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Politique - cessez le feu au liban 2026

« Netanyahu n'est pas le croque-mitaine» : Issa défend une possible rencontre Aoun–Netanyahu et fait grincer les dents à Beyrouth

Un député du Hezbollah a fustigé les propos de l'ambassadeur des États-Unis au Liban, qui s'est entretenu dans la journée avec Nabih Berry.

« Netanyahu n'est pas le croque-mitaine» : Issa défend une possible rencontre Aoun–Netanyahu et fait grincer les dents à Beyrouth

L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, tient une casquette « Make America Great Again » signée par le président américain Donald Trump, aux côtés de l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadé Mouawad, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington (États-Unis), le 23 avril 2026. Photo Kylie Cooper/REUTERS

L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a défendu lundi le principe d'une rencontre à Washington entre le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui « ne constituerait pas une défaite ni une concession », lors d'une conférence de presse relayée par les chaînes de télévision locales. M. Netanyahu « n'est pas le croque-mitaine, c'est lui l'autre partie dans les négociations », a-t-il encore ajouté, en réponse à une remarque sur l'appréhension suscitée par la présence du chef du gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël aux côtés de M. Aoun.

L'ambassadeur a tenu ses propos à l'heure où de nombreuses propositions internationales sont émises afin d'éviter une telle rencontre, par peur d'une explosion interne et d'une crise politique au Liban, au moment où Israël poursuit son offensive destructrice dans le sud du pays.

« Mettre les demandes du Liban sur la table devant Trump »

M. Issa a insisté sur le fait qu'une visite du chef de l'État libanais aux États-Unis « permettra de mettre les demandes du Liban sur la table » Elle permettrait de « les dire (au président américain Donald) Trump, et à ce moment Netanyahu décide s'il les accepte ou non, et Trump serait alors témoin. Le président (Joseph Aoun) reviendrait après ici (à Beyrouth, Ndlr) et les négociations pourraient commencer », a-t-il suggéré, après deux séances préparatoires directes entre Beyrouth et Tel-Aviv au niveau de leurs ambassadeurs respectifs à Washington courant avril. « Je ne comprends pas pourquoi les gens voient (une telle visite de M. Aoun) comme une concession. En quoi faire valoir son avis serait une concession ? », a demandé M. Issa. Il a ajouté que l'administration américaine souhaitait « préserver l’indépendance et la dignité du Liban. »

L'ambassadeur d'origine libanaise a tenu ces propos dans le cadre d'une conférence de presse visant à marquer sa solidarité envers le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, victime d'une campagne de dénigrement par les milieux du Hezbollah, suite à une caricature par la chaîne LBCI de leur chef, cheikh Naïm Kassem, et ses combattants. M. Issa s'en est pris aux auteurs de la campagne lors de sa conférence de presse. « Peut-être que le Liban ne leur convient pas. Il faut leur trouver un autre pays où vivre », a-t-il dit.

Cette remarque, et plus largement ses propos lundi, lui ont valu une réponse cinglante de la part du député du Hezbollah, Ali Ammar, dont le parti est fermement opposé aux négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv. Il a dénoncé dans un communiqué « l’ingérence flagrante de l’ambassadeur des États-Unis à Beyrouth dans les affaires libanaises, ainsi que son appel à déplacer les Libanais hors de leur pays, à l’image de ce que fait l’ennemi dans le Sud ».

« Ces propos séditieux, incitatifs et à caractère raciste et odieux révèlent le rôle destructeur de l’administration américaine à l’égard de notre pays, qu’elle cherche à entraîner- humilié et soumis- vers Washington, en imposant la capitulation à son État », a-t-il encore dit. Avant d'appeler l'État à « déclarer (l'ambassadeur) persona non grata ». Une mesure, accompagnée d'une demande de quitter le territoire, qu'avait prise Beyrouth à l'encontre de l'ambassadeur iranien au Liban en mars dernier, après l'entrée du Hezbollah dans la guerre régionale aux côtés de la République islamique d'Iran. Elle n'avait finalement pas été suivi d'effets.

Issa s'entretient avec Berry

M. Issa s'est entretenu dans l'après-midi avec le président du Parlement et chef d'Amal, Nabih Berry. « L’entretien a porté sur les développements de la situation au Liban et dans la région, ainsi que sur les derniers événements », indique l'Agence nationale d'information (Ani, officelle), sans plus de détails. Évoquant plus tôt M. Berry depuis Bkerké, M. Issa a affirmé le « respecter beaucoup. » « Je sais qu’il fait tout son possible pour faire fonctionner le pays dans le droit chemin », a-t-il dit. M. Berry avait de nouveau affirmé la semaine passée son refus de toute négociation directe avec Israël avant l’obtention d’un cessez-le-feu et de garanties concrètes du retrait israélien du sud du pays. Il est largement perçu comme l'interlocuteur privilégié entre le Hezbollah, dont il est l'allié, et la communauté internationale, en tant que figure politique de la communauté chiite au Liban.

