Le ministère syrien de l’Intérieur affirme que des unités spécialisées ont mis la main sur « un arsenal militaire complet » comprenant notamment des engins explosifs prêts à l’emploi et des lance-roquettes RPG. Photo diffusée par le ministère syrien de l’Intérieur/Facebook
Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé mardi le démantèlement d’une cellule liée au Hezbollah, dont les membres s’étaient « infiltrés en territoire syrien après avoir suivi des entraînements spécialisés intensifs au Liban », et qui s’apprêtait à mettre en œuvre « un agenda de sabotage comprenant des assassinats ciblés de hauts responsables gouvernementaux ».
« Des unités spécialisées, en coordination avec les services de renseignement généraux, ont réussi à porter un coup préventif et décisif à un projet terroriste visant la sécurité du pays et ses symboles », souligne le communiqué.
Le ministère a précisé qu’« une série d’opérations sécuritaires simultanées menées dans les provinces de Damas, Alep, Homs, Tartous et Lattaquié a permis de démanteler une cellule organisée affiliée au Hezbollah, dont les membres s’étaient infiltrés en territoire syrien après avoir suivi des entraînements spécialisés intensifs au Liban ». Selon les premières investigations, « la cellule s’apprêtait à mettre en œuvre un agenda de sabotage comprenant des assassinats ciblés de hauts responsables gouvernementaux », poursuit le texte.
Le communiqué ajoute que les unités ont également mis la main sur « un arsenal militaire complet » comprenant des engins explosifs prêts à l’emploi, des lance-roquettes RPG avec leurs charges, des fusils automatiques, des grenades et diverses munitions. Du matériel de surveillance et de soutien technique, notamment des jumelles spécialisées et des caméras, a également été saisi, « confirmant que la cellule était en phase de préparation avancée pour exécuter son plan de sabotage ». Les autorités syriennes, qui ont diffusé les photos des personnes arrêtées, précisent enfin que parmi les membres arrêtés figure « un responsable direct du dossier des assassinats au sein de cette organisation », chargé de superviser sur le terrain l’élaboration des plans et la désignation des cibles.
Le bureau de presse du Hezbollah a démenti « catégoriquement les accusations infondées émises par le ministère de l’Intérieur syrien ». « La répétition de ces allégations par les autorités sécuritaires syriennes, malgré nos déclarations répétées affirmant qu’il n’y a aucune présence du Hezbollah sur le territoire syrien et qu’il n’y exerce aucune activité, soulève de grandes interrogations et confirme qu’il existe des tentatives visant à attiser les tensions et la discorde entre les peuples syrien et libanais », ajoute le communiqué. Le parti chiite ajoute également qu’il « souhaite à la Syrie et à son peuple tout le bien, ainsi que la pleine sécurité et stabilité ».
« Toute menace contre la sécurité de la Syrie est une menace contre celle du Liban », poursuit le parti, assurant qu’il « n’a jamais été une partie agissant pour déstabiliser la sécurité d’un État ou viser la stabilité de son peuple, mais qu’il a été et restera dans une position défensive face à l’ennemi sioniste et à ses projets expansionnistes ». « Cet ennemi du Liban et de la Syrie occupe leurs terres et convoite les richesses et les ressources de leurs peuples », conclut le communiqué.
Le Hezbollah a joué un rôle crucial lors de la guerre civile en Syrie, se battant aux côtés de l’armée du président déchu Bachar el-Assad pendant une décennie. Sous le pouvoir d’Assad, la Syrie faisait partie de l’alliance dite de « l’axe de la résistance », mise en place par l’Iran contre Israël. Elle a facilité les transferts d’armes et d’argent de l’Iran au Hezbollah. Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le régime Assad fin 2024, ont rejeté l’influence iranienne et sont hostiles au parti chiite libanais.
Damas avait annoncé le mois dernier avoir déjoué un complot contre une personnalité religieuse, à proximité d'une église, « visant la sécurité de la capitale » syrienne. Le Hezbollah avait alors rejeté ces accusations, réaffirmant « ne pas avoir de présence sur le sol syrien ». En février, la Syrie avait également annoncé avoir démantelé une cellule responsable d'attaques visant le quartier de Mazzé à Damas, soutenant que les armes provenaient du Hezbollah, qui avait là encore démenti toute implication.


Phase 2 de la propagande des criminels :Nier et mentir. Phase 3 : Menacer, Phase 4 tuer. On est phase 2. Les Syriens révèlent leurs méfaits, les israeliens aussi, les Emiratis récemment aussi. La terre entière découvre leurs trafics. Sauf l'Etat Libanais : Toujours tenu en main par le deep state.
14 h 19, le 06 mai 2026