Un homme vêtu d'un gilet portant le logo de l'Unrwa. Photo d'archives AFP
Le secrétaire général de l'ONU a mis en garde mardi contre la situation « de plus en plus précaire » de l'Agence pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) alors que les conditions de vie de millions de Palestiniens sont « en jeu ». « Alors que nous sommes réunis ici aujourd'hui, la sécurité et le bien-être de millions de réfugiés palestiniens sont en jeu », a déclaré Antonio Guterres lors d'une conférence des donateurs de l'agence onusienne, qui gère notamment des centres de santé et des écoles dans les territoires palestiniens occupés, au Liban, en Syrie et en Jordanie.
M. Guterres a ainsi décrit les conditions de vie « absolument effroyables » à Gaza, l'expansion de la colonisation, les violences des colons israéliens en Cisjordanie ou encore les conséquences des frappes israéliennes au Liban. Malgré ce contexte, « la situation de l'Agence est de plus en plus précaire. Elle fait face à des restrictions de grande ampleur dans les territoires palestiniens occupés et à un manque de liquidités qui met en danger son travail dans toute la région », a-t-il déploré.
« Je suis consterné par les efforts continus pour marginaliser et saper l'Unrwa, via la désinformation, des campagnes diffamatoires, des actions législatives, des restrictions opérationnelles, des obstacles diplomatiques et plus encore », a-t-il ajouté, rappelant que plus de 390 employés de l'Agence ont été tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023.
L'Unrwa, créée par l'Assemblée générale de l'ONU en 1949, est depuis longtemps la cible de vives critiques israéliennes, qui se sont intensifiées après l'attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7-Octobre. Israël a accusé l'agence de partialité et d'être « infestée d'agents du Hamas » et lui a interdit début 2025 toute activité sur son territoire. Face à l'insuffisance de financements, l'Unrwa a déjà dû réduire ses services depuis le début de l'année. « Toute nouvelle réduction pourrait faire basculer la situation au-delà du point de rupture », a alerté Antonio Guterres.

