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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

L'établissement d'une zone tampon au Liban-Sud par Israël « contre-productive », estime Hochstein

«L’Iran ne contrôle pas le Liban. Ce qui s’y passe ne relève pas de ses affaires », lance l'ancien émissaire américain.

L'établissement d'une zone tampon au Liban-Sud par Israël « contre-productive », estime Hochstein

L'émissaire américain Amos Hochstein à Aïn el-Tiné, le 19 novembre 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

L'ex-conseiller de l’ancien président américain Joe Biden et émissaire pour le Moyen-Orient Amos Hochstein a jugé dimanche « préoccupant » que le cessez-le-feu de dix jours instauré vendredi au Liban après un mois et demi de guerre entre le Hezbollah et Israël soit perçu comme ayant été négocié par l’Iran. Il a critiqué par ailleurs la volonté israélienne d'occuper une partie du Liban-Sud, une stratégie « contre-productive ».

Dans un entretien télévisé sur la chaîne américaine CBS News, celui qui avait joué un rôle clé dans la négociation d’un cessez-le-feu entre les deux belligérants en novembre 2024, a mis en garde contre le risque de voir se refermer « une véritable fenêtre d’opportunité » si Israël venait à occuper « une partie significative du Liban pour y rétablir une zone tampon ». Une telle option serait, selon lui, « contre-productive », car elle permettrait au Hezbollah de « reconstituer sa base politique et de renforcer son narratif ».

Celui qui a également été médiateur avant la signature de l'accord sur le tracé de la frontière maritime entre Tel-Aviv et Beyrouth en 2022 a estimé que les négociations directes avec Israël - prônées dès le début du conflit par le président libanais Joseph Aoun pour mettre fin à ce cycle vicieux de guerres - constituent « une évolution positive », même lorsqu’elles se tiennent à un « niveau inférieur », en référence à la réunion inédite des ambassadeurs des deux pays à Washington le 14 avril. Il a souligné que la plupart des Libanais aspirent à un cessez-le-feu durable, sans nécessairement souhaiter un accord de paix, mais avec l’espoir de voir le conflit prendre fin, ce qui exige, selon lui, des efforts sérieux. Il a enfin appelé à engager de « véritables négociations, à garantir le retrait israélien du Liban, à mettre fin aux combats et à apporter une aide réelle au pays pour désarmer le Hezbollah », estimant que le Liban « ne peut y parvenir seul ».

M. Hochstein s'est par ailleurs dit « réjoui » de la fin des affrontements au Liban, même s’il ne s’agit que d’une « pause ». En revanche, il juge « préoccupant » le fait la trêve soit « perçue » comme ayant été « négociée par l’Iran, en conditionnant sa participation à des discussions au Pakistan à l’instauration préalable d’une trêve au Liban. « C’est une catastrophe, car nous avons toujours insisté sur un point : l’Iran ne contrôle pas le Liban. Ce qui s’y passe ne relève pas de ses affaires », a-t-il affirmé, soulignant que permettre à Téhéran de dicter les termes n’était « pas une bonne chose ». Il a expliqué qu'au cours des dernières années de conflit, « le Hezbollah est apparu non pas comme une organisation strictement libanaise mais plutôt comme un acteur agissant, de son propre aveu, à la demande de l’Iran. Permettre à Téhéran de dicter les termes n’est donc pas une bonne chose ».

La guerre au Liban a débuté le 2 mars lorsque la formation pro-iranienne a attaqué Israël en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran et les milieux du Hezbollah soutiennent que c’est leur parrain iranien qui a arraché le cessez-le-feu aux Américains.

L'ex-conseiller de l’ancien président américain Joe Biden et émissaire pour le Moyen-Orient Amos Hochstein a jugé dimanche « préoccupant » que le cessez-le-feu de dix jours instauré vendredi au Liban après un mois et demi de guerre entre le Hezbollah et Israël soit perçu comme ayant été négocié par l’Iran. Il a critiqué par ailleurs la volonté israélienne d'occuper une partie du Liban-Sud, une stratégie « contre-productive ».Dans un entretien télévisé sur la chaîne américaine CBS News, celui qui avait joué un rôle clé dans la négociation d’un cessez-le-feu entre les deux belligérants en novembre 2024, a mis en garde contre le risque de voir se refermer « une véritable fenêtre d’opportunité » si Israël venait à occuper « une partie significative du Liban pour y rétablir une zone...