Cargo saisi par les Américains: l'Iran demande à l'ONU de condamner une « violation » du cessez-le-feu
L'Iran a demandé à l'ONU de condamner la saisie lundi par les Etats-Unis du cargo iranien Touska, y voyant un acte de « piraterie » en « violation claire » du cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine avait tiré en mer d'Oman sur le cargo Touska, battant pavillon iranien et visé par des sanctions du Trésor américain, et en avait pris le contrôle.
« Un tel comportement porte la marque de fabrique de la piraterie, et représente une escalade dangereuse qui met gravement en danger la sécurité de lignes maritimes cruciales », a écrit mardi l'ambassadeur iranien aux Nations unies Amir Saeid Iravani, dans une lettre au Conseil du sécurité et au secrétaire général.
« De plus, cet acte illégal constitue une violation claire et conséquente du cessez-le-feu du 8 avril » et un « acte d'agression » en vertu de la Charte de l'ONU, a-t-il ajouté.
L'Iran appelle ainsi « les Nations unies, en particulier le Conseil de sécurité et le secrétaire général, à prendre une position immédiate, ferme et de principe en condamnant cet acte d’agression, en s'assurant que les responsables rendent des comptes et en exigeant que les Etats-Unis de libérer le navire, son équipage et leur famille », insiste la lettre.
Trump annonce qu'il prolonge le cessez-le-feu en attendant une proposition iranienne
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’il prolongeait le cessez-le-feu avec l’Iran jusqu’à la présentation d’une proposition iranienne et à la conclusion des discussions en cours.
Iran : le déplacement de JD Vance reporté « jusqu’à nouvel ordre »
Le déplacement du vice-président américain JD Vance pour des discussions avec l’Iran au Pakistan a été reporté jusqu’à nouvel ordre, a indiqué une source américaine au journaliste d’Axios Barak Ravid. Plusieurs médias américains ont rapporté des informations similaires.
L’Iran a communiqué sa décision « définitive » de ne pas participer aux négociations
L’Iran a pris sa décision « définitive » de ne pas participer aux négociations qui auraient dû avoir lieu mercredi au Pakistan avec les Etats-Unis, rapporte l’agence iranienne Tasnim. « La délégation iranienne a informé la partie américaine, par l’intermédiaire du Pakistan, qu’elle ne se rendra pas à Islamabad au Pakistan mercredi, les négociations étant sans horizon pour l’instant », selon l’agence, les qualifiant de « perte de temps car les Etats-Unis empêchent toute forme d’accord approprié ».
Les Iraniens accusent les Américains de ne pas tenir leurs engagements, et d’avoir exprimé « des exigences excessives » au cours du premier round de négociations, ce qui a mené « à une impasse totale ». Toujours selon le texte, « les Etats-Unis ont été contraints de mettre en œuvre un cessez-le-feu au Liban de peur d’attaques de missiles iraniens contre Israël ».
L'Iran menace d'anéantir la production pétrolière de ses voisins du Golfe en cas d'attaque menée depuis leur sol
Les gardiens de la révolution ont menacé mardi soir, peu avant l'expiration de la trêve avec les Etats-Unis, de réduire à néant la production pétrolière des pays du Golfe en cas d'attaque menée contre l'Iran depuis leur sol.
« Nos voisins du sud doivent savoir que si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », a averti le commandant de la Force aérospatiale du corps des gardiens, Majid Moussavi, cité par l'agence Fars.
Pendant la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines, l'Iran a mené de multiples attaques contre les monarchies du Golfe, accusées d'aider les Etats-Unis.
Forte explosion à Khiam après un nouveau dynamitage israélien
Une forte explosion a été entendue depuis peu à Khiam (Marjeyoun), à la suite d’un nouveau dynamitage mené par l’armée israélienne, rapporte notre correspondant. La déflagration a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.
Le Hezbollah dit avoir attaqué le nord d'Israël en riposte aux violations « flagrantes » de la trêve
Le Hezbollah a publié un communiqué peu avant 22h pour revendiquer le lancement, vers 18h50, d’une salve de roquettes et d’un essaim de drones contre une position d’artillerie israélienne dans la région de Kfar Giladi au nord d’Israël, qui est, selon lui, « la source de bombardements contre le village de Yohmor el-Chqif », dans le caza de Nabatiyé. Il a assuré répondre « aux violations flagrantes et répertoriées par l’ennemi israélien, plus de 200 depuis le début du cessez-le-feu, ayant compris des agressions contre des civils, la destruction de maisons et de villages entiers au Liban-Sud ».
L’ambassadeur israélien à Washington accuse le Hezbollah de violer la trêve : « Nous nous défendrons contre ceux qui cherchent à empêcher la paix »
L’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter, qui a rencontré la semaine dernière son homologue libanaise dans le cadre du début de négociations directes entre le Liban et Israël, a écrit sur X : « Alors qu’Israël et les États-Unis œuvrent sans relâche en faveur d’un avenir meilleur pour Israël et le Liban, le Hezbollah viole le cessez-le-feu de dix jours annoncé par le président Donald Trump ».
Il a ajouté : « Nous nous défendrons contre ceux qui cherchent à mutiler, tuer et empêcher la paix ».
Aoun remercie Mohammad ben Salmane pour le soutien saoudien au Liban
Le président de la République, Joseph Aoun, a contacté mardi soir le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane pour le remercier de « son soutien personnel ainsi que celui du Royaume d’Arabie saoudite au Liban », selon un communiqué de la présidence.
Le chef de l’État a salué « le soutien constant apporté aux Libanais, notamment dans les circonstances difficiles qu’ils traversent », tandis que le prince héritier a réaffirmé « le soutien de l’Arabie saoudite au Liban et au peuple libanais frère » et son engagement à « œuvrer pour mettre fin à ses souffrances ».
Araghchi affirme que « le blocus des ports est un acte de guerre »
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a estimé mardi que « le blocus des ports iraniens est un acte de guerre et constitue donc une violation du cessez-le-feu ». Alors que des négociations étaient prévues à Islamabad entre les délégations iranienne et américaine, le ministre iranien a assené que « frapper un navire commercial et prendre son équipage en otage est une violation encore plus grave », en référence à la saisie d’un bateau iranien par les forces américaines. Et de conclure : « L'Iran sait comment neutraliser les restrictions, comment défendre ses intérêts et comment résister à l'intimidation. »
Suspendre l'accord UE-Israël, une « interrogation légitime » en cas de statu quo, dit Macron
Emmanuel Macron a reconnu une « interrogation légitime » sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, si ce dernier « continue cette politique qui contrevient à son histoire », notamment au Liban.
