L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Photo tirée de son profil Facebook
Les autorités israéliennes ont accusé mardi l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri d'avoir organisé et dirigé depuis l'Europe une « cellule terroriste » de Palestiniens de Jérusalem-Est, démantelée fin 2025.
Dans un communiqué conjoint, la police et le service de renseignement intérieur (Shin Bet) ont indiqué que « cinq résidents de Jérusalem-Est, membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont été arrêtés pour interrogatoire par le Shin Bet durant les mois de novembre et décembre 2025 ».
« L'enquête du Shin Bet a révélé qu'au cours des années 2024 et 2025, Hamouri a rencontré en Europe, dans différents pays, les membres de cette cellule — tous résidents de Jérusalem-Est — et les a recrutés pour établir une infrastructure destinée à mener des activités terroristes en Israël », indique le communiqué.
« A cette fin, il leur aurait notamment fourni des téléphones permettant des communications chiffrées », précise le texte.
Né à Jérusalem d'une mère française, M. Hamouri avait été arrêté en 2005 et condamné en 2008 à sept ans de prison par un tribunal israélien pour sa participation à un projet d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël, à l'origine du parti ultra-orthodoxe Shass.
Le Franco-Palestinien, qui clame son innocence, avait été relâché en 2011 dans le cadre d'un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.
Salah Hamouri détenait un « permis de résidence permanente » délivré aux Palestiniens vivant à Jérusalem-Est, partie occupée et annexée par Israël.
Ce permis lui a été retiré fin novembre 2022 pour « violation d'allégeance » à l'Etat d'Israël, un mois avant son expulsion vers la France qu'il qualifie de « déportation » et contre laquelle il a porté plainte en France.
Israël l'accuse d'appartenir au FPLP, une organisation considérée comme « terroriste » par l'Etat israélien et l'Union européenne - ce que l'avocat nie.


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