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Politique - Décryptage

Accord américano-iranien ? Une percée pour le Hezbollah, mais l’heure n’est pas encore aux bilans


S’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact sur le Liban de la déclaration d’intention en préparation entre les États-Unis et l’Iran, l’impression générale dans le camp proche du Hezbollah est qu’il s’agit d’une percée en sa faveur. Le Hezbollah était d’ailleurs dans ce climat qu’il considère positif, dès vendredi, grâce aux informations que lui avait fournies la partie iranienne. Mais il s’était bien gardé d’en parler, d’abord parce que l’expérience lui a montré qu’il ne faut pas vraiment faire confiance au président américain, et d’autre part, parce que la situation libanaise reste compliquée, surtout avec l’insistance claire du Premier ministre israélien à poursuivre la guerre sur ce front.

Pour le Hezbollah, en tout cas, si ce processus destiné à aboutir à un accord global entre l’Iran et les États-Unis se précise et aboutit à un résultat concret, cela signifierait que l’Iran a remporté cette manche en obtenant de l’administration américaine des points importants : déjà au niveau de la libération des fonds iraniens gelés, on parle ainsi du déblocage de 25 milliards de dollars dans un premier temps. Ensuite, au sujet de la réouverture du détroit d’Ormuz, il est clair que l’Iran aura désormais son mot à dire et nul ne pourra l’ignorer. On évoque aussi une solution pour la question de l’uranium enrichi. Enfin, et c’est le point qui concerne le plus le Liban et Israël, l’Iran exige un cessez-le-feu sur tous les fronts, dont celui du Liban. Ce qui signifie, si cela se vérifie, qu’il n’a pas été possible de dissocier les dossiers et de faire perdre à l’Iran la carte libanaise. Tous ceux qui avaient misé sur la fin de l’influence iranienne au Liban, qui passe par la fin du rôle du Hezbollah, se seraient donc trompés, et ils devraient désormais composer avec cette réalité.

Dans ce contexte, la question qui se pose est la suivante : quel sera le sort des négociations directes entre le Liban et Israël sous parrainage américain qui doivent se tenir le 29 mai et les 2 et 3 juin ? Selon des sources proches des cercles du pouvoir, ce processus n’est pas remis en cause. Il devrait donc se poursuivre, mais c’est le climat général qui pourrait changer, parce que s’il y a un accord véritable entre l’Iran et les États-Unis dans les 60 prochains jours, il passera forcément par un apaisement du front israélo-libanais. Ce qui devrait signifier que l’approche serait désormais différente. Il ne s’agirait plus de briser la force militaire du Hezbollah, mais de l’absorber, même si cela n’arrange pas les Israéliens. Selon des sources proches de l’Iran, les Américains auraient confié aux médiateurs pakistanais qu’ils seraient prêts à faire pression sur les Israéliens pour qu’ils se retirent progressivement du sud du Liban dans un délai de 60 jours, moyennant un retrait total et vérifié du Hezbollah de cette zone. Il faudrait alors s’entendre sur un nouveau « mécanisme » pour contrôler le respect de l’accord par les deux parties, car dans ces circonstances, le Hezbollah n’est pas prêt à accepter un respect unilatéral de l’accord, alors que les Israéliens continueraient à attaquer le Liban lorsqu’ils se sentent menacés. Ce point-là est d’ailleurs le plus délicat à régler car jusqu’à présent, les Américains avaient accepté de donner cet avantage aux Israéliens. Mais dans le contexte d’un accord irano-américain, ce point devrait être réétudié de manière à être équitable pour les deux parties. Les négociations pourraient donc être moins difficiles grâce à l’accord américano-iranien, mais elles restent très compliquées.

Toutefois, ce qui pourrait changer, c’est que les Américains, qui jusque-là étaient nettement plus favorables aux demandes israéliennes, pourraient être désormais plus sensibles aux demandes libanaises et à la situation interne dans ce pays. D’ailleurs, le mécontentement qui apparaît dans le climat général en Israël depuis que les informations sur la possibilité d’un accord américano-iranien ont commencé à circuler montre que celui-ci pourrait être profitable au Liban. Ce dernier pourrait ainsi avoir plus de cartes en main dans les négociations, alors qu’il partait dans un contexte très difficile. Mais les sources proches des cercles du pouvoir estiment qu’il faut rester très prudent, car rien n’est encore joué et il ne faudrait surtout pas qu’une partie, le Hezbollah en l’occurrence, commence à crier victoire.

