L’Iran a accepté de cesser de soutenir le Hezbollah et le Hamas, dit Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré à CBS que l’Iran avait accepté de cesser de soutenir le Hezbollah et le Hamas. Il a affirmé que l’Iran avait « tout accepté » lors des discussions avec les États-Unis, y compris une coopération pour retirer de l’uranium enrichi du pays et le transférer vers les États-Unis. « L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part ; le transfert d’uranium vers les États-Unis n’a jamais été une option », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, à la télévision d’État IRIB. « L’uranium enrichi de l’Iran est sacré pour nous, comme le sol de l’Iran », a-t-il ajouté. Il a précisé qu’il n’y avait « aucune ambiguïté concernant une quelconque partie des négociations ; nous avons clairement exprimé nos positions ».
Liban et Iran : Le ministre saoudien des Affaires étrangères discute avec son homologue américain
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, a discuté au téléphone avec son homologue américain Marco Rubio des efforts pour assurer la pérennité de la réouverture du détroit d'Ormuz et pour consolider le cessez-le-feu au Liban, a rapporté l'agence de presse saoudienne SPA.
Pas de transfert de l'uranium enrichi vers les États-Unis, affirme Téhéran
Le transfert de l'uranium enrichi de l'Iran vers les États-Unis n'a jamais été une option pour Téhéran, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à la télévision d'État. Une réaction aux déclarations de Donald Trump selon lesquelles la République islamique était prête à travailler avec Washington pour récupérer l'uranium enrichi à 60 % enfoui depuis la guerre de juin 2025, afin de le transférer aux États-Unis.
Visite du président Javier Milei en Israël dimanche
Le président argentin Javier Milei est attendu dimanche en Israël pour rencontrer son allié, le Premier ministre Benjamin Netanyahu. C'est la troisième visite du dirigeant ultralibéral depuis son entrée en fonction en décembre 2023. Elle intervient après l'expulsion récente du chargé d'affaires de l'ambassade d'Iran à Buenos Aires.
Une probable réunion Iran-États-Unis ce weekend, évoque Trump
Le président américain a déclaré à Axios qu'une réunion se tiendrait probablement à la fin du weekend. « Les Iraniens veulent une rencontre. Ils veulent conclure un accord. Je pense qu'une réunion se tiendra probablement à la fin du weekend. Je pense qu'on aura un accord dans les deux prochains jours. »
Près de 20 navires repérés se dirigeant vers la sortie du Golfe arabo-persique via le détroit d'Ormuz
Près de 20 navires ont été repérés se dirigeant vers la sortie du Golfe arabo-persique via le détroit d'Ormuz, selon un site de données maritimes cité par Reuters. Plus tôt dans la journée, l'Iran avait annoncé rouvrir le passage maritime pour tout navire commercial qui respecterait une route bien définie et obtiendrait l'autorisation des gardiens de la révolution.
Israël dit avoir déployé une unité spéciale dans l’Anti-Liban avant le cessez-le-feu
L'armée israélienne a révélé avoir mené une opération militaire, baptisée Al-Oukab (l’aigle), quelques minutes avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Liban, au cours de laquelle des forces d'une unité spéciale ont été déployées dans une chaîne de montagnes faisant partie de l’Anti-Liban.
L'Iran tempère les avancées annoncées en série par Donald Trump, parle d'un accord préliminaire
Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que des différends importants persistaient entre les États-Unis et l'Iran, y compris sur le dossier nucléaire, et que des discussions sérieuses étaient nécessaires. Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait annoncé qu'un accord était très proche, la plupart des points ayant été négociés. Il avait également affirmé que l'Iran était prêt à renoncer à son programme nucléaire et qu'il avait accepté de récupérer avec Washington son uranium hautement enrichi enfoui depuis la guerre de juin 2025 pour le transférer aux États-Unis. Le haut responsable iranien a néanmoins affirmé à Reuters que son pays était prêt à assurer la nature pacifique de son projet nucléaire si ses exigences étaient respectées, sans donner plus de détails.
Il a en outre rappelé que l'ouverture du détroit d'Ormuz, annoncé plus tôt par le chef de la diplomatie iranienne, était conditionnel au respect des termes du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis. Et a admis auprès de Reuters qu'un accord préliminaire pourrait être conclu dans les prochains jours, avec la possibilité de prolonger le cessez-le-feu, et que cette entente pourrait créer l'espace nécessaire pour discuter d'une levée des sanctions et des compensations pour les dégâts infligés par la guerre.
La situation au Moyen-Orient reste fragile, avertit le ministre saoudien des Finances
Tout en se félicitant de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, ouvrant ainsi la voie à la reprise des livraisons de pétrole, Mohammed Al-Jadaan a averti que la situation au Moyen-Orient restait très fragile. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, qui préside le Comité monétaire et financier international (CMFI), organe consultatif du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré que certains pays seraient en mesure de rétablir rapidement leurs capacités de production, mais que d'autres auraient besoin de plus de temps, en fonction de l'ampleur des dégâts subis.
Le plus grand défi était moins de savoir dans quelle mesure la production de pétrole et de gaz naturel pourrait être augmentée, que de savoir si les assureurs se sentiraient à l'aise pour couvrir les livraisons et d'autres questions logistiques, a-t-il déclaré lors d'un point presse organisé dans le cadre des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington.
Attaques de l'Iran contre les télécommunications: les États du Golfe saisissent l'ONU
Les pays du Golfe et la Jordanie ont demandé à l'Union internationale des télécommunications (UIT) de l'ONU de condamner les attaques iraniennes contre leurs infrastructures, dans un courrier consulté par l'AFP, et exigé des mesures visant à protéger leurs infrastructures. La proposition devrait être examinée lors de la prochaine réunion du Conseil de l'agence, qui se tiendra du 28 avril au 8 mai.