« Ce n'est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s'est engagé dans des discussions qu'il faut précipiter une confrontation », a dit le président français, préférant temporiser avant de clarifier la position de la France. « Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d'évidence », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'Elysée avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam.
Macron : la France prête à aider le Liban dans ses négociations avec Israël, même sans y participer
Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France aiderait les autorités libanaises à préparer les négociations avec Israël, même si Paris ne participe pas directement aux discussions.
S’exprimant lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre libanais Nawaf Salam, M. Macron a estimé qu’il était « secondaire » pour la France d’être assise à la table des négociations, soulignant qu’il était dans l’intérêt du Liban que tous contribuent à l’aider dans ce processus.
La France, qui entretient des liens historiques étroits avec le Liban, a cherché à jouer un rôle dans ces discussions, mais s’est heurtée à des réticences de la part d’Israël et des États-Unis.
Trêve irano-américaine: il ne faut pas « laisser la guerre reprendre ses droits », prévient Macron
Emmanuel Macron a plaidé pour « donner du temps » aux négociations entre les Etats-Unis et l'Iran malgré l'expiration prochaine de leur cessez-le-feu, estimant qu'il ne fallait pas « laisser la guerre reprendre ses droits ». Il est « indispensable » que la trêve, qui demeure « très fragile, puisse perdurer parce que ces sujets ne seront pas réglés en quelques heures ou quelques jours », a déclaré le président français lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, à l'Elysée.
Négociation avec Israël: le Liban veut le « retrait total » des forces israéliennes, dit Salam
Le Liban réclame le « retrait total » des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, dans le cadre des négociations engagées avec Israël, a affirmé mardi le Premier ministre Nawaf Salam, alors qu'une nouvelle réunion est prévue jeudi à Washington.
« Le Liban a besoin de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire », dit Salam
Le chef du gouvernement libanais a affirmé que son pays avait besoin « de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois », lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron à Paris.
Israël doit « renoncer à ses visées territoriales », le Hezbollah doit être désarmé « par les Libanais », dit Macron
Emmanuel Macron a estimé mardi qu'Israël devait « renoncer à ses visées territoriales » au Liban, ajoutant que le Hezbollah devait « cesser » ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé « par les Libanais eux-mêmes ».
La trêve en cours « devra être étendue afin de permettre l'amorce d'une véritable dynamique de stabilisation », a dit le président français devant la presse au côté du Premier ministre libanais Nawaf Salam, reçu à l'Elysée. Il a plaidé pour un « accord politique entre Israël et le Liban qui garantisse la sécurité des deux pays, l'intégrité territoriale du Liban, et pose les jalons de la normalisation de leurs relations ».
Emmanuel Macron a aussi assuré que la France était « prête à maintenir son engagement sur le terrain » après le départ de la Finul, la mission de l'ONU, programmé pour la fin de l'année.
Le déplacement de JD Vance à Islamabad suspendu faute de réponse iranienne
Le déplacement du vice-président américain JD Vance à Islamabad, où il devait rencontrer des négociateurs iraniens et faire pression en faveur d’un accord nucléaire, a été suspendu après que Téhéran n’a pas répondu aux positions américaines de négociation, rapporte le New York Times, citant un responsable américain.
Le quotidien américain rappelle que M. Vance devait partir mardi matin pour la capitale pakistanaise, où les discussions devaient reprendre mercredi, le même jour où le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran est censé expirer. En l’absence de réponse iranienne, le processus diplomatique est de facto mis en pause, a indiqué la source, même si le voyage n’a pas été annulé.
L’armée israélienne accuse le Hezbollah de tirs de roquettes dans le sud du Liban et de violations du cessez-le-feu
L’armée israélienne a indiqué que le Hezbollah avait tiré plusieurs roquettes en direction de ses troupes opérant dans le sud du Liban, ce qu’elle a qualifié de « violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu. Elle ajoute qu’« en l’espace de quelques minutes », elle a « frappé le lanceur depuis lequel les roquettes avaient été tirées ».
Elle a également indiqué que les sirènes déclenchées dans des localités du nord d’Israël étaient probablement dues à l’interception d’un drone lancé depuis le Liban avant qu’il ne pénètre en territoire israélien, rectifiant ainsi un précédent rapport évoquant une possible erreur d’identification.
« Il s’agit de violations flagrantes de l’accord de cessez-le-feu », a accusé l’armée israélienne.
L’armée israélienne accuse le Hezbollah de tirs de roquettes dans le sud du Liban et de violations du cessez-le-feu
L’armée israélienne a indiqué que le Hezbollah avait tiré plusieurs roquettes en direction de ses troupes opérant dans le sud du Liban, ce qu’elle a qualifié de « violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu. Elle ajoute qu’« en l’espace de quelques minutes », elle a « frappé le lanceur depuis lequel les roquettes avaient été tirées ».
Elle a également indiqué que les sirènes déclenchées dans des localités du nord d’Israël étaient probablement dues à l’interception d’un drone lancé depuis le Liban avant qu’il ne pénètre en territoire israélien, rectifiant ainsi un précédent rapport évoquant une possible erreur d’identification.
« Il s’agit de violations flagrantes de l’accord de cessez-le-feu », a accusé l’armée israélienne.
Un berger a été brièvement enlevé à Chouaya, selon des témoins
Des témoins rapportent à notre correspondant au Liban-Sud qu'un berger a été brièvement enlevé à Chouaya (Hasbaya) par l’armée israélienne alors qu’il conduisait son troupeau aux abords du village, avant d’être relâché peu après.
Pour l'Iran, le cessez-le-feu expire à minuit GMT, rapporte la télévision d'Etat
La trêve de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran expire à minuit GMT, a déclaré mardi la télévision d'Etat iranienne, au moment où l'incertitude est totale sur la tenue de pourparlers pour mettre fin durablement à la guerre.
