Michel Sakr, fils de l’homme d’affaires libanais Ibrahim Sakr, proche des Forces libanaises. Photo tirée de son compte Instagram
Michel Sakr, fils de l’homme d’affaires Ibrahim Sakr qui est proche des Forces libanaises (FL) de Samir Geagea, a affirmé mercredi avoir été attaqué par des hommes « issus de l’environnement du Hezbollah » sur le campus de l’Université antonine à Ablah, dans la région de Zahlé, quelques jours après avoir tenu des propos critiques à l’encontre de la formation chiite lors d’une émission télévisée. Le parti de Dieu a toutefois nié toute implication dans l’incident.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le secrétaire général de l’Université antonine, le père Ziad Maatouk, indique que mercredi après-midi, une altercation verbale a éclaté entre deux étudiants sur le campus de Zahlé. Selon lui, les deux étudiants se sont ensuite réconciliés et ont présenté des excuses mutuelles. Selon le père Maatouk, les deux individus ont été notifiés le soir même de leur suspension des cours jusqu’à mardi, dans l’attente des décisions du conseil disciplinaire.
Des photos circulant en ligne montrent un homme présenté comme étant Michel Sakr portant une arme de type kalachnikov, sans que L’Orient-Le Jour ne puisse en vérifier l’authenticité.
« Fils de Zahlé »
Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, Michel Sakr débute son intervention par un signe de croix, avant d’affirmer que « trois hommes issus de l’environnement du Hezbollah » se sont attaqués à lui à l’Université antonine, les accusant de « salir la réputation de la communauté chiite ». Il affirme également que ses agresseurs « ont reçu ce qu’ils méritaient », avant de lancer plusieurs menaces : « Vous avez commis une erreur, non pas parce que vous vous en êtes pris au fils d’Ibrahim Sakr (...) mais parce que vous vous êtes attaqués aux fils de Zahlé, issus d’une grande lignée chrétienne (...). »
Le jeune homme fait ensuite référence au siège de la ville de Zahlé en 1981 par les troupes du régime syrien de Hafez el-Assad et aux combats qui les ont opposées aux Forces libanaises. « Demandez à Hafez el-Assad comment les Syriens ont été battus et ont fui vers la Syrie », lance-t-il, avant mettre en garde ses interlocuteurs contre « ce qui pourrait leur arriver » s’ils tentaient à nouveau de s’en prendre « au fils de Zahlé ».
Contactée par L’Orient-Le Jour, une source au sein du Hezbollah nie toute implication du parti dans l’incident. « Nous pouvons avoir des divergences politiques avec certaines personnes, mais ce genre d’agissement ne nous ressemble pas », affirme-t-elle.
Ibrahim Sakr, père de Michel, a pour sa part dénoncé, dans une publication sur X, « une atteinte à la sacralité du savoir et au prestige du lieu », estimant qu’il ne s’agissait pas d’un « incident anodin ». Il a affirmé que son fils poursuivrait ses études et que l’affaire avait été confiée « aux autorités compétentes ainsi qu’à l’ambassade américaine », rappelant que son fils est également citoyen américain.
« Miser sur Jésus-Christ »
Dans l’émission Mech Masrahiyé (« Ce n’est pas du théâtre ») du 20 avril, un programme destiné à la jeunesse diffusé sur la chaîne locale MTV, pro-FL, Michel Sakr, arborant une croix sur sa veste, affirmait que, contrairement à « ceux qui misent sur le Hezbollah et son parrain iranien pour revendiquer une victoire », il fallait, selon lui, « miser sur Jésus-Christ ». Michel Sakr a également estimé que les villages chrétiens encore habités du Liban-Sud « protègent » cette région, alors qu’Israël a imposé une « zone tampon » sur près de 600 kilomètres carrés de territoire libanais, en y occupant des dizaines de villages le long de la frontière. Il a aussi lancé que, sans les chrétiens, le Liban serait devenu « un deuxième Gaza ».
Ibrahim Sakr et son frère Maroun, hommes d’affaires et fervents chrétiens proches des FL, qui détiennent une chaîne de stations-service, ont eu des démêlés avec la justice en 2021, sur fond de crise du carburant, en plein effondrement économique au Liban.


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Ah oui, il est vrai que ce parti du diable n’agresse pas des libanais qui ne sont pas d’accords avec sa doctrine. Il se contente de les tuer et puis nier toute implication. La liste est longue pour la détailler. Bande de voyous, traitres a votre pays et vos compatriotes qui continuent de se soucier de votre sort en essayant de vous aider malgré vous pour sortir de ce carcan criminel où vous vous êtes mis et êtes fiers d’y rester.
10 h 15, le 02 mai 2026