Aoun : le Liban ne sera pas brisé
Le président libanais termine son discours en ces termes :
« Au monde, je dis : le Liban ne sera pas brisé, son peuple ne mourra pas, son droit triomphera. Notre avenir, nous le construirons par notre volonté et par la volonté de tous les Libanais. Vive mon peuple. Vive le Liban ».
Aoun : « Aux aventuriers qui jouent avec le destin du Liban et la vie des Libanais, je dis : assez ! »
Le chef de l'Etat s'adresse ensuite aux déplacés en disant : « vous reviendrez dans vos maisons, elles se relèveront avec vous, et nous sommes avec vous, à vos côtés, nous ne vous abandonnerons pas ». « Aux résistants restés dans leurs foyers sous la menace, je dis : vos sacrifices ne seront pas vains, et votre fierté restera notre emblème. Aux aventuriers qui jouent avec le destin du Liban et la vie des Libanais, je dis : assez ! Seul le projet de l’État au Liban est le plus fort, le plus durable et le plus sûr pour tous ».
Aoun : Les Libanais sont tous dans une seule embarcation
«Les Libanais sont tous dans une seule embarcation, dit Joseph Aoun. Ou bien nous la conduisons avec sagesse jusqu’au rivage de la sécurité, ou bien nous la coulons et nous sombrons tous avec elle. Nul n’a le droit de commettre ce crime, ni au nom d’un slogan, ni par instinct suicidaire, ni par loyauté à autre chose qu’au Liban et à son peuple. Je vous en conjure aujourd’hui, au nom de vos sacrifices et de vos douleurs, en fidélité à ceux qui nous ont quittés et en loyauté envers les résistants de notre peuple : ouvrez vos cœurs et vos esprits, ne voilez pas votre regard, ne fermez pas votre discernement par les slogans de l’accusation et de la trahison ».
« Les patries ne se construisent pas par l’instinct, mais par la conscience, l’unité et la confiance », ajoute-t-il.
Aoun : Une seule force armée qui nous protège tous
Le chef de l'Etat poursuit son discours en disant : « la force de ce pays réside d’abord dans la conscience de son peuple. Dans son unité fondée sur le droit, la justice et le choix de la vie commune, selon les principes de notre pacte national. Un seul État, auquel va notre loyauté totale et notre appartenance définitive. Une seule Constitution à laquelle nous nous référons. Une seule loi à laquelle nous nous soumettons tous. Une seule force armée qui nous protège tous ».
« Ne laissez pas les voix du doute et de la trahison semer la division entre vous, dit-il. Ne vous laissez pas entraîner par ceux qui exploitent vos émotions pour bâtir leur gloire sur le dos de votre stabilité. Faites appel à votre raison, surmontez les instincts des manipulateurs, et soyez convaincus que ce que nous faisons aujourd’hui et demain est pour votre sécurité, votre protection, votre vie libre, digne et sûre, et pour offrir à vos enfants un avenir plus sûr et plus stable ».
Aoun : Il n’y aura jamais d’accord qui touche à nos droits nationaux
« Je vous l’affirme dans le langage du serment et de la promesse : il n’y aura jamais d’accord qui touche à nos droits nationaux, qui diminue la dignité de notre peuple résistant, ou qui abandonne une seule parcelle de la terre de notre patrie, assure Joseph Aoun. Notre objectif est clair et proclamé : arrêter l’agression israélienne contre notre terre et notre peuple, obtenir le retrait israélien, étendre l’autorité de l’État sur toute sa terre par ses propres forces, assurer le retour des prisonniers, et permettre à nos familles de regagner leurs maisons et leurs villages, dans la sécurité, la liberté et la dignité ».
Aoun : Je suis prêt à aller partout où il le faudra pour libérer ma terre
« Je l’ai dit et je le réitère : je suis prêt à assumer pleinement la responsabilité de ces choix, continue le chef de l'Etat libanais. Je suis prêt à aller partout où il le faudra, pour libérer ma terre, protéger mon peuple et sauver mon pays. Ma mission est unique, claire, définie : sauver ce pays et son peuple. Je l’accomplirai avec une conviction nationale, humaine et spirituelle absolue. Et je sais que vous êtes avec moi : dans le secret comme au grand jour, dans vos cœurs comme dans vos esprit ».
Aoun : Je ne permettrai plus l’hémorragie de mon peuple pour les intérêts des puissances
« Je ne permettrai plus qu’un seul Libanais meure, ni que continue l’hémorragie de mon peuple, pour les intérêts des puissances ou les calculs des axes proches ou lointains, dit Aoun. Entre le suicide et la prospérité, moi et mon peuple choisissons la prospérité, et nous refusons le suicide. Entre les slogans trompeurs qui détruisent et les pas rationnels qui bâtissent, moi et mon peuple choisissons la raison ».
« Entre la mort absurde et gratuite au nom de causes étrangères, et la vie pour notre patrie et notre peuple, dans la dignité, la liberté et le bien-être... moi et mon peuple choisissons la vie », ajoute-t-il.
Aoun : les négociations avec Israël « ne sont ni une faiblesse, ni un recul, ni une concession »
Le chef de l'Etat poursuit en disant : « Je vous le dis avec franchise et confiance : ces négociations ne sont ni une faiblesse, ni un recul, ni une concession. Elles sont une décision née de la force de notre foi en notre droit, de notre souci de notre peuple, et de notre responsabilité de protéger notre patrie par tous les moyens ». « Elles sont surtout l’expression de notre refus de mourir pour quiconque, si ce n’est pour le Liban, ajoute-t-il. Les négociations ne signifient pas, et ne signifieront jamais, l’abandon d’un droit, la renonciation à un principe, ni l’atteinte à la souveraineté de ce pays ».
