Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Israël

L’armée israélienne envisagerait d’installer des bureaux de vote au Liban, en Syrie et à Gaza pour ses soldats

Selon la radio militaire, cette mesure permettrait aux soldats en déploiement de voter aux élections législatives prévues fin octobre.

L’armée israélienne envisagerait d’installer des bureaux de vote au Liban, en Syrie et à Gaza pour ses soldats

Un soldat de l'armée libanaise se tient derrière des barbelés face à des soldats israéliens à Khiam, dans le caza de Marjeyoun, au Liban-Sud. Photo Mohammad Yassin/L'Orient-Le Jour

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Eyal Zamir, envisagerait d'installer des bureaux de vote au Liban, en Syrie et à Gaza afin de permettre aux soldats israéliens qui y sont positionnés de participer aux élections législatives du 27 octobre, selon des informations citées par un présentateur de la radio militaire.

L'armée israélienne occupe plus de 60 villages dans le sud du Liban, où elle mène chaque jour des destructions d’habitations et d'infrastructures. Elle occupe également près de 60 % de la bande de Gaza, ainsi qu'une « zone tampon » dans le sud de la Syrie, au-delà du plateau du Golan annexé.

Selon les informations, cette décision — qualifiée de première du genre depuis des décennies — a suivi une réunion de l'état-major général convoquée par le général Zamir afin d’examiner les préparatifs des élections. À l’issue de cette réunion, il aurait publié une directive détaillant une série d'instructions à l'intention de l'armée en vue du scrutin.

Outre la mise en place de bureaux de vote, l'officier supérieur a également ordonné, entre autres, que « toutes les lettres, les notes de service des commandants et les discours des officiers israéliens fassent l'objet d'une supervision et d'un contrôle afin de garantir l'absence de déclarations inappropriées durant cette période électorale sensible ».


Le général Zamir a également insisté sur la nécessité de prévenir toute utilisation de l'armée à des fins de propagande politique et de faire respecter l’interdiction d’activités politiques par le personnel militaire.

Selon la station de radio, l'armée israélienne a refusé de commenter ces informations.

Les révélations autour de ce projet donnent des indications supplémentaires sur la potentielle intention d’Israël de maintenir son occupation militaire sur le long terme dans ces territoires. Les responsables israéliens ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils ne comptaient pas se retirer de ce qu’ils qualifient de « zones tampons » au Liban, à Gaza ou en Syrie.

Le Liban et Israël sont parvenus, fin juin, à conclure un accord-cadre prévoyant un retrait israélien en échange du désarmement du Hezbollah par un processus graduel. Des négociations directes sont en cours à Rome sur les prochaines « zones pilotes », dont la première phase a été lancée en juillet.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Eyal Zamir, envisagerait d'installer des bureaux de vote au Liban, en Syrie et à Gaza afin de permettre aux soldats israéliens qui y sont positionnés de participer aux élections législatives du 27 octobre, selon des informations citées par un présentateur de la radio militaire.L'armée israélienne occupe plus de 60 villages dans le sud du Liban, où elle mène chaque jour des destructions d’habitations et d'infrastructures. Elle occupe également près de 60 % de la bande de Gaza, ainsi qu'une « zone tampon » dans le sud de la Syrie, au-delà du plateau du Golan annexé.Selon les informations, cette décision — qualifiée de première du genre depuis des décennies — a suivi une réunion de l'état-major général convoquée par le...