« Le cessez-le-feu prendra fin à 03H30 heure de Téhéran mercredi (00H00 GMT) », selon la chaîne.
Entrée en vigueur le 8 avril, la trêve devait en théorie se terminer dans la nuit de mardi à mercredi en Iran. Mais le président américain Donald Trump a semé le doute lundi en affirmant qu'elle se terminerait un jour plus tard, soit mercredi soir en heure de Washington. Il a ajouté qu'il était « très improbable » qu'il la prolonge.
Derniers développements au Liban-Sud, selon notre correspondant :
- Une puissante déflagration, due à un dynamitage mené par l’armée israélienne, a été entendue à Houla, ainsi qu’une autre à Taybé (Marjeyoun). Des incendies de maisons et de bâtiments ont également été signalés dans la région de Ras el-Dahr, à l’ouest de Meiss el-Jabal (Nabatiyé).
- Peu après 18h, l'armée israélienne a poursuivi le dynamitage de maisons à Tayr Harfa et Jibbein (Tyr).
Vance n’a pas encore quitté Washington pour les discussions sur l’Iran, selon la Maison Blanche
Le vice-président américain JD Vance n’a pas encore quitté Washington pour les discussions sur l’Iran et participe encore à des réunions de coordination politique, a indiqué un responsable de la Maison Blanche cité par Reuters.
Depuis Aïn el-Tiné, Joumblatt évoque « un retour à l’accord d’armistice avec certaines évolutions »
« Nous devons trouver les moyens appropriés pour consolider le cessez-le-feu », a affirmé mardi le leader druze Walid Joumblatt depuis Aïn el-Tiné, où il a été reçu par le président du Parlement et chef du mouvement Amal, Nabih Berry.
« L’un des moyens de consolider le cessez-le-feu est de négocier selon un ordre du jour clair, basé sur le retrait et la récupération des terres, a-t-il ajouté. Pour M. Berry et moi-même, le maximum que le Liban puisse offrir est un retour à l’accord d’armistice avec certaines évolutions. Il faut donc une nouvelle formule. »
L'Accord d'armistice de 1949 était un cessez-le-feu négocié par les Nations unies entre le Liban et Israël après la guerre israélo-arabe de 1948. Signé le 23 mars 1949, l’accord avait établi une ligne de démarcation entre les deux pays, mettant fin aux hostilités et posant les bases du maintien de la paix par le biais de l’Organisation des Nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST).
« J’insiste sur le maintien de la Finul dans le Sud, car la décision de retirer les forces de la Finul est une erreur, et je demande de préserver ces forces sans les attaquer », a également déclaré M. Joumblatt.
La Finul, qui doit entamer un retrait progressif du Liban-Sud d’ici la mi-2027 en prévision de l’expiration de son mandat à la fin de l’année, compte environ 8.200 Casques bleus issus de 47 pays. Elle se trouve aujourd’hui prise entre Israël et le Hezbollah. Samedi, un soldat français de la Finul a été tué et trois autres blessés au Liban-Sud dans une embuscade attribuée au Hezbollah par la France.
Salam à l’Élysée pour un entretien avec Macron
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam est arrivé à l’Élysée, où il doit s’entretenir avec le président français Emmanuel Macron, rapporte l’Agence nationale d’information.
Plus tôt dans la journée, la présidence française a estimé que la « zone tampon » imposée par l’armée israélienne dans le sud du Liban est « temporaire », sans en réclamer le démantèlement immédiat, tout en affirmant que « l’intégrité territoriale » libanaise devra être respectée « à l’issue des négociations » entre les deux pays.
Liban: la guerre entre Israël et le Hezbollah a fait 2.454 morts, selon un nouveau bilan
Le Liban a annoncé que le bilan de la guerre entre Israël et le Hezbollah, à laquelle un cessez-le-feu fragile a mis fin vendredi, avait fait 2.454 morts depuis le 2 mars. Selon le ministère de la Santé, 7.658 personnes ont par ailleurs été blessées dans ce conflit de plus de six semaines.
Aoun reçoit les familles des 13 membres de la Sécurité de l’État tués à Nabatiyé
Le directeur général de la Sécurité de l’État, le général Edgar Lawandos, accompagné des familles des 13 membres de la Sécurité de l’État tués plus tôt ce mois-ci dans une attaque visant le sérail de Nabatiyé, au Liban-Sud, s’est rendu à Baabda, où ils ont été reçus par le chef de l’État, Joseph Aoun.
Le président a présenté ses condoléances aux familles des militaires, affirmant que « l’État n’abandonnera pas ses fils résilients et se tient aux côtés des familles des martyrs ».
Liban : 15 ponts endommagés ; des dégâts estimés à 7 ou 8 milliards de dollars, selon le ministre des Travaux publics
Le ministre libanais des Travaux publics, Fayez Rassamny, a déclaré dans une interview à la chaîne LBCI que « les dégâts causés aux infrastructures à la suite de la guerre sont considérables », précisant que « plus de 15 ponts ont été totalement ou partiellement endommagés ».
Il a estimé le coût total des destructions entre 7 et 8 milliards de dollars, soulignant que le budget actuel du ministère « est très limité et ne correspond pas à l’ampleur des défis ».
Le ministre a expliqué que son ministère avait préparé un plan d’action en amont, immédiatement mis en œuvre dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les équipes du ministère ont ainsi été déployées au plus vite avec une priorité donnée au déblaiement des décombres et à la réouverture des routes, a-t-il indiqué rappelant que plusieurs axes majeurs ont été rouverts notamment le pont de Qasmiyé et l’autoroute de Bourj Rahhal.
Liban-Sud : la ministre de l’Éducation dénonce la destruction d’écoles à Khiam
La ministre libanaise de l’Éducation, Rima Karamé, a dénoncé dans un communiqué le fait que « l’agression israélienne poursuit ses crimes contre les institutions éducatives ».
Elle a ajouté qu’« Israël a effacé aujourd’hui les traces de l’Institut technique des Martyrs de Khiam, situé à l’entrée sud de la localité (Wadi al-Asafir) ». Elle a également rappelé que l'école publique de Khiam, dans le quartier nord de la localité, avait été détruit au début de la guerre, ainsi que l’école publique Ali Hussein Abdallah, située au centre du village.