L’heure n’est pas encore aux bilans, tout est encore à construire, et le Liban n’est pas au bout du tunnel. Mais si l’accord américano-iranien se confirme, le Liban pourrait bénéficier d’un climat plus favorable au traitement de son dossier, avec non seulement l’appui des Américains, mais aussi dans le cadre d’une coopération entre l’Iran et l’Arabie saoudite, comme l’avait suggéré il y a quelques jours le président de la Chambre Nabih Berry. En attendant, le Liban espère aller vers les négociations sécuritaires du 29 mai au Pentagone dans un climat moins tendu.

S’il est encore trop tôt pour évaluer l’impact sur le Liban de la déclaration d’intention en préparation entre les États-Unis et l’Iran, l’impression générale dans le camp proche du Hezbollah est qu’il s’agit d’une percée en sa faveur. Le Hezbollah était d’ailleurs dans ce climat qu’il considère positif, dès vendredi, grâce aux informations que lui avait fournies la partie iranienne. Mais il s’était bien gardé d’en parler, d’abord parce que l’expérience lui a montré qu’il ne faut pas vraiment faire confiance au président américain, et d’autre part, parce que la situation libanaise reste compliquée, surtout avec l’insistance claire du Premier ministre israélien à poursuivre la guerre sur ce front.Pour le Hezbollah, en tout cas, si ce processus destiné à aboutir à un accord global...
commentaires (3)

En d’autres termes, Trump, la poule mouillée, a déchiré l’accord fait par les européens pour se retrouver avec un autre qui est pire que le premier avec un bonus pour les mollahs, l’acquisition du détroit d’Hormuz qui était jadis le golfe arabe. Quel courage et quelle prouesse de ce président qui n’a de force et d’autorité que sur ses alliés européens et tremble en cédant devant des terroristes qui lui promettent de déstabiliser le monde ainsi que devant l’empereur chinois qu’il est aller s’agenouiller devant lui, sans oublier le diable incarné Poutine, tous deux devenus ses amis.

Sissi zayyat

10 h 50, le 25 mai 2026

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Commentaires (3)

  • En d’autres termes, Trump, la poule mouillée, a déchiré l’accord fait par les européens pour se retrouver avec un autre qui est pire que le premier avec un bonus pour les mollahs, l’acquisition du détroit d’Hormuz qui était jadis le golfe arabe. Quel courage et quelle prouesse de ce président qui n’a de force et d’autorité que sur ses alliés européens et tremble en cédant devant des terroristes qui lui promettent de déstabiliser le monde ainsi que devant l’empereur chinois qu’il est aller s’agenouiller devant lui, sans oublier le diable incarné Poutine, tous deux devenus ses amis.

    Sissi zayyat

    10 h 50, le 25 mai 2026

  • je resume ce qu'a ecrit peut etre l'auteure de cet article : POUR NOUS LIBANAIS TOUT DEPENDRA DE LA RELATION TRUMP/BIBI. lui laisser le champ libre ou le museler serieusement ? pour la milice iranienne soeur..... itou.

    L’acidulé

    10 h 12, le 25 mai 2026

  • Possible que l’Iran garde ses pions dans la région. Trump l’imprévisible pourrait bien revoir ses priorités. Ce qui laisserait le Liban officiel et Israël en marge. On aurait alors nous et le voisin le même ennemi, l’Iran et ses pions. Puisque négociations avec le voisin il y a, et que tous deux voulons la même chose, il se pourrait qu’on puisse trouver un moyen d’entente à ce sujet. Malgré ses cris de guerre hystériques, le hezbollah s’était très bien entendu avec Israël durant les vingt dernières années. On appelait ça pudiquement les « règles d’engagement ». Alors pourquoi pas nous.

    NG

    08 h 19, le 25 mai 2026

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