Des policiers montant la garde lors d'une manifestation à Damas, le 17 avril 2026. Photo d'illustration REUTERS/Khalil Ashawi
Un dignitaire religieux chiite du mausolée de Sayyeda Zeinab près de Damas a été tué vendredi, a annoncé le ministère de l'Intérieur, précisant qu'une enquête était en cours.
L' « assassinat » du dignitaire illustre une « escalade dangereuse » visant « des symboles de la religion », « afin d'essayer de provoquer le désordre et d'attenter à la stabilité de la société », a affirmé le ministère dans un communiqué, confirmant une information précédemment donnée par la télévision d'Etat.
L'imam du mausolée, Farhan Hassan al-Mansour, « a été tué dans l'explosion d'une bombe » dans le secteur du sanctuaire, avait précisé la télévision. La plus haute autorité spirituelle chiite de Syrie a aussi rapporté sur sa page Facebook la mort du dignitaire, « dans l'explosion d'une bombe visant sa voiture ». L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a estimé qu'il s'agissait d'un « assassinat », sans préciser qui en était responsable, mais indiquant qu'une « bombe avait été lancée contre la voiture » du dignitaire.
Le ministère de l'Intérieur a promis que « ce crime ne (resterait) pas impuni » et confirmé qu'une enquête était en cours pour en déterminer les responsabilités.
Les abords du mausolée de Sayyeda Zeinab, petite fille du prophète Mahomet révérée par les chiites, étaient avant la chute du pouvoir de Bachar el-Assad fin 2024 un bastion des groupes pro-iraniens qui lui étaient alliés. Depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste sunnite, la minorité chiite, estimée à environ 300.000 personnes et considérée comme proche du pouvoir déchu, a exprimé des craintes.
En juillet, un dignitaire chiite avait été tué par balles dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie.
Le président Ahmad el-Chareh s'est engagé à protéger les minorités, mais des massacres d'alaouites se sont produits en mars 2025 et des affrontements sanglants avec des combattants druzes ont eu lieu en juillet 2025.