Elle a, dans ce cadre, appelé la communauté internationale, et notamment l’ONU, à « protéger les civils, les établissements éducatifs et les élèves, qui continuent de payer un lourd tribut, avec des dizaines de morts, de blessés et de victimes ».
Elle a enfin affirmé que « les lieux d’enseignement sont des espaces sûrs dédiés au savoir, à la connaissance, au développement social et à la construction de la paix », appelant à « arrêter cette série de destructions barbares et à préserver ce qui reste des institutions, alors que le ministère s’emploie à assurer la continuité de l’éducation même dans les conditions les plus difficiles ».
Trump demande aux dirigeants iraniens de libérer plusieurs femmes qui seraient menacées d'exécution
Donald Trump a demandé aux dirigeants iraniens de « libérer » plusieurs femmes selon lui menacées d'exécution, en jugeant que ce serait un « très bon début pour les négociations » qui doivent reprendre entre Washington et Téhéran.
L'AFP n'était pas en mesure immédiatement de confirmer ces menaces d'exécution, ni l'identité de toutes les femmes dont le président américain a reproduit les photographies en appui de sa demande.
« Aux dirigeants iraniens, qui vont bientôt négocier avec mes représentants : je serais très reconnaissant de la libération de ces femmes. (...) S'il vous plaît ne leur faites pas de mal ! Ce serait un très bon début pour les négociations !!! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, en commentaire d'un message qu'il reproduit.
L'Iran condamne des arrestations « sans fondement » aux Emirats
L'Iran a condamné mardi les arrestations annoncées la veille par les Emirats arabes unis, qui ont affirmé avoir démantelé un « groupe terroriste » lié à l'Iran planifiant des attaques dans le pays du Golfe.
Ces interpellations sont « sans fondement », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, exhortant dans un communiqué les Emirats « à respecter les droits et la dignité humaine des individus et à s'abstenir de toutes (...) représailles ».
Les services de sécurité émiratis avaient indiqué lundi avoir démantelé un « groupe terroriste » qui comptait perpétrer des « actes terroristes et de sabotage sur le territoire national ». Les enquêtes ont révélé leurs liens avec l'Iran, selon cette source.
L’aviation de guerre israélienne mène son premier raid contre le Liban depuis le début de la trêve
Un avion de combat israélien a mené pour la première fois depuis le début du cessez-le-feu une frappe au Liban-Sud, ce mardi. Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, un raid de l’aviation israélienne a visé la vallée de Wadi Houjeir, l’une des limites géographiques de la « zone tampon » que souhaite imposer Israël au nord de la Ligne bleue. L’armée israélienne avait auparavant mené plusieurs frappes de drone, dont une hier ayant fait six blessés à Qaaqaiyat el-Jisr (caza de Nabatiyé).
Derniers développements au Liban-Sud : l’armée israélienne incendie des maisons à Chamaa et Tayr Harfa
Dans le caza de Tyr, des tirs à la mitrailleuse ont visé Chamaa et Tayr Harfa, où des habitations ont également été incendiées par l’armée israélienne. À Aïn Baal, le corps sans vie de Khayriyé Abdel Hussein Baalbaki a été retrouvé dans sa maison, touchée par un bombardement israélien avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon les informations de notre correspondants au Liban-Sud.
Dans le caza de Hasbaya, des tirs d’artillerie ont ciblé les abords de Kfarchouba.
Dans le caza de Nabatiyé, un bombardement a visé Kfour, tandis que des tirs d’artillerie et de phosphore ont ciblé Yohmor el-Chaqif. Dans le caza de Marjeyoun, des tirs d’artillerie ont visé Houla.
Salam du Luxembourg : « Le choix de la diplomatie n’est pas un signe de faiblesse, mais un moyen de recouvrer la souveraineté »
Le Premier ministre Nawaf Salam a défendu mardi le choix de recourir à des négociations directes avec Israël en vue de mettre fin à la guerre en cours au Liban. « Le choix de la diplomatie n’est pas un signe de faiblesse, mais l’expression d’une responsabilité nationale visant à explorer tous les moyens pour recouvrer la souveraineté de notre pays et sauver notre peuple », a-t-il déclaré dans un discours devant le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, à Strasbourg.
« Par ce processus diplomatique, nous cherchons à mettre fin à l’occupation de nos terres, à garantir la libération de nos détenus et à assurer le retour des déplacés dans leurs maisons et leurs villages », a-t-il poursuivi. Selon lui, « l’objectif de l’État libanais n’est pas une implication symbolique, mais au contraire une volonté ferme de saisir cette chance pour œuvrer à une solution définitive » avec Israël, insistant également sur les efforts visant à garantir le monopole des armes aux mains de l’État.
Vance et Ghalibaf participeront aux pourparlers à Islamabad
Les médiateurs pakistanais ont reçu la confirmation que les principaux négociateurs, le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, arriveront à Islamabad tôt mercredi, selon des sources proches du dossier citées par l'agence américaine Associated Press.
Les ministres arabes ont condamné les menaces iraniennes visant à fermer le détroit d’Ormuz
Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis par visioconférence à l’initiative du Bahreïn, ont condamné les menaces iraniennes visant à fermer le détroit d’Ormuz, appelant à ce que Téhéran soit tenu de compenser les dommages et pertes économiques qui en découleraient. La réunion, à laquelle a participé le chef de la diplomatie libanaise Joe Raggi, a également porté sur les attaques iraniennes jugées « illégales » contre des pays arabes, ainsi que sur les obligations imposées à l’Iran par le droit international dans ce contexte, selon un communiqué du ministères libanais de Affaires étrangères relayé par l'Ani.
Les ministres arabes ont condamné les menaces iraniennes visant à fermer le détroit d’Ormuz, appelant à ce que l’Iran soit tenu de compenser les dommages et pertes économiques qui en découleraient. Ils ont également exprimé leur rejet catégorique de la poursuite du financement, de l’armement et de l’activation par l’Iran de milices qui lui sont affiliées dans plusieurs pays arabes, au service de ses propres agendas au détriment de la stabilité régionale.
Le chef de l’armée américaine se dit « prêt à reprendre le combat à tout moment »
« Nous sommes prêts à reprendre le combat à tout moment », a déclaré le général Dan Kane, chef d'état-major interarmées de l'armée américaine, rapporte Axios.
