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Moyen-Orient - Focus

En Cisjordanie, la survie de l’Autorité palestinienne menacée par l’étau financier israélien

Retenues fiscales massives, salaires amputés et services dégradés plongent Ramallah dans une crise au cœur d’une stratégie de pression durable.

En Cisjordanie, la survie de l’Autorité palestinienne menacée par l’étau financier israélien

Un Palestinien tenant des billets de banque libellés en shekels israéliens sur lesquels ont été apposés des autocollants « Libérez la Palestine », à Ramallah, en Cisjordanie, en 2011. Photo d'archives : Abbas Momani/AFP

Confrontée à une crise financière d’une ampleur inédite, l’Autorité palestinienne (AP) est plus que jamais menacée d’effondrement. Depuis plusieurs mois, Ramallah peine à verser les salaires de ses fonctionnaires, ses institutions fonctionnent au ralenti et sa capacité à assurer des services de base est gravement compromise.Depuis près d’un an, Israël retient plusieurs milliards de dollars de recettes fiscales palestiniennes – environ 4,4 milliards selon le ministère palestinien des Finances – privant l’Autorité de sa principale source de revenus. Ces fonds, issus notamment de la TVA et des droits de douane et collectés pour le compte de l’AP dans le cadre du Protocole de Paris, représentent environ 70 % de ses recettes publiques. Ce choc budgétaire immédiat, conjugué aux autres mesures restrictives qu’elle subit et à l’intensification...
Confrontée à une crise financière d’une ampleur inédite, l’Autorité palestinienne (AP) est plus que jamais menacée d’effondrement. Depuis plusieurs mois, Ramallah peine à verser les salaires de ses fonctionnaires, ses institutions fonctionnent au ralenti et sa capacité à assurer des services de base est gravement compromise.Depuis près d’un an, Israël retient plusieurs milliards de dollars de recettes fiscales palestiniennes – environ 4,4 milliards selon le ministère palestinien des Finances – privant l’Autorité de sa principale source de revenus. Ces fonds, issus notamment de la TVA et des droits de douane et collectés pour le compte de l’AP dans le cadre du Protocole de Paris, représentent environ 70 % de ses recettes publiques. Ce choc budgétaire immédiat, conjugué aux autres mesures restrictives...
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