Aoun : Nous avons la certitude que nous sauverons le Liban
« Aujourd’hui, nous nous tenons devant une nouvelle étape : passer de l’effort pour arrêter le feu à l’effort pour établir des accords durables, qui garantissent les droits de notre peuple, l’unité de notre terre et la souveraineté de notre patrie, déclaré la chef de l'Etat. Dans cette étape, comme dans la précédente, nous avons la certitude que nous sauverons le Liban. Nous savons aussi que nous serons la cible de toutes les attaques, pour une raison simple : nous avons rendu au Liban son indépendance et sa décision, pour la première fois depuis près d’un demi-siècle ».
« Nous négocions désormais en notre nom, nous décidons en notre nom. Nous ne sommes plus une carte dans la poche de quiconque, ni un champ de bataille pour les guerres des autres, assure M. Aoun. Et nous ne le serons plus jamais. Nous sommes redevenus un État qui détient seul sa décision, qui la brandit haut, et qui l’incarne en actes et en paroles, pour la vie de son peuple et le bien de ses enfants, et pour rien d’autre ».
Le président libanais Joseph Aoun entame commence son discours après l’annonce, hier, du cessez-le-feu avec Israël.
Le président libanais Joseph Aoun entame commence son discours après l’annonce, hier, du cessez-le-feu avec Israël. « Je m’adresse à vous aujourd’hui du haut de la responsabilité et du cœur de la douleur que nous partageons tous. Ce ne sont pas des paroles fugitives, mais une parole sincère, qui porte le fardeau de la patrie et la souffrance de son peuple », affirme le chef de l'Etat.
كلمة رئيس الجمهورية العماد جوزاف عون الى اللبنانيين بعد دخول وقف إطلاق النار مع إسرائيل حيّز التنفيذ pic.twitter.com/P6kgF3hGfm
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) April 17, 2026
«Le cessez-le-feu obtenu est le fruit des efforts de chacun. Il est la moisson des sacrifices que vous avez consentis, réveillant la conscience du monde. Il est la moisson de ceux qui ont tenu bon dans leurs maisons et leurs villages, sur les lignes de feu, affirmant au monde que nous restons ici, que nous ne partirons jamais, quoi qu’il advienne », poursuit-il.
« Nous avons supporté des accusations, des insultes, des dénigrements et des mensonges. Et nous n’avons pas reculé. Jusqu’à ce qu’il apparaisse que nous avions raison. Et jusqu’à ce que le monde entier soit convaincu que ce que nous avons fait était le plus juste et le plus approprié », a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat a remercié « tous ceux qui ont contribué à la réalisation du cessez-le-feu, à commencer par le président américain, l’ami Donald Trump, jusqu’aux frères arabes dans leur ensemble, en tête desquels le Royaume d’Arabie saoudite ». « Nous comptons sur leur amitié à tous pour poursuivre ce que nous avons commencé hier et réaliser ce à quoi nous aspirons », a-t-il ajouté.
Trump réitère que l’accord en discussion avec l’Iran n’est pas lié au Liban, et promet de « rendre le Liban grand à nouveau »
Le président américain Donald Trump a réitéré que l'accord avec l'Iran n'est pas lié au Liban. « Encore une fois, cet accord n’est en aucune manière lié au Liban », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, ajoutant : « mais nous allons rendre le LIBAN GRAND A NOUVEAU », en référence à son slogan de campagne « Make America Great Again ».
Beyrouth « ville sans armes du Hezbollah »: la décision du gouvernement est irrévocable, affirme Salam
Le premier ministre libanais, Nawaf Salam a affirmé que la décision de son gouvernement de renforcer le contrôle étatique dans la capitale libanaise et d’accorder aux seules forces armées légitimes le monopole des armes était irrévocable.
« La décision du gouvernement de renforcer le contrôle total de l'État à Beyrouth et de limiter la détention d'armes aux seules forces légitimes, afin de préserver la sécurité et l'intégrité physique des citoyens ainsi que leurs biens, prise le 9 de ce mois, est irrévocable et nous veillerons à son application stricte », a-t-il souligné sur X
Au lendemain d’un carnage perpétré au Liban par Israël, le gouvernement libanais avait chargé l’armée et les forces de sécurité d’« assurer le monopole des armes » à Beyrouth, avec pour objectif de déclarer la capitale libanaise « ville sans armes du Hezbollah ».
Kiryat Shmona proteste contre le cessez-le-feu
Le maire de la communauté israélienne frontalière a annoncé que les écoles et les services municipaux de la ville seront fermés dimanche, pour protester contre le cessez-le-feu avec le Liban, entré en vigueur à minuit. Avichai Stern réclame le démantèlement du Hezbollah en tant qu'organisation militaire mais aussi civile, l'établissement de lignes de défense effectives le long de la frontière et la protection totale des résidents et des institutions publiques, a rapporté le Haaretz. L'édile a également déclaré que des actions de protestation se tiendraient dans tout le pays contre l'accord.
Donald Trump assure à l'AFP qu'un accord avec l'Iran est « très proche ».
Joseph Aoun reçoit un appel de Keir Starmer, qui réaffirme le soutien du Royaume-Uni
Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu un appel téléphonique du Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui lui a présenté ses condoléances pour les victimes des attaques israéliennes contre le Liban et exprimé sa solidarité avec le peuple libanais en cette période difficile de son histoire, a indiqué la présidence sur X.