Le cessez-le-feu temporaire de quinze jours conclu entre l'Iran et les États-Unis doit expirer ce soir à minuit (heure de Téhéran).
« L'Iran a violé le cessez-le-feu de nombreuses fois ! », s'exclame Trump sur Truth Social
Le président américain Donald Trump a accusé mardi l'Iran d'avoir « violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises », dans un message sur son réseau Truth Social, alors que la tenue d'un nouveau round de négociations à Islamabad restait incertaine.
Aucune confirmation n'a été obtenue côté américain que le président JD Vance irait au Pakistan. Et la télévision d'Etat iranienne a indiqué qu' »aucune délégation » ne s'y rendait, précisant que Téhéran attendait un « changement de comportement » des États-Unis.
Aoun : les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation »
Le président de la République, Joseph Aoun, a déclaré mardi que les négociations directes avec Israël « ne signifient ni renoncement ni capitulation, mais visent à résoudre les problèmes », appelant les Libanais « qui sont épuisés par les guerres » à se tenir aux côtés de leur État durant « cette période », dans un contexte de cessez-le-feu fragile de dix jours entré en vigueur vendredi après un mois et demi de guerre entre Israël et le Hezbollah.
Ces propos ont été tenus lors d’une rencontre au palais de Baabda avec une délégation de députés et de présidents de municipalités du caza de Jezzine. Le chef de l’État a défendu le choix de la voie diplomatique, estimant que « la diplomatie est une guerre sans effusion de sang, tandis que la guerre entraîne destruction et ravages ». Il a ainsi justifié l’engagement dans des négociations entre parties en conflit, tout en soulignant la nécessité de préserver les droits du Liban, d’obtenir « la fin des agressions, un retrait israélien et le retour des prisonniers », préalable à toute perspective de paix après « des décennies de violences ». Il a ajouté que « (s)on devoir et (s)a responsabilité sont de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité et la paix au Liban ».
« Le Hezbollah a déclenché cette guerre pour la République islamique », affirme un haut responsable iranien
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Ghalibaf, a affirmé lundi lors d’un point presse que le Hezbollah était entré dans la guerre régionale le 2 mars contre Israël « pour le bien de l’Iran ».
« Il y a toujours eu une guerre, le Hezbollah combat le régime sioniste depuis de longues années. Mais en réalité, cette dernière guerre a été déclenchée par le Hezbollah pour la République islamique. Le front de la résistance s’est mobilisé pour le bien de l’Iran », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse donnée à Téhéran, et retransmise lundi par la chaîne saoudienne al-Hadath.
Malgré les frappes israéliennes quotidiennes subies au Liban-Sud pendant quinze mois, le parti-milice avait cessé toute attaque contre Israël entre le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, marquant la fin de la guerre ouverte de l’automne 2024, et la nuit du 1er au 2 mars, lorsqu’il a décidé d’envoyer six missiles contre des localités du nord d’Israël.
« En représailles au sang pur de son Éminence l’imam sayyed Khamenei versé injustement et perfidement par l’ennemi sioniste et pour la défense du Liban et de son peuple, la résistance islamique a ciblé (…) le site de défense antimissile de Mishmar al-Karmel, au sud de la ville occupée de Haïfa », avait-il alors écrit dans son communiqué pour justifier son entrée dans la guerre régionale déclenchée le 28 février par les frappes israélo-américaines contre l’Iran.
Sadek Chaito, à Kfar Sir : « On a réussi à récupérer le corps de mon frère avant que les Israéliens ne le prennent »
Le frère de l’un des habitants de Kfar Sir tués par Israël témoigne auprès de notre journaliste Emmanuel Haddad.
« Quand mon frère est tombé en martyr, on a réussi à récupérer son corps avant que les Israéliens ne le prennent. Cela s’est produit lors des récentes guerres, pendant lesquelles ils prennent les dépouilles des combattants. Il a ensuite été enterré en wadiaa à Choueifat. L’importance de l’enterrer ici est surtout que mes parents puissent se recueillir. Mais pour moi, son esprit est toujours présent et nous accompagne dans ce que nous ressentons, une volonté de vengeance qui semble sans fin. »
Lui et sa famille viennent de Tiri, dans le caza de Bint Jbeil, mais habitent à Kfar Sir.
Amina Chaito, la mère dde Sadek et Hassan se dit « fière » : « Nous avons élevé nos enfants pour qu’ils combattent ceux qui violent nos terres et nous allons continuer jusqu’à ce qu’elles soient toutes libérées. » Le port est fier mais les traits restent tristes. De nombreuses femmes en sanglots viennent la réconforter. Chacune porte une image de son martyr.
Kfar Sir enterre une trentaine de ses habitants tués au Liban-Sud
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
À Kfar Sir, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, le village entier se prépare aux funérailles de 29 personnes déjà inhumées, rapportent nos journalistes sur place Emmanuel Haddad et Mohammad Yassine.
Les drapeaux du Hezbollah ornent la rue principale du village, tandis que des chants en l’honneur de Hussein résonnent.
Sur la place principale, une affiche illustre la guerre en cours, avec une caricature de Donald Trump tenant des sacs de dollars au milieu des décombres.
La présidence française juge « temporaire » la « zone tampon » instaurée par Israël au Liban-Sud
La présidence française a jugé mardi que la « zone tampon » imposée par l'armée israélienne dans le sud du Liban était « temporaire », sans réclamer son démantèlement immédiat, tout en affirmant que « l'intégrité territoriale » libanaise devra être respectée « à l'issue des négociations » entre les deux pays.
Les autorités israéliennes disent avoir tracé une « ligne jaune » en profondeur dans le sud du Liban, où leurs troupes combattent le Hezbollah, affirmant vouloir protéger les populations israéliennes du nord des tirs provenant du mouvement chiite.
« Il ne faut pas trop aujourd'hui s'occuper des prises de position israéliennes qui sont d'abord et avant tout des prises de positions +défensives+, au sens de l'établissement d'une zone tampon qu'ils estiment être nécessaire pour assurer leur sécurité », a dit à la presse un responsable français, jugeant qu'elle avait « vocation à être temporaire ».
