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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Devant l'ONU, le Liban assure qu'il ne sera « ni subordonné à des axes d’influence, ni un terrain de règlement de comptes »


Devant l'ONU, le Liban assure qu'il ne sera « ni subordonné à des axes d’influence, ni un terrain de règlement de comptes »

Le représentant permanent du Liban auprès de l’ONU, Ahmad Arafa, s’exprime lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au Liban, au siège de l’ONU à New York, le 31 mars 2026. Charly Triballeau/AFP

Le représentant libanais à l’ONU, Ahmad Arafa, a affirmé mardi devant l'organisation internationale que le Liban ne sera « ni subordonné à des axes d’influence, ni un terrain de règlement de comptes », alors que le Hezbollah pro-iranien a de nouveau entraîné le pays dans la guerre régionale le 2 mars, avant l’entrée en vigueur d’une fragile trêve.

Le cessez-le-feu a été prolongé à la suite d’une réunion libano-israélienne à Washington le 23 avril - le deuxième contact direct entre le Liban et Israël depuis 1983 - au niveau de leurs ambassadeurs respectifs, et Ahmad Arafa a salué « les progrès de la voie diplomatique », ainsi que les efforts de médiation du président américain Donald Trump.

L'ambassadeur Arafa a toutefois accusé l'État hébreu de « continuer à violer la souveraineté libanaise » qui a notamment établi une « ligne jaune » en territoire libanais comprenant plus de 60 villages du Liban-Sud et mène des bombardements quasi quotidiens dans la région. « Comment de telles pratiques peuvent-elles contribuer à instaurer la confiance nécessaire à tout futur processus de négociation ? », s’est-il interrogé. Ahmad Arafa a également affirmé que « le gouvernement libanais ne cédera pas un seul mètre du Liban, du territoire libanais, et n’acceptera aucune occupation formelle ».

De son côté, l'ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a estimé que le Liban « ne pourra pas parler de souveraineté tant que le Hezbollah le contrôle », tout en critiquant l’attitude de la communauté internationale envers Beyrouth. Selon lui, « il est impossible de parler de paix au Liban sans évoquer le Hezbollah ». « Si le Conseil de sécurité veut aider le Liban, il doit poser des questions difficiles au gouvernement libanais : combien d’armes du Hezbollah ont été saisies, quels tunnels ont été détruits et que fait-on pour empêcher le trafic d’armes en provenance d’Iran ? », a-t-il déclaré, soulignant par ailleurs que « le soutien international au Liban doit dépendre de résultats concrets sur le terrain, et non de nouvelles déclarations creuses ».

En réponse, l'ambassadeur Arafa a estimé que ces affirmations contenaient « un certain nombre de fausses allégations » qui « portent atteinte à la crédibilité du gouvernement libanais », et a appelé l'État hébreu à respecter la trêve. Ces propos interviennent alors que les autorités libanaises tentent de renforcer la souveraineté du pays à travers une série de décisions prises depuis août 2025 visant à désarmer les groupes non étatiques, au premier rang desquels le Hezbollah, un processus toutefois encore inachevé.

Le représentant libanais à l’ONU, Ahmad Arafa, a affirmé mardi devant l'organisation internationale que le Liban ne sera « ni subordonné à des axes d’influence, ni un terrain de règlement de comptes », alors que le Hezbollah pro-iranien a de nouveau entraîné le pays dans la guerre régionale le 2 mars, avant l’entrée en vigueur d’une fragile trêve.Le cessez-le-feu a été prolongé à la suite d’une réunion libano-israélienne à Washington le 23 avril - le deuxième contact direct entre le Liban et Israël depuis 1983 - au niveau de leurs ambassadeurs respectifs, et Ahmad Arafa a salué « les progrès de la voie diplomatique », ainsi que les efforts de médiation du président américain Donald Trump.L'ambassadeur Arafa a toutefois accusé l'État hébreu de « continuer à violer la souveraineté...