Le secrétaire d’État américain Marco Rubio avant de s’adresser à la presse à la suite d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 avec des pays partenaires, avant son départ de l’aéroport du Bourget, à Le Bourget, près de Paris, le 27 mars 2026. Photo Brendan SMIALOWSKI / POOL / AFP
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a estimé lundi, dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, qu'Israël ne souhaite pas « maintenir indéfiniment » une zone tampon à l’intérieur du Liban, alors que l'État hébreu a établi, en dépit du cessez-le-feu, une « ligne jaune » en territoire libanais qui inclut plus de 60 villages du Liban-Sud.
« Je ne pense pas qu'Israël souhaite maintenir indéfiniment » une zone tampon à l’intérieur du Liban, a affirmé M. Rubio. Selon lui, « Israël n’a aucune revendication territoriale au Liban à long terme ». Il a aussi indiqué qu'il « n’y a pas de conflit libano-israélien en tant que tel. Le conflit est entièrement avec le Hezbollah. Et le Hezbollah n’est pas seulement en guerre contre Israël, il est en guerre contre l’État libanais ». Interrogé au sujet du scénario dans lequel le Liban rejoindrait les accords d’Abraham (qui ont établi une normalisation diplomatique entre Israël et plusieurs pays arabes), il a affirmé : « Nous n’en sommes pas encore là ».
Le secrétaire d'État américain s'est ensuite longuement exprimé au sujet du cessez-le-feu conclu le 16 avril entre l’État hébreu et le Liban, après un mois et demi de guerre avec le Hezbollah. Selon M. Rubio, « Israël a le droit de se défendre contre une attaque imminente ou en cours de la part d’éléments du Hezbollah (...) Il est reconnu dans cet accord qu’Israël a le droit de contrer les menaces que le Liban ne peut pas traiter ». Il a néanmoins souligné que « la solution sur laquelle les deux parties s’accordent est une armée libanaise capable de désarmer le Hezbollah ».
« Aucune revendication territoriale au Liban »
« L’issue idéale est un gouvernement libanais fort avec une armée forte, capable de démanteler le Hezbollah, d’empêcher ces attaques et, en fin de compte, de s’assurer qu’il n’existe plus en tant qu’unité militaire ». Il a cependant estimé que « les forces armées libanaises, même si elles peuvent avoir la volonté, n’ont pas à ce stade toutes les capacités pour faire face à l’ensemble des menaces émanant du Hezbollah ».
Le responsable américain a qualifié le cessez-le-feu de « très particulier, parce que le Liban et Israël ne sont pas en guerre ». Il a souligné que « les Libanais comme les Israéliens cherchent la paix » et que les deux peuples « n’ont aucun problème entre eux ».
« Le problème d’Israël n’est pas avec le Liban, mais avec le Hezbollah. D’ailleurs, les Libanais ont reconnu que le Hezbollah est un problème pour eux. Non seulement Israël est victime du Hezbollah, mais les Libanais le sont aussi », a ajouté le responsable américain. Il a enfin souligné qu'il faut qu'il y ait « au sein même de la population chiite un rejet du Hezbollah (...) qui opère à l’intérieur du Liban au nom du régime iranien ».
Le Liban et Israël ont entamé des négociations directes le 14 avril, les premières depuis 1983, qui ont conduit à une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur le 17 avril pour une période initiale de dix jours. Le président de la République Joseph Aoun, qui a été le premier à demander ces négociations, et le gouvernement de Nawaf Salam, qui a entamé en 2025 des mesures pour désarmer le Hezbollah, se sont attirés les foudres de la formation chiite qui refuse de remettre son arsenal tant que les attaques israéliennes se poursuivent, et s'oppose aux négociations directes avec l'État hébreu.



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« Il a cependant estimé que « les forces armées libanaises, même si elles peuvent avoir la volonté, n’ont pas à ce stade toutes les capacités pour faire face à l’ensemble des menaces émanant du Hezbollah » J’attends avec impatience le moment où l’administration Trump constatera que l’armée ou plutôt son commandement N’A PAS RÉELLEMENT la volonté de désarmer la milice terroriste safavide. Certainement le retour de bâton trumpien - sanctions voire menace de retour au Bilad el Cham (qui n’a jamais existé) - sera le déclencheur de notre révolution nationale. 14 juillet 2026 : Prise du Parlement ?
06 h 48, le 29 avril 2026