M. Starmer a également exprimé la volonté du Royaume-Uni « d’apporter une aide humanitaire d’urgence pour alléger les souffrances des déplacés libanais, et de coopérer avec les organismes humanitaires officiels libanais à cet égard ».
Le Premier ministre britannique a en outre réaffirmé le soutien de son pays à l’armée libanaise dans le cadre du programme de coopération entre les deux pays, saluant le cessez-le-feu annoncé jeudi soir ainsi que les efforts du président Aoun pour y parvenir.
« Le président Aoun a remercié le Premier ministre Starmer pour ses prises de position, soulignant que le soutien britannique au Liban, et à son armée en particulier, a un impact profond sur les Libanais et reflète l’amitié étroite entre les deux pays. Il a ajouté que le Liban se trouvait à l’aube d’une nouvelle étape, offrant une opportunité de consolider la sécurité et la stabilité et d’étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire », a ajouté le communiqué.
Le Liban lance une « course contre la montre » pour rouvrir les routes après le cessez-le-feu
Le ministère des Travaux publics a annoncé vendredi dans un communiqué avoir commencé dès 3 h du matin les travaux sur le terrain pour rétablir les axes routiers et autres infrastructures endommagés ou détruits par les frappes israéliennes pendant la guerre qui a opposé l’État hébreu au Hezbollah depuis le 2 mars et qui a été mise en pause par un cessez-le-feu entré en vigueur à minuit.
Une opération lancée « avec l’autorisation de l’armée libanaise et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban » et que le ministère a qualifiée de « course contre la montre pour assurer la sécurité des citoyens et la reprise de l’activité économique », alors que l’armée israélienne a bombardé toutes les voies d’accès et ponts menant au Liban-Sud avec l’objectif de couper cette partie du Liban du reste du pays.
À l’entrée nord de Tyr, le ministère a ainsi indiqué avoir rouvert le pont de Qasmiyé, sur l’autoroute internationale, et ouvert une voie supplémentaire pour relier l’autoroute au niveau de Bourj Rahal à la route côtière menant à la ville de Tyr, afin d’améliorer la fluidité du trafic vers la ville et ses environs.
Le ministère a également déblayé et ouvert des routes et autres voies dans plusieurs villes et villages du Liban-Sud, dont le réseau de Nabatiyé, la route principale de Kfar Tebnit, les routes à Toul et Souané, l’axe passant par Maaroub, Arzoun, Chehour et Srifa, l’axe reliant Zrariyé à Bourj Chemali puis Tyr, les environs de l’hôpital de Tebnine et enfin la route reliant Hoch à Tyr.
Trois membres de groupes d'opposition kurdes iraniens ont été tués dans une frappe de drone près d'Erbil, dans le Kurdistan irakien, ont déclaré des sources sécuritaires.
La frappe israélienne sur la route Kounine–Beit Yahoun a fait un mort et trois blessés
Une frappe israélienne visant une moto et une voiture sur la route Kounine–Beit Yahoun, dans le caza de Bint Jbeil, a fait un mort et trois blessés, dont un de nationalité syrienne, a indiqué le Centre des opérations d’urgence sanitaire du ministère de la Santé.
Des tirs d’artillerie visent les abords de Kounine et Braachit
Des tirs d’artillerie israéliens ont ciblé les abords de Kounine et de Braachit (caza de Bint Jbeil), a rapporté notre correspondant Mountasser Abdallah.
L'Iran aurait accepté de suspendre son programme nucléaire indéfiniment, selon Trump
Multipliant les déclarations encourageantes sur l'état des négociations avec l'Iran, le président américain a déclaré que Téhéran avait accepté de suspendre son programme nucléaire indéfiniment, et ne recevra aucun avoir gelé des États-Unis, a rapporté Bloomberg. Donald Trump a ajouté qu'un accord pour mettre fin à la guerre était presque finalisé.
Iran : Trump affirme qu'il pourrait se rendre à Islamabad si un accord est conclu
Donald Trump a déclaré à Reuters qu'il pourrait se rendre à Islamabad si un accord est conclu, mais qu'il n'a pas encore pris la décision, ajoutant qu'il y aura probablement plus de discussions ce weekend sur un éventuel accord.
Les États-Unis travaillent avec l'Iran pour récupérer son uranium hautement enrichi, selon Trump
Le président américain a déclaré à Reuters que les États-Unis vont travailler avec l'Iran pour récupérer l'uranium enrichi et le ramener aux États-Unis. Plus de 400 kg d'uranium enrichi à plus de 60 % sont enfouis sous terre depuis la guerre de juin 2025. Leur sort constitue un point important des négociations entre les deux pays pour mettre un terme à la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février dernier. Donald Trump avait indiqué plus tôt que Téhéran avait accepté de remettre son stock d'uranium enrichi. « Nous allons procéder tranquillement pour récupérer l'uranium », a-t-il ajouté.
Le ministre de la Défense visite des centres d’aide et de déplacement et réaffirme le soutien aux familles de militaires
Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, s’est rendu au centre de distribution des aides de la station Charles Hélou, où il a pris connaissance des modalités de préparation et de distribution des aides destinées aux militaires. Il s’est également rendu à l’école publique secondaire de Sed el-Bauchrieh, où sont hébergés des militaires déplacés, afin de s’enquérir de leurs conditions de vie.
Il a affirmé que la direction de l’armée « est à leurs côtés dans ces circonstances difficiles », soulignant les efforts déployés pour « garantir leurs besoins essentiels dans les plus brefs délais, tout en préservant leur dignité ». Le ministre a rappelé que l’armée « a été et restera la pierre angulaire de la protection du pays et de la préservation de la dignité de ses citoyens », estimant que les soldats qui défendent les frontières méritent un soutien total.
Le bloc parlementaire du Hezbollah lance une attaque frontale contre le pouvoir
Le Hezbollah a lancé une attaque frontale contre le pouvoir. Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son bloc parlementaire, le parti-milice a affirmé que le fait que la trêve annoncée avec Israël soit limitée à seulement 10 jours est une façon pour Tel-Aviv de « faire du chantage au gouvernement ». Celui-ci « est revenu sur chacune des conditions qu’il avait précédemment présentées à l’ouverture de négociations », ajoute le texte, mettant en garde contre les « conséquences néfastes et dangereuses » des pourparlers directs.
«Le Hezbollah s'engage à respecter le cessez-le-feu avec prudence, à condition qu'il soit global et couvre l'ensemble des régions libanaises, y compris la zone frontalière, qu'il implique un arrêt des hostilités et une restriction de la liberté de mouvement de l'ennemi, et qu'il constitue un prélude au retrait israélien » précise le texte. Le parti-milice a également estimé que « le cessez-le-feu a été atteint en premier lieu sur fond de pressions et de contacts iraniens»
Retour des déplacés : 357 agents mobilisés et plus de 40 suspects recherchés après des incidents de tirs dits de « célébration »
Le responsable de la division des relations publiques des Forces de sécurité intérieure (FSI), Joseph Mousallem, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, « un plan de sécurité a été activé, avec le déploiement de 57 officiers et 300 agents (soit 357 au total) pour accompagner les citoyens dans leur retour vers leurs maisons et leurs villages ». Il a ajouté que « la circulation reste dense en raison de la destruction de certains ponts ».
Il a également appelé les citoyens à la prudence : « Ils ne doivent pas s’approcher des maisons endommagées ou fissurées et doivent coordonner avec les autorités compétentes », demandant par ailleurs de signaler immédiatement tout objet suspect.
Joseph Mousallem a indiqué en outre que « plus de 40 suspects impliqués dans les incidents de tirs d’hier sont activement recherchés ».
Des tirs dits de « célébration » dans la banlieue sud de Beyrouth, après minuit vendredi, à la suite de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, ont fait un mort selon la Défense civile, tandis que l’armée libanaise a annoncé avoir arrêté sept tireurs.
Aoun et Salam sont « les meilleurs dirigeants que le Liban ait connus », dit Barrack
L’envoyé américain pour la Syrie, Tom Barrack, a déclaré que le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam étaient « les meilleurs dirigeants que le Liban ait connus », soulignant la nécessité d’ouvrir un canal de dialogue avec le Hezbollah. Il a aussi souligné que les États-Unis cherchent à parvenir à un accord entre Israël et le Liban, incluant le désarmement du Hezbollah.
M. Barrack a ajouté qu’il était « temps de reprendre les négociations entre la Syrie et Israël », estimant qu’un accord de normalisation pourrait être conclu avant même celui avec le Liban. Dans le même contexte, il a indiqué que le président syrien Ahmad el-Chareh avait affirmé ne pas vouloir entrer en guerre avec Israël, précisant qu’« aucun missile n’a été tiré depuis la Syrie vers Israël ».
Une personne tuée dans une frappe de drone sur la route Kounine–Beit Yahoun
Une personne a été tuée dans une frappe israélienne de drone visant une voiture et une moto sur la route principale reliant Kounine à Beit Yahoun (Bint Jbeil), a rapporté notre correspondant dans le Sud. Cette frappe a eu lieu alors qu'un cessez-le-feu est entré en vigueur à minuit.
Trêve avec le Liban: l'armée israélienne annonce la levée des restrictions liées à la guerre
L'armée israélienne a annoncé vendredi la levée dans l'ensemble du pays de toutes les restrictions liées à la guerre, au premier jour d'une trêve avec le Liban après un mois et demi de conflit avec le Hezbollah.
La quasi-totalité des restrictions aux activités économiques et éducatives notamment avaient été levées dans la plupart du pays à la suite du cessez-le-feu avec l'Iran entré en vigueur le 8 avril, à l'exception du nord du fait de la poursuite des opérations militaires sur ce front.
Selon les consignes de la défense passive, l'ensemble du pays est passé à 16h00 (13h00 GMT) « à un niveau d'activité complet, sans aucune restriction, à l'exception de la zone de front, où une limitation des rassemblements à 1.000 personnes maximum sera en vigueur » jusqu'à 20h00 (17h00 GMT) samedi, moment à partir duquel cette dernière restriction « sera également levée », indique un communiqué militaire.
Trump affirme que l'Iran retire toutes ses mines du détroit d'Ormuz « avec l'aide des Etats-Unis »
Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran retirait toutes ses mines marines du détroit d'Ormuz avec l'appui des Etats-Unis, sans toutefois fournir de détails.
« L'Iran, avec l'aide des Etats-Unis, a retiré, ou est en train de retirer toutes les mines marines ! Merci ! », a déclaré le président américain dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
Liban : les frappes israéliennes du 2 mars au 16 avril ont fait 2294 morts et 7544 blessés
Le ministère de la Santé a indiqué que le bilan cumulatif provisoire de l’agression israélienne au Liban, depuis le 2 mars jusqu’au 16 avril à minuit, est de 2294 morts et 7544 blessés. Parmi les victimes, 100 morts parmi les secouristes et travailleurs de la santé, de même que 233 blessés, note le communiqué publié ce soir. Le ministère indique que le bilan final de l’agression sera publié après la fin des opérations de déblaiement des décombres, la récupération des dépouilles, les tests ADN, et l’identification des victimes.
Déminage en cours du détroit d'Ormuz, selon Donald Trump
Le président américain a affirmé que l'Iran a retiré, ou est en train de retirer toutes ses mines marines du détroit d'Ormuz « avec l'aide des États-Unis ».
Touch annonce avoir déjà réparé 30 stations de téléphonie mobile au Liban-Sud et dans la banlieue sud de Beyrouth
La société Touch de téléphonie mobile a annoncé que ses équipes techniques se sont rendues sur différents sites dans le Sud – au nord du fleuve Litani – et dans la banlieue sud, afin de réparer les pannes ayant affecté plusieurs de ses stations.
« Les équipes techniques ont réussi, dès les premières heures de l’aube, à réparer plus de 30 stations dans le Sud et la banlieue et les services de télécommunications et de données mobiles sont désormais disponibles pour la majorité des abonnés de la société dans les localités du Sud au nord du fleuve Litani et dans la banlieue sud de Beyrouth », a indiqué la société dans un communiqué, précisant que la société « répare actuellement des stations endommagées dans la Békaa-Ouest, où une stabilité du réseau est constatée au niveau de la Békaa en général ».
Touch assure que « ses équipes poursuivront leurs efforts de manière continue durant les prochains jours pour assurer la couverture du réseau, tant pour les appels que pour internet, avec la qualité attendue par ses abonnés dans ces régions en particulier, et dans toutes les régions libanaises ».
Trump dit interdire à Israël de bombarder le Liban
Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis ont interdit à Israël de bombarder le Liban après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
« Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des Etats-Unis. Ça suffit !!! », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
L'objectif israélien d'un démantèlement du Hezbollah « ne sera pas atteint demain », affirme Netanyahu
Israël n'a « pas encore fini le travail » contre le Hezbollah et son objectif d'un démantèlement du mouvement islamiste libanais « ne sera pas atteint demain », a mis en garde le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au premier jour d'une trêve d'une décade avec le Liban.
La guerre contre le mouvement chiite allié de Téhéran, qui a repris le 2 mars, a permis de repousser les « deux menaces venant du Liban », a affirmé M. Netanyahu dans un message vidéo: une « menace proche » d' »infiltration de milliers de terroristes sur notre territoire » et de « tirs de missiles antichars sur nos localités », et une « menace lointaine », celle des « missiles et roquettes destinés à détruire les villes d'Israël ».
« Le Hezbollah d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre de lui-même (...) mais je le dis honnêtement: nous n'avons pas encore fini le travail », a-t-il néanmoins ajouté à l'attention des Israéliens, et l'objectif du « démantèlement du Hezbollah (...) je vous le répète en toute franchise (...) ne sera pas atteint demain ».
Conditions iraniennes pour passer le détroit d'Ormuz
Un haut responsable militaire iranien a déclaré que les bâtiments commerciaux pouvaient franchir le détroit d'Ormuz selon une route définie et avec la permission de la marine des gardiens de la révolution, a rapporté une télévision d'État. Des précisions qui interviennent après l'annonce par Téhéran de la réouverture du passage maritime stratégique durant le cessez-le-feu avec les États-Unis.
Le cessez-le-feu au Liban, « un moment d’espoir » pour les civils
Le Conseil norvégien pour les réfugiés estime que le cessez-le-feu au Liban constitue « un moment d’espoir » pour les civils, tout en avertissant qu’il doit déboucher sur une fin durable des hostilités. Son secrétaire général, Jan Egeland, a déclaré qu’après 46 jours de violences, le cessez-le-feu offrait à la population à travers le Liban « une occasion de reprendre son souffle ».
Il a toutefois souligné que les civils avaient besoin de plus qu’une réduction temporaire des violences, évoquant des informations faisant état de violations israéliennes et des mises en garde adressées aux habitants contre un retour dans leurs foyers au sud du fleuve Litani. « Pour que ce cessez-le-feu ait un sens pour les civils, il doit conduire à un arrêt réel et durable des hostilités, a déclaré M. Egeland. Le peuple libanais n’a pas besoin d’une nouvelle trêve fragile. Il a besoin d’un cessez-le-feu permanent. »
Le blocus des ports iraniens sera maintenu jusqu'à un accord, affirme Donald Trump
Le blocus maritime américain de l'Iran reste en place, a déclaré Donald Trump. « Le blocus naval restera pleinement en vigueur, uniquement en ce qui concerne l'Iran, et seulement jusqu'à ce que notre transaction avec l'Iran soit conclue à 100 %« , a affirmé le président américain. Une annonce qui intervient après que le ministre iranien des Affaires étrangères a décrété le détroit d'Ormuz ouvert complètement à la circulation commerciale durant le cessez-le-feu avec les États-Unis, qui devrait se terminer la semaine prochaine si aucun accord n'est trouvé d'ici là pour le prolonger. Le président américain a néanmoins déclaré que le processus devrait être très rapide, « la plupart des points ayant déjà été négociés. »
Deux nouvelles explosions entendues à Qantara
Deux nouvelles explosions ont été entendues à Qantara (caza de Marjeyoun), où l'armée israélienne avançait à nouveau jeudi, a rapporté notre correspondant au Liban-Sud.
Deux cheikhs étrangers tués à la frontière libanaise, alors qu’ils combattaient l’armée israélienne
Deux cheikhs, originaires d’Iran et de Bahreïn, ont été tués alors qu’ils combattaient en première ligne au Liban-Sud, selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah. Le cheikh Mansour Habibipour, originaire d’Iran, et le cheikh Ali al-Mahouzi, originaire de Bahreïn, ont tous deux été tués lors des combats.
