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Société - Liban-Sud

Une « réunion secrète » entre l’armée israélienne et de représentants de Debel ? Les autorités locales démentent


Une « réunion secrète » entre l’armée israélienne et de représentants de Debel ? Les autorités locales démentent

Le clocher de l'église Saint-Georges à Debel. Photo Lucille Wassermann/L'Orient-Le Jour

Après que la radio israélienne KAN a rapporté dimanche la tenue d’une « réunion secrète » ce week-end entre des officiers supérieurs de l’armée israélienne et des responsables du village chrétien de Debel, au Liban-Sud, un mokhtar du village a indiqué à L’Orient-Le Jour n’avoir eu connaissance d’aucune rencontre de ce type.

Selon KAN, cette initiative ferait suite à plusieurs incidents au cours desquels des soldats israéliens auraient été vus en train de vandaliser des symboles religieux et des infrastructures dans des villages chrétiens du sud du Liban. Des officiers supérieurs auraient ainsi rencontré un responsable de Debel afin d’exprimer « leurs regrets pour ce qui s’est passé ».

Cette information intervient dans un contexte de poursuite des hostilités entre Israël et le Hezbollah, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 16 avril.

D’après la radio israélienne, les hauts responsables auraient présenté leurs regrets à propos d’une série d’incidents attribués à des soldats israéliens, notamment les destructions d’une statue de Jésus à coups de marteau et de panneaux solaires à Debel ainsi que la démolition de logements civils, en l’absence de nécessité opérationnelle.

KAN précise que « la réunion extraordinaire s’est tenue sous le sceau du secret, l’identité des participants ayant été dissimulée afin d’éviter de placer les habitants en confrontation directe avec le Hezbollah ».

Contacté par L’Orient-Le Jour, un mokhtar de Debel a affirmé ne pas être informé d’une quelconque réunion entre l’armée israélienne et des représentants locaux. Une autre source locale a également assuré qu’aucune rencontre de ce type n’avait eu lieu.

Alors que des dizaines de villages du sud du Liban sont devenus totalement inaccessibles aux civils depuis l’annonce, le mois dernier, par Israël de l'établissement d’une « ligne jaune », Debel demeure l’un des derniers villages encore habités dans la région. Ses habitants nient régulièrement la présence de l’armée israélienne à l’intérieur du village. Les alentours de la localité, comme le reste de la zone, sont régulièrement la cible de destructions menées par l’armée israélienne.

Une vidéo datée du 24 avril a notamment montré des véhicules militaires israéliens détruisant des panneaux solaires à proximité du village. Plus tôt en avril, l’armée israélienne avait confirmé qu’un de ses soldats avait vandalisé une statue de Jésus, après la diffusion d’images largement relayées sur les réseaux sociaux montrant un militaire frappant la tête de la statue à coups de masse, la détachant de la croix.

Dans le même temps, alors que des démolitions à grande échelle se poursuivent dans d’autres localités frontalières où Israël entend établir une « zone tampon » sur le modèle de Gaza, un article publié la semaine dernière par Haaretz a fait état de nouveaux actes de vandalisme attribués à des soldats israéliens sur le territoire libanais.

Cette « zone tampon » s’étendrait sur plus de 600 km² et pénétrerait de huit à dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, principalement au sud du fleuve Litani, où l’armée israélienne occupe plusieurs dizaines de villages.

Après que la radio israélienne KAN a rapporté dimanche la tenue d’une « réunion secrète » ce week-end entre des officiers supérieurs de l’armée israélienne et des responsables du village chrétien de Debel, au Liban-Sud, un mokhtar du village a indiqué à L’Orient-Le Jour n’avoir eu connaissance d’aucune rencontre de ce type.Selon KAN, cette initiative ferait suite à plusieurs incidents au cours desquels des soldats israéliens auraient été vus en train de vandaliser des symboles religieux et des infrastructures dans des villages chrétiens du sud du Liban. Des officiers supérieurs auraient ainsi rencontré un responsable de Debel afin d’exprimer « leurs regrets pour ce qui s’est passé ».Cette information intervient dans un contexte de poursuite des hostilités entre Israël et le Hezbollah, malgré...
commentaires (2)

Si les habitants de Debel veulent pr♪0server leur village, qui pourrait les en blâmer?

Yves Prevost

09 h 19, le 06 mai 2026

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Commentaires (2)

  • Si les habitants de Debel veulent pr♪0server leur village, qui pourrait les en blâmer?

    Yves Prevost

    09 h 19, le 06 mai 2026

  • Au moins elles ont la décence d’être secrètes. Les vendus eux, déclarent ouvertement et sans honte leur loyauté à un autre pays en détruisant le nôtre sans être pour le moins inquiétés. Kassem le fait tous les jours de la semaine. Alors c’est où le vrai problème? Celui qui assure sa sécurité en toute intelligence pour sauver des vies, ou celui qui se suicide en détruisant son pays et ses partisans pour servir un autre?

    Sissi zayyat

    20 h 57, le 05 mai 2026

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