« Aujourd'hui, l'enjeu n'est pas de faire bouger ces lignes et de retourner immédiatement à des lignes qui ont été établies par les différents mandats. Aujourd'hui, l'enjeu c'est de la stabilisation de la situation et éviter que les combats ne reprennent », a-t-il insisté.
Selon lui, c'est « à l'issue des négociations » qui se préparent entre les deux pays que cette zone « devra être rendue aux Libanais », dont « l'intégrité territoriale devra être respectée », dans le cadre d'une « paix durable ».
Alors que des responsables israéliens ont clairement fait savoir qu'ils voulaient que la France reste à l'écart des négociations, l'Elysée a défendu son rôle dans tout futur règlement.
« La France fait partie des pays qui ont un rôle très concret et très direct pour pouvoir +renforcer la main+ du gouvernement libanais, pour pouvoir soutenir son action très concrètement » dans la « mise en oeuvre » du désarmement du Hezbollah, a plaidé une conseillère d'Emmanuel Macron. « Il y a assez peu de pays qui sont capables de se mobiliser très directement », « la France en fait partie », et les Israéliens comme les Américains « en sont bien conscients », a-t-elle ajouté.
L'agence maritime de l'ONU lance un appel à l'aide aux marins bloqués dans le détroit d'Ormuz
Le chef de l'agence maritime de l'ONU a lancé un appel à venir en aide aux quelque 20 000 marins bloqués dans le détroit d'Ormuz, réclament notamment un meilleur accès au Wi-Fi pour ces équipages isolés.
Selon l'Organisation maritime internationale (OMI), près de 20 000 marins et environ 2 000 navires sont immobilisés depuis que le trafic a été interrompu dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. S'exprimant lors d'une conférence maritime à Singapour, le secrétaire général de l'OMI, Arsenio Dominguez, a souligné que les marins souffrent de stress et de fatigue extrêmes.
M. Dominguez a indiqué que certains pays avaient mis en place des lignes d’assistance téléphonique accessibles 24 heures sur 24 pour les marins, tandis que d’autres leur fournissaient de la nourriture. Mais davantage pourrait être fait au niveau personnel, comme « leur fournir un accès au Wi-Fi afin qu’ils puissent contacter leurs familles et leur faire savoir qu’ils vont bien », a-t-il martelé.
L'armée israélienne ordonne aux habitants du Liban-Sud de ne pas revenir chez eux ou s'approcher de la zone tampon
Dans un message publié sur le compte X de son porte-parole Avichay Adraee, l’armée israélienne a appelé les habitants du Liban-Sud et leur a ordonné de ne pas se déplacer au sud de la ligne délimitant la zone tampon établie au Liban-Sud, malgré le cessez-le-feu en cours depuis près d’une semaine.
Une carte avec une ligne rouge, approximativement parallèle à la frontière entre Israël et le Liban, allant de Mazraat Biout el Sayad dans le caza de Tyr à l’est de Aïn Ata (Hasbaya), a été partagée avec le message.
L’armée israélienne a également interdit aux habitants de s’approcher de la zone du fleuve Litani, de Wadi Slouki et de Wadi el-Salhani.
Elle a enfin interdit aux habitants de 47 localités de retourner chez eux : Bayada, Chamaa, Tay Harfa, Abou Chech, Naquoura, Jibbein, Dhaïra, Matmoura, Yarine, Zaloutiyé, Oum Touté, Beit Lif, Boustane, Chihine, Marwahine, Ramiyé, Salhani, Aïta el-Chaab, Hanine, Tiri, Rchaf, Yaroun, Maroun el-Ras, Bint Jbeil, Aïnata, Kounine, Aïtaroun, Blida, Maïhabib, Meis el-Jabal, Qalaat el-Debbé, Houla, Markaba, Talloussé, Bani Hayyan, Rab el-Thalatine, Adaïssé, Kfar Kila, Taybé, Deir Seriane, Kantara, Aalman Marjaayoun, Adaïssé el-Qasr, Labbouné, Iskandarouna et Maïssate.
Deux des soldats français de la Finul blessés dans l'attaque au Liban rapatriés « dans la journée »
Deux des soldats français blessés ce week-end au Liban vont être rapatriés mardi « dans la journée », et le troisième « n’est plus hospitalisé », a annoncé dans la matinée la ministre des Armées Catherine Vautrin.
La ministre s'exprimait devant les députés de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale, où est examinée cette semaine une révision de la loi de programmation militaire 2024-2030.
Elle a de nouveau rendu hommage, à la suite des députés, au sergent-chef Florian Montorio tué samedi dans le sud du Liban, dans une embuscade contre des Casques bleus attribuée par la France et l'ONU au Hezbollah.
L’armée israélienne dynamite des sites à Rchaf, dont une mosquée et un sanctuaire
L’armée israélienne a dynamité lundi soir à Rchaf (Bint Jbeil), un complexe situé sur la place publique, l’ancienne mosquée du village, ainsi que le sanctuaire Abou Zirr et le cimetière des martyrs du village, rapporte notre correspondant au Liban-Sud.
Nouvelles maisons dynamitées par Israël au Liban-Sud ; une école publique de Khiam entièrement détruite
L'armée israélienne a mené de nouveaux dynamitages de bâtiments et de maison dans les villages de Rab Thalathine et de Qantara (Marjeyoun). Des destructions similaires ont été rapportées ce matin à Beit Lif (Bint Jbeil), Chamaa, Bayyada et Naqoura (Tyr).
De plus, des tirs d'artillerie israéliens ont visé la périphérie du village de Chebaa (Hasbaya), tandis qu’un autre tir d’obus israélien a également atterri aux abords de Kounine et de Beit Yahoun (Bint Jbeil).
Par ailleurs, l'école professionnelle publique des Martyrs de Khiam, située à Wadi al-Asafir, à l'entrée sud de la ville, a été complètement détruite par l'armée israélienne hier soir. Celle-ci a placé des engins explosifs à l'intérieur du bâtiment, avant de le faire exploser.
Lisez le témoignage d'un habitant de Khiam : « Ce que je préférais dans ma maison de Khiam, c'est le jardin »
La guerre à Gaza avait déjà contribué à éroder le soutien des alliés européens et américain de l'État hébreu. Avec ses répercussions économiques, celle en Iran pourrait bien marquer un tournant.
Comment Israël a (presque) perdu l’Occident, l'éclairage de Laure-Maïssa Farjallah, est à lire ici.