Par ailleurs, la députée Sethrida Geagea, au nom du bloc parlementaire des Forces libanaises, a soutenu lundi depuis Baabda les négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv . « Si nous en sommes arrivés aux négociations, c’est en raison de l’implication du Hezbollah dans la guerre pour défendre un autre pays, et non par goût pour la négociation », a-t-elle dit, après sa rencontre avec Joseph Aoun, rapporte la présidence libanaise. Selon elle, les pourparlers visent à « obtenir le retrait israélien, à mettre fin aux cycles de violence et de mort, et obtenir la souveraineté de l’État sur ses décisions et son territoire ». « Nous sommes lassés des guerres des autres sur notre sol, de la mort absurde et de la destruction », a-t-elle encore lancé.

L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a défendu lundi le principe d'une rencontre à Washington entre le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui « ne constituerait pas une défaite ni une concession », lors d'une conférence de presse relayée par les chaînes de télévision locales. M. Netanyahu « n'est pas le croque-mitaine, c'est lui l'autre partie dans les négociations », a-t-il encore ajouté, en réponse à une remarque sur l'appréhension suscitée par la présence du chef du gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël aux côtés de M. Aoun.L'ambassadeur a tenu ses propos à l'heure où de nombreuses propositions internationales sont émises afin d'éviter une telle rencontre, par peur d'une...
commentaires (7)

@ M. Issa : Il y a un syndrome de Stokholm chez les dirigeants libanais vis à vis de hezballah. Vous voulez comprendre? Revoyez Scarface. Meme similitude que la milice : Violence, drogue, absence d'humanité, infiltration du pouvoir. Concernant la réaction des hezbollahis à vos propos : Il faut leur demander où se trouve l'ambassadeur iranien en ce moment et ce qu'il est advenu.

Moi

12 h 36, le 05 mai 2026

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Commentaires (7)

  • @ M. Issa : Il y a un syndrome de Stokholm chez les dirigeants libanais vis à vis de hezballah. Vous voulez comprendre? Revoyez Scarface. Meme similitude que la milice : Violence, drogue, absence d'humanité, infiltration du pouvoir. Concernant la réaction des hezbollahis à vos propos : Il faut leur demander où se trouve l'ambassadeur iranien en ce moment et ce qu'il est advenu.

    Moi

    12 h 36, le 05 mai 2026

  • Enfin c’est dit… ces vendus ne cessent de critiquer nos us et coutumes qui sont très occidentaux à leur goût et veulent nous ramener à l’âge de pierre. Ils n’ont qu’à changer de nation et de nationalité et aller là ou ils se sentent le mieux. Les mollahs ne veulent pas d’eux non plus puisqu’ils ont décidé de leur interdire l’accès à leur pays sans un visa autorisés par ceux la mêmes qui les ont poussé à commettre l’impardonnable, DÉTRUIRE LEUR PAYS. Les voilà rejetés par tout le monde et ça n’est que justice pour tous les innocents morts à cause de leur naïveté et leur haine injustifiée.

    Sissi zayyat

    11 h 20, le 05 mai 2026

  • « Peut-être que le Liban ne leur convient pas. Il faut leur trouver un autre pays où vivre ». En effet! "Va où ton cœur te mène", dit-on. Cet adage est, ici, tout à fait de circonstance. Les institutions libanaises ne leur conviennent pas, puisqu'ils les bafouent allègrement depuis des décennies. Le pays ne leur convient pas puisqu'ils n'hésitent pas à le sacrifier aux intérêts d'un autre. Qu'ils aillent donc là où est leur cœur

    Yves Prevost

    07 h 13, le 05 mai 2026

  • En bon Libanais michel issa a défendu le patriarche et Bkerké insultés par les voyous que l’on connaît. Et en bon américain il a dédiabolisé natenyahu, pourtant inculpé de génocide. Ingérance ? Bien sûr, mais seulement des EU ? Les barbus l’ont fait durant des décennies, et là ils s’offusuent qu’on utilise leurs propres méthodes. Issa a dit « si ça ne leur plaît pas qu’ils partent » ! Ce bon vieux michel aoun a fait école. Mais cette fois ce n’est plus son tour !

    NG

    06 h 50, le 05 mai 2026

  • L'ambassadeur Issa a raison d'appuyer une rencontre entre le Président Aoun et Netanyahu; c'est la seule issue pour sortir de ce désastre. Le Liban ne sera jamais une province iranienne. Tout partisan du hezbollah mécontent peut émigrer en Iran, notre pays ne s'en portera que mieux.

    Saliba Patricia

    00 h 29, le 05 mai 2026

  • On retrouve aussi Ronald Reagan et Benjamin Franklin...

    Moi

    18 h 50, le 04 mai 2026

  • Michel Issa (qui est aussi Libanais que vous et moi) a la culot de pretendre que Netanyahou n'est pas le croque-mitaine ? M. Netanyahou, et nombre de ministres de son gouvernement, sont sous le coup d'une inculpation de la Cour Internationale de Justice pour GENOCIDE. Mais, il est vrai que les USA, comme Israel, ne reconnaissent pas cette cour.

    Michel Trad

    18 h 50, le 04 mai 2026

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