Un panache de fumée après une frappe israélienne sur Choukine, dans la région de Nabatiyé, le 26 avril 2026. Photo AFP
L'escalade a été virulente dimanche entre Israël et le Hezbollah, aussi bien sur le terrain où des frappes se sont abattues à travers le Liban-Sud, au sud comme au nord du Litani, que dans un échange de déclarations entre le parti pro-iranien et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui se sont mutuellement accusés de malmener la trêve.
En ligne de mire de ces frappes, sans toutefois qu'elles ne s'y limitent, l'est du caza de Nabatiyé, longeant le nord du coude du Litani, où l'armée israélienne entend établir une partie de sa « zone tampon. » Sept villages de cette région ont été menacés vers 13h, à savoir Meifdoun, Choukine, Yohmor el-Chaqif (qui fait notamment partie de la « zone tampon »), Arnoun, Zaoutar el-Gharbiyé, Zaoutar el-Charkiyé et Kfar Tebnit, avant des bombardements massifs. À Kfar Tebnit, un café situé au niveau du rond-point du village a été touché. À Zaoutar el-Charkiyé, une frappe israélienne a détruit deux lieux de culte - une husseiniyé et une mosquée. Déjà avant l'évacuation forcée, l'armée israélienne avait effectué une série de bombardements sur la zone, dont une frappe de drone meurtrière sur Zaoutar el-Charkiyé.
Des embouteillages jusqu'à Saïda
L'évacuation forcée dans cette région a poussé des centaines de personnes à quitter les lieux, provoquant des embouteillages inextricables jusqu'à Saïda.
Les autres régions du Liban-Sud ont également connu des bombardements soutenus tout au long de la journée, notamment à Bourj Qalaouiyé - où trois secouristes de l'association des scouts de la mission islamique (Rissala, affiliée à Amal) ont été légèrement blessés -, ainsi que Safad el-Battikh et Froun, tandis qu’une frappe de drone a touché Deir Antar. Une frappe a également atteint Touline, dans le caza de Marjeyoun, situé en dehors de la « zone tampon ».
Les frappes de dimanche ont fait au moins dix morts, selon les premières informations obtenues sur le terrain par notre correspondant Mountasser Abdallah : trois à Kfar Tebnit, deux à Nabatiyé el-Faouqa, deux à Zaoutar el-Charkiyé et trois à Bourj Qalaouiyé, des parents et leur fils. Selon le ministère de la Santé, les attaques israéliennes au Liban ont fait depuis le 2 mars 2 509 morts et 7 755 blessés.
Des dynamitages de maisons ont en outre eu lieu dans la bande frontalière, comme à Yaroun, Aïtaroun et Meis el-Jabal. Des tracts appelant à évacuer toute la zone située au sud de la « ligne jaune » ont été largués par l'armée israélienne sur Mansouri, dans le caza de Tyr, localité située à environ trois kilomètres de cette démarcation imposée de facto par les Israéliens.
Accusations mutuelles entre Netanyahu et le Hezbollah
Ces violations israéliennes ont lieu alors le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé au cours d'une réunion de son cabinet que les actions du Hezbollah au Liban « sabotent le cessez-le-feu », ajoutant que l’armée israélienne y opère « avec force » pour contrer à la fois des menaces immédiates et émergentes. M. Netanyahu a affirmé les opérations israéliennes sont « conformes aux accords conclus avec les États-Unis et le Liban. » Selon les termes de la trêve, Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible la formation pro-iranienne pour empêcher des attaques « planifiées, imminentes ou en cours ».
Le Hezbollah a pour sa part publié un communiqué dénonçant les propos de Benjamin Netanyahu et s'est réservé le « droit » de riposter aux frappes israéliennes qui se poursuivent. Le parti chiite a affirmé qu'il ne miserait pas, face à ces attaques, sur la « diplomatie défaillante » des autorités libanaises, dont il a lourdement fustigé le manque de réactivité face aux attaques et destructions israéliennes. Parmi les « ripostes » revendiquées par le parti pro-iranien, deux attaques ont pris pour cible des soldats israéliens à Taybé et une autre une position d'artillerie installée en territoire libanais à Bayada, sur le littoral au sud de Tyr. Une de ces attaques de drone a tué un soldat israélien et blessé six autres, a confirmé l'armée israélienne, sans préciser dans quel secteur.
Enfin toujours au Liban-Sud, la municipalité de Jdeidet Marjeyoun a appelé tous les déplacés et les personnes ne résidant pas habituellement dans la localité à quitter les lieux, faute de quoi « l’ensemble du village serait évacué », et ce après avoir reçu un appel assorti de menaces de l'armée israélienne.
Cette escalade avait commencé samedi soir, quand Benjamin Netanyahu a ordonné à l'armée israélienne de frapper « avec force » le Hezbollah au Liban, à la suite de ce que l'armée a qualifié de série de violations du cessez-le-feu.
Des avions de combat avaient notamment mené des frappes sur quatre villagés (Hadatha, Zebqine, Kherbet Selem et Sultaniyé) situées dans les districts de Bint Jbeil, Tyr et Nabatiyé. L'armée israélienne a pour sa part précisé avoir « frappé des infrastructures terroristes du Hezbollah utilisées à des fins militaires dans tout le sud du Liban ». Certaines personnes ont fui la banlieue sud de Beyrouth après la déclaration de M. Netanyahu. Mais la région a été épargnée, vraisemblablement en raison de pression américaine sur Tel-Aviv. Plus tôt dans la journée de samedi, des frappes israéliennes sur le Sud avaient fait six morts.



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Pour dire la verite, l,entraineur de Trump dans l,aventure iranienne n,a point cesse, fut-ce une heure, de bombarder et ou dynamiter des maisons et assassiner civils durant ce qu,ils appellent un cessez-le-feu et que les notres ont accepte sa MASCARADIQUE prolongation...
13 h 15, le 27 avril 2026