirerons les leurs », a-t-il encore menacé.

Il a également estimé que « l’ennemi (israélien) crie et demande l’aide de tous les pays du monde pour le sauver du piège dans lequel il est tombé ». « Nous sommes alliés à l’Iran au grand jour et nous en sommes fiers », et le « cessez-le-feu n’aurait même pas été envisagé sans la pression iranienne », a encore affirmé le cadre du Hezbollah.

La formation chiite refuse les pourparlers directs entre l'État libanais et Israël, dont une nouvelle réunion doit avoir lieu vendredi à Washington. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, avait haussé le ton dimanche contre l'État libanais, promettant que le parti-milice « affrontera avec toute (sa) force tous ceux qui l'affrontent », et ce « sans hésitation ». « Le peuple a le droit de descendre dans la rue pour faire tomber » le gouvernement, avait même affirmé le dignitaire chiite.

Mahmoud Comati, membre du Conseil politique du Hezbollah, a de nouveau tenu dimanche des propos virulents à l’égard de l’État libanais, estimant que l’armée israélienne « a réussi à avancer de quelques kilomètres dans le Sud, parce que nous l’avions vidé pour les beaux yeux de ces humiliés au pouvoir au Liban ». Le Hezbollah s’était officiellement retiré du sud du Litani, à la suite de l’accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël (avalisé par la formation chiite), fin novembre 2024. L’accord reprenait les grandes lignes de la résolution 1701 (2006) de l’ONU, ayant mis un terme à la guerre à l'été 2006 entre le Hezbollah et Israël. Il a également fustigé la volonté de l'État libanais, entérinée par une décision en août 2025, d'assurer le monopole des armes, et donc désarmer...