Le pont de la route maritime de Qasmiyeh, au Liban-Sud, qui a été bombardé par Israël le 17 avril 2026. Photo Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré vendredi que l’armée israélienne continuera de tenir « toutes les positions nettoyées et capturées au Liban » lors de la guerre qui a éclaté le 2 mars, confirmant ainsi qu’elle refusera de s’en retirer malgré le cessez-le-feu.
Ces zones ont été « vidées de leurs habitants », a-t-il ajouté, alors que ces dernières semaines des villages entiers du Sud ont été démolis par Israël, à l'explosif et au bulldozer, le long de la frontière.
L'offensive terrestre n'est pas terminée
Le ministre a également affirmé qu’Israël reste engagé à « désarmer le Hezbollah par des moyens militaires ou diplomatiques », selon des déclarations publiées par les médias Haaretz et Ynet.
M. Katz a encore indiqué que l’offensive terrestre au Liban et les frappes contre le Hezbollah avaient permis de réaliser « de nombreux gains », mais que les résultats obtenus étaient encore « incomplets », ajoutant que les forces israéliennes opèrent toujours au Liban dans le cadre d’un cessez-le-feu temporaire. Il a précisé que l’armée israélienne continuera de « débarrasser la zone de sécurité » des infrastructures du Hezbollah, promettant également la démolition de maisons dans les villages frontaliers, qu’il décrit comme des « bastions terroristes ». Il a enfin déclaré qu’Israël « promet la sécurité aux habitants du Nord et tiendra cette promesse ». Il a averti dans ce cadre que les civils libanais regagnant le Sud pourraient devoir être à nouveau évacués, rapporte l'AFP.
Selon les termes de la trêve, Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible le Hezbollah pour empêcher des attaques « planifiées, imminentes ou en cours », et conservera une zone de sécurité de 10 kilomètres le long de la frontière du côté libanais.