« Le comportement d’Israël au Liban est tout à fait inacceptable », dénonce la diplomatie belge
Les actions d'Israël au Liban sont « totalement inacceptables », a déclaré mardi le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, au Luxembourg, à laquelle doit se joindre le Premier ministre Nawaf Salam.
« Le comportement d'Israël est tout à fait inacceptable. Bien sûr, nous devons condamner fermement les attaques initiales du Hezbollah qui, en cherchant à manifester leur solidarité avec l'Iran, ont entraîné le Liban dans une guerre dont il ne voulait pas, ainsi que la riposte disproportionnée et aveugle d'Israël. »
Il a également déclaré que la Belgique appelait à une suspension au moins partielle de l'accord d'association de l'UE avec Israël, ajoutant que la Belgique était « consciente qu'une suspension totale est probablement hors de portée compte tenu des positions des différents pays européens ».
Aucune délégation iranienne n'est encore partie pour des pourparlers au Pakistan avec les États-Unis, selon la télévision d'État
La télévision d'État iranienne a annoncé mardi qu'aucune délégation du pays n'était jusque-là partie pour le Pakistan pour participer à des pourparlers avec les États-Unis, à l'approche de l'expiration de la trêve entre les deux ennemis.
« Jusqu'ici, aucune délégation iranienne n'est partie pour Islamabad, au Pakistan, qu'il s'agisse d'une délégation principale ou secondaire », a affirmé la télévision d'État, démentant des informations affirmant le contraire.
Entrée en vigueur le 8 avril, la trêve entre l'Iran et les États-Unis doit se conclure « mercredi soir, heure américaine » a affirmé Donald Trump.
Israël poursuit ses destructions au Liban-Sud malgré la trêve, dont un important complexe sportif à Meis el-Jabal
Pendant la nuit, l'armée israélienne a poursuivi ses opérations de dynamitage dans les quartiers Ouest et Est de Khiam, jusqu'aux environs de la prison, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Les hélicoptères israéliens n'ont par ailleurs pas cessé de survoler le ciel du village, jusqu'à la localité de Debbine, en direction de Jdeidet Marjeyoun jusqu'à l'aube.
De plus, après avoir incendié hier soir des ambulances dans le centre de la défense civile du mouvement Amal, les troupes israéliennes ont fait exploser le complexe sportif de l’imam Sadr à Meis el-Jabal (Marjeyoun) pendant la nuit.
Ce complexe était une importante infrastructure sportive de référence pour la région, homologué pour accueillir des matchs de basketball et volleyball et d’autres sports Il avait été construit par le Conseil du Sud et inauguré sous le patronage du président du Parlement Nabih Berry, avec le suivi du député d’Amal Kabalan Kabalan.
Il était composé d’une salle couverte équipée d’un parquet, de tribunes pouvant accueillir plusieurs centaines de spectateurs, ainsi que de plusieurs salles de sport, de vestiaires, d’installations sanitaires, de bureaux administratifs, d’une cafétéria, ou encore de salles pour les commentateurs.
L’armée israélienne poursuit au Liban-Sud sa même stratégie déployée dans la bande de Gaza, consistant à détruire toutes les infrastructures publiques ou privées des villages qu’elle occupe afin d’empêcher tout retour de la population sur le long terme.
Sur ce sujet, découvrez notre dossier spécial : Ce que les villages du Liban-Sud, détruits par Israël, représentent pour ceux qui en sont originaires 👉 https://www.lorientlejour.com/dossier/1139-ce-que-les-villages-du-liban-sud-detruits-par-israel-representent-pour-ceux-qui-en-sont-originaires-
Téhéran exécute un homme accusé d'avoir dirigé un réseau lié au Mossad
L’Iran a exécuté mardi un homme accusé d’avoir dirigé un réseau lié aux services de renseignement israéliens et d’avoir incendié une mosquée à Téhéran lors des manifestations de janvier, a rapporté le site de la justice Mizan, cité par Reuters.
Selon Mizan, cet homme avait été condamné pour avoir mis le feu à la mosquée de Qolhak à Téhéran et pour des activités jugées contraires à la sécurité de l’État. Sa peine de mort a été confirmée par la Cour suprême et exécutée mardi matin, a ajouté le média judiciaire.
Rencontre Macron et Salam prévue dans la journée
Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer le Premier ministre libanais Nawaf Salam à Paris mardi, dans le cadre d’une visite visant à afficher le soutien de la France à « l’intégrité territoriale » du Liban, a indiqué l’Élysée lundi.
« L'Iran réagira avec fermeté à toute nouvelle action hostile », déclare un haut responsable militaire
Les forces armées iraniennes sont prêtes à apporter une « réponse immédiate et décisive » à toute reprise d’action hostile de la part des États-Unis et d’Israël, a déclaré mardi un haut commandant militaire iranien, selon l’agence semi-officielle Tasnim News Agency.
Une trêve de deux semaines entre l’Iran et les États-Unis doit expirer dans la nuit de mardi à mercredi. Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir violé le cessez-le-feu et ont renforcé leur contrôle sur le trafic maritime dans le Golfe.
Ali Abdollahi, commandant du quartier général central Khatam al-Anbiya Central Headquarters, a affirmé que Téhéran conservait l’avantage sur le plan militaire, notamment dans la gestion du détroit d'Ormuz, et ne permettrait pas au président américain de « créer de faux récits sur la situation sur le terrain ».
Katz menace Kassem et le Hezbollah
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a menacé mardi la direction du Hezbollah de graves conséquences, réitérant l’objectif d’Israël de démanteler le mouvement malgré un cessez-le-feu fragile, selon des propos rapportés par Ynet et The Times of Israel.
S’exprimant lors de la cérémonie officielle au mont Herzl à Jérusalem, à l’occasion de la Journée du souvenir des soldats tombés et des victimes du terrorisme commémorée en Israël, le ministre a affirmé que le secrétaire général du Hezbollah Naim Kassem « paiera de sa tête » s’il s’en prend à nouveau à l’État hébreu.
« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons ordonné à l’armée israélienne d’agir avec force, même pendant le cessez-le-feu, afin de protéger nos soldats au Liban contre toute menace (…) Notre devoir envers les habitants du nord (d’Israël) reste clair et sans équivoque : leur apporter la sécurité », a-t-il poursuivi, promettant d’agir également contre les menaces au nord du fleuve Litani au Liban.
« Hassan Nasrallah a détruit la communauté chiite au Liban, et Naim Kassem la détruira à son tour et paiera par la perte de maisons et de territoires — comme le Hamas l’a fait à Rafah et Beit Hanoun à Gaza — jusqu’à ce qu’il paie aussi de sa tête », a ajouté Israel Katz.
Faux appel à évacuation cette nuit à Haret Saïda
Le propriétaire d’une pharmacie située en face du bâtiment de la municipalité de Haret Saïda a reçu pendant la nuit un appel lui demandant d’évacuer les lieux dans un délai de dix minutes, a rapporté notre correspondant Mountasser Abdallah.
La municipalité a rapidement informé les services de renseignement de l’armée et l’immeuble a été évacué par précaution. Des tirs de sommation ont été entendus sur place afin d’alerter les habitants.
Il s’est avéré par la suite que l’appel n’était pas sérieux.
Par ailleurs, des avions de guerre israéliens ont survolé le sud du Liban, larguant des leurres thermiques dans le ciel.
L’armée syrienne occupe des maisons abandonnées du côté syrien du village libanais de Moucharrafé, dans la Békaa
L’armée syrienne a pris possession de maisons abandonnées situées du côté syrien du village libanais de Moucharrafé, dans le Hermel, au nord de la Békaa, rapporte notre correspondante Sarah Abdallah.
Elle ajoute que les habitants du reste du village ont pris peur et ont évacué femmes et enfants par crainte d’un incident entre civils et forces militaires, avant que l’armée libanaise ne se déploie à la frontière face aux soldats syriens.
L’armée syrienne a également érigé de nouveaux remblais de terre dans la zone.
Cet incident survient deux jours après que Damas a accusé le Hezbollah d’avoir cherché à lancer des roquettes sur Israël depuis le territoire syrien, ce que le mouvement chiite dément catégoriquement.
Au cours de la guerre, les États-Unis ont fait pression à plusieurs reprises sur le pouvoir syrien dirigé par Ahmad el-Chareh, qui a fait tomber le régime de Bachar el-Assad, pour entrer en guerre contre le Hezbollah.
Trump dit qu’il sera « long et difficile » d’exhumer l’uranium iranien
Le président américain Donald Trump a affirmé lundi qu’il serait « long et difficile » d’exhumer le stock d’uranium de l’Iran, dont la localisation reste incertaine depuis les frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens.
Vendredi, il avait pourtant déclaré que l’uranium iranien serait rapporté « sous peu » aux États-Unis. « On va aller le chercher, on va le rapporter aux États-Unis sous peu », a-t-il déclaré à une foule de partisans en Arizona.
« L’opération Marteau de minuit a mené à l’anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran. C’est pourquoi le déterrer sera un processus long et difficile », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social lundi soir.
Le dirigeant américain utilise l’expression de « poussière nucléaire » pour désigner à la fois les stocks d’uranium enrichi de l’Iran et parfois le matériel nucléaire enfoui lors des frappes américaines de juin 2025.
L’Iran a nié tout transfert. « L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’État.
Soldat français de la Finul tué au Liban : les membres du Conseil de sécurité de l'ONU condamnent l'attaque
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné lundi l'attaque qui a coûté la vie, deux jours plus tôt, à un soldat français de la Finul et blessé trois autres au Liban.
Exprimant leurs « plus sincères condoléances » aux familles des victimes, les 15 membres du Conseil ont rappelé dans un communiqué que « les Casques bleus ne doivent jamais être la cible d'attaques » et appelé à ce que les responsables « soient traduits en justice sans délai ».
Le sergent-chef Florian Montorio a été tué samedi dans une attaque attribuée par la France et l'ONU à des membres du Hezbollah.
Le parti-milice nie être à l'origine de cette attaque, menée contre des Casques bleus français, dans laquelle trois autres soldats ont été blessés.
Samedi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait également « condamné fermement » cette embuscade, la deuxième attaque meurtrière contre des soldats français attribuée à des groupes affiliés à Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran le 28 février. Un autre soldat français avait été tué en Irak.
L’Iran « préparé à dévoiler de nouvelles cartes sur le champ de bataille », lance Ghalibaf
Dans un message sur X cette nuit, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, qui avait participé au premier round de négociations d’Islamabad avec Washington, a déclaré que la République islamique « n’accepte pas de négocier sous la menace ».
« Le président Donald Trump, en imposant un blocus et en violant le cessez-le-feu, cherche à transformer cette table de négociations — dans sa propre imagination — en une table de capitulation, ou à justifier une reprise de l’escalade militaire. Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à dévoiler de nouvelles cartes sur le champ de bataille », a plus précisément écrit Mohammad Bagher Ghalibaf.
Vance doit partir pour le Pakistan dans la journée, selon Axios
L’information principale ce matin, c’est le départ prévu mardi du vice-président JD Vance pour le Pakistan, selon Axios, citant trois sources américaines.
Le haut responsable américain arrivera au Pakistan alors que le cessez-le-feu est sur le point d’expirer et que le président Donald Trump a menacé de lancer une nouvelle campagne de bombardements visant des ponts et des centrales électriques iraniennes si aucun accord n’est conclu.
Selon Axios, le président Donald Trump pourrait prolonger l’échéance des négociations en cas de progrès, après avoir déjà repoussé de facto la date limite du cessez-le-feu de mardi à mercredi soir.
Selon Axios citant une source officielle de la Maison-Blanche, le président Donald Trump ne devrait pas prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran lorsqu’il expirera mercredi.
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct du cessez-le-feu de dix jours instauré vendredi dernier au Liban, après un mois et demi de guerre entre le Hezbollah et Israël.
Malgré la trêve, l’armée israélienne démolit systématiquement les villages de la bande frontalière du Liban-Sud afin d’établir une « zone de sécurité », dont elle a défini dimanche les contours ; le Hezbollah a revendiqué sa première attaque, tandis qu’une nouvelle réunion libano-israélienne est programmée jeudi à Washington pour potentiellement prolonger la trêve.
➡️ Retrouvez ici notre direct de lundi.
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