Un garçon marchant près d'un camp de déplacés près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 juillet 2026. Photo Bachar Taleb / AFP
Les pays donateurs d'aide aux Palestiniens sont prêts à mettre près de 900 millions d'euros sur la table pour aider à la reconstruction de Gaza, mais attendent que les conditions soient réunies, a annoncé lundi la Commission européenne.
« Nous allons présenter aujourd’hui le premier volet, d’un montant de près de 900 millions d’euros », a déclaré la commissaire européenne à la Méditerranée Dubravka Suica. « Nous avons maintenant besoin que les conditions sur le terrain permettent à notre aide d’atteindre la population de Gaza », a-t-elle aussitôt ajouté.
Les fonds — qui incluent de l’argent déjà promis pour l'aide à Gaza — seraient utilisés pour déblayer les décombres laissés par l'offensive militaire israélienne et reconstruire les services de base tels que l'accès à l’eau et l’assainissement.
En dépit d'un « cessez-le-feu entré » en vigueur à Gaza en octobre après deux années de guerre génocidaire, au moins 1 100 personnes ont été tuées par les attaques israéliennes persistantes, selon le ministère local de la Santé, contre le territoire assiégé, toujours soumis à une occupation et un blocus d'Israël sur l'aide humanitaire.
« Les populations n’ont même pas le minimum vital pour survivre, et les ONG internationales travaillent dans des conditions impossibles », a dénoncé la commissaire européenne chargée des situations de crise Hadja Lahbib.
Quelque 65 délégations participent à cette conférence des donateurs à Bruxelles, dont l'un des principaux objectifs est de faire le point sur l'état des réformes entreprises par l'Autorité palestinienne.
Cette dernière et l'Union européenne se sont mis d'accord sur un programme de réformes, destiné à consolider l'Autorité palestinienne dans le cadre de la solution à deux Etats, que soutient l'UE.
Ces réformes prévoient, entre autres, d'améliorer de façon « significative » le fonctionnement des secteurs budgétaire et des dépenses publiques, de lutter contre la corruption et de renforcer « la gouvernance publique », selon un communiqué de l'UE.

