La couverture de l’ouvrage. Photo DR
Dans Le scrabble, ma passion, l’auteure ne raconte pas seulement un jeu. Raymonde Ayoub recompose avec finesse, méthode et chaleur toute une aventure humaine, francophone et libanaise.
Nourri d’archives, de souvenirs, de portraits, de témoignages et de statistiques, son livre déborde largement le cercle des amateurs de lettres. Dans le Liban d’aujourd’hui, meurtri et morose, cette parution a presque valeur de respiration.
Il est des livres qui arrivent au bon moment. Non parce qu’ils feraient oublier le fracas du monde, mais parce qu’ils y opposent autre chose : la mémoire, la transmission, la persistance du lien.
Alors que nous traversons une nouvelle séquence de peur, de guerre et de quotidien suspendu, Le scrabble, ma passion, s’impose avec la modestie des ouvrages sincères et la densité de ceux qu’il devenait urgent d’écrire.