Après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban, le détroit d'Ormuz « entièrement ouvert », annonce Araghchi
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé dans un message sur X que, suite au cessez-le-feu désormais en vigueur au Liban, le détroit d'Ormuz était désormais « déclaré entièrement ouvert » pour la durée restante de la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis, déclarée le 8 avril pour une durée de deux semaines.
Les navires commerciaux pourront passer à travers le détroit « selon l’itinéraire coordonné déjà annoncé par l’Organisation des ports et de la navigation maritime de la République islamique d’Iran », a annoncé le chef de la diplomatie iranienne.
Une nouvelle victime extraite des décombres à Kfar Hatta, portant le bilan à trois morts, dont un soldat de l'armée libanaise
Une troisième personne a été retirée des décombres à la suite d’une frappe survenue jeudi sur Kfar Hatta (Saïda), avant le cessez-le-feu, portant le bilan à trois morts, a rapporté notre correspondant dans le Sud. Les victimes ont été identifiées comme Ahmad Hammoud, Mohammad Ahmad Hammoud, un soldat de l’armée libanaise, et Abbas Hammoud.
Le Portugal offre son « plein soutien » au Liban après le cessez-le-feu
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, s’est entretenu avec son homologue portugais, Paulo Rangel, au sujet de la situation au Liban et des évolutions rapides dans la région. Selon le ministère libanais des Affaires étrangères, les deux parties ont également discuté des efforts visant à « rétablir la stabilité » à la suite du cessez-le-feu.
Paulo Rangel a exprimé le « plein soutien du Portugal au Liban, à sa souveraineté et à l’unité de son territoire », a indiqué le ministère. Il a également salué le cessez-le-feu ainsi que la voie des négociations que le Liban entend suivre, la qualifiant de « véritable opportunité » pour parvenir à une « solution globale et durable » qui « renforcerait la stabilité et mettrait fin au conflit ».
Le Kremlin salue le cessez-le-feu entre Israël et le Liban et espère éviter une reprise des affrontements
Le Kremlin a salué le cessez-le-feu entre Israël et le Liban, soutenu par les États-Unis, et espéré qu’il contribuerait à éviter une reprise des affrontements, selon Reuters.
« Nous saluons cette décision et espérons que, dans le délai prévu, il sera possible de parvenir à des accords qui empêcheront la reprise des affrontements armés », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes.
Aoun évoque des « négociations cruciales », et le « rôle essentiel » de l'armée libanaise au Sud « après le retrait » israélien
Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré que les négociations directes à venir avec Israël seront « délicates et cruciales », et appelé à la « responsabilité nationale » durant la phase à venir. « Les regards du monde sont tournés vers le Liban », a-t-il lancé, devant une délégation de députés de Beyrouth, rapporte la présidence libanaise sur son compte X.
Il a expliqué que le Liban cherche, via les négociations, à « consolider le cessez-le-feu, à assurer le retrait des forces israéliennes des territoires du Sud occupés, à obtenir la libération des prisonniers et à traiter les différends frontaliers en suspens. » « Le cessez-le-feu constitue la porte d’entrée pour aller de l’avant dans les négociations, et il s’agit d’une option qui bénéficie d’un soutien local et international », a-t-il indiqué.
Sans mentionner explicitement le désarmement du Hezbollah, M. Aoun a indiqué que « l’armée libanaise jouera un rôle essentiel après le retrait des forces israéliennes, en se déployant jusqu’à la frontière internationale sud, en mettant fin aux manifestations armées et en rassurant les habitants du Sud, après leur retour dans leurs villages et localités », ajoutant « qu’aucune force armée autre que l’armée et les forces de sécurité légitimes ne sera présente. » Il s'est enfin félicité du « soutien au Liban » du président américain Donald Trump, et du « soutien arabe et international » dont bénéficierait le Liban.
Katz assure que l’armée israélienne continuera d’occuper « toutes les positions capturées » au Liban-Sud
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l’armée israélienne continuera de tenir « toutes les positions nettoyées et capturées au Liban » lors de la guerre qui a éclaté le 2 mars, confirmant qu’elle refusera de s’en retirer malgré le cessez-le-feu. Ces zones ont été « vidées de leurs habitants », a-t-il ajouté, alors que ces dernières semaines des villages entiers du Sud ont été démolis par Israël, à l'explosif et au bulldozer, le long de la frontière.
Le ministre a également affirmé qu’Israël reste engagé à « désarmer le Hezbollah par des moyens militaires ou diplomatiques », selon des déclarations relayées par les médias Haaretz et Ynet.
M. Katz a indiqué que l’offensive terrestre au Liban et les frappes contre le Hezbollah avaient permis de réaliser « de nombreux gains », mais que les résultats obtenus étaient encore « incomplets », ajoutant que les forces israéliennes continuent d’opérer au Liban dans le cadre d’un cessez-le-feu temporaire. Il a précisé que l’armée israélienne continuera de « débarrasser la zone de sécurité » des infrastructures du Hezbollah, promettant également la démolition de maisons dans les villages frontaliers, qu’il décrit comme des « bastions terroristes ». Il a enfin déclaré qu’Israël « promet la sécurité aux habitants du Nord et tiendra cette promesse ».
Un drapeau israélien planté au haut du château de Beaufort a été retiré, selon le président de la muncipalité d’Arnoun
Après avoir retrouvé un drapeau israélien planté au haut du château de Beaufort, l’une des constructions des croisés les plus imposantes du Liban, surplombant la vallée du Litani, des habitants de la localité d’Arnoun l’ont retiré, rapporte le président de la municipalité, Fawaz Qatibi, à notre correspondant Mountasser Abdallah. Il n'est pas possible de déterminer quand le drapeau a été hissé, selon le responsable.
Le président de la municipalité a en outre confirmé qu’il n’y avait aucune présence militaire israélienne sur les lieux, précisant que l’armée libanaise avait effectué une inspection de terrain. Le château de Beaufort est situé sur la rive nord du fleuve.
Une photo circulant sur les réseaux sociaux montre le drapeau israélien au haut du château, qu’Israël avait bombardé en 1982, avant de l'occuper jusqu'en 2000, date de son retrait du Liban-Sud. Une vidéo montre un jeune homme retirer le drapeau, en le jetant de la crête rocheuse de 300 m d’altitude, sur laquelle se dresse le château.
Raï depuis un monastère du Liban-Sud : « Assez de guerres, le Liban est une seule famille »
Le patriarche maronite, Béchara Raï, qui poursuit sa visite dans la région de Jezzine, au Liban-Sud, a insisté sur « la nécessité de mettre fin à l’époque des guerres et de passer à un véritable projet de paix » et appelé « à consolider le cessez-le-feu », espérant que « tous les déplacés retournent chez eux dans la paix ». Mgr Raï a tenu ses propos au monastère de Qattine des pères Antonins dans le caza de Jezzine au Liban-Sud, deuxième étape de sa tournée pastorale dans la région, au premier jour du cessez-le-feu.
Il a été rejoint, dans ce monastère qui a servi de refuge aux familles déplacées de différentes régions frontalières, chrétiennes et musulmanes, par le nonce apostolique Paolo Borgia.
Dans ce monastère, il a estimé que l'accueil des déplacés constituait « l’image du Liban que nous voulons : une seule famille diversifiée, qui s’enrichit les uns des autres ». « Assez de guerres, nous avons vu trop de meurtres et de destruction. Nous avons besoin de tourner la page et de commencer le projet de paix », a-t-il martelé. Il a dans ce cadre appelé les Libanais à traduire dans la vie quotidienne l’appel à la paix du pape Léon XIV.
Le bilan de la frappe nocturne sur Tyr monte à 15 morts et au moins dix disparus
Le président de la municipalité de Tyr, Hassan Dabbouk, a indiqué à notre correspondant que les équipes de secours de la ville ont jusqu’à présent réussi à extraire 15 morts des décombres des immeubles détruits dans une frappe israélienne menée au moment de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Il a précisé que les opérations de recherche se poursuivent afin de déterminer le sort d’environ dix personnes toujours portées disparues, voire davantage.
Selon le maire, la frappe a visé des immeubles comptant au moins cinq à six étages. « Si ces bâtiments avaient été entièrement habités, le bilan aurait été une catastrophe humanitaire encore plus grave », a-t-il estimé, alors que de nombreux habitants de la ville avaient fui Tyr en raison des menaces répétées de l'armée israélienne.
À Nabatiyé, des secouristes continueront à fonctionner comme en temps de guerre pour les 10 jours qui viennent
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
À Nabatiyé, Mahdi Sadek coordinateur d'un groupe de secouristes local non-partisans, n'est pas optimiste quant au cessez-le-feu. « Cette trêve n’offre aucune garantie. Nous ne changeons pas notre mode de fonctionnement dans les 10 jours qui viennent. Pas question pour l’instant de revenir dans notre centre situé au centre-ville ou de rouvrir nos deux restaurants dont les profits financent nos équipes », dit-il à notre journaliste Emmanuel Haddad depuis le centre installé face à l’hôpital Najdeh du Secours populaire libanais, à l’entrée de Nabatiyé.
M. Sadek a du enterrer trois collègues au cours de la guerre, dont le dernier, Mahdi Abou Zeid, a été tué le 15 avril dans une triple frappe sur des secouristes.
A l’intérieur de l'hôpital Najdeh, Mahmoud Sahmarani est sur un lit d’hôpital, le bras fracturé et le visage tuméfié. Hier soir, peu avant l’entrée en vigueur de la trêve, une frappe à détruit l’immeuble où il se trouvait, tuant son père, son oncle, son cousin et un voisin. « J’étais parti chercher un narguilé, sinon je serais mort avec eux. Israël ne respecte rien. Ils nous tuent, nous qui sommes civils, car ils ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs militaires. Une trêve avec eux ne signifie rien », dit-il à notre journaliste.
L'Office des eaux du Liban-Sud pleure quatre employés tués « dans l’exercice de leurs fonctions »
L'Office des eaux du Liban-Sud a annoncé le décès de quatre de ses employés, « tués alors qu’ils accomplissaient leur devoir national visant à assurer l’approvisionnement en eau des habitants des villages résistants du Sud ». Il s’agit de Abbas Toubah, du service des eaux de Nabatiyé, d’Ali Awada, de celui de Tyr, et de Hassan Shaheh et Hassan Dabbageh, de celui de Bint Jbeil. L'Office ne précise pas quand et où ces quatre hommes ont été tués.
Les corps de 11 personnes extraits des décombres de complexe résidentiel de Tyr bombardé cette nuit
Les corps de 11 personnes tuées ont été extraits des décombres d’un complexe résidentiel de Tyr, en plus de 35 blessés, rapporte notre correspondant dans le Sud, Muntasser Abdallah. Les équipes de la Défense civile poursuivent les opérations de recherche de personnes portées disparues sous les gravats, après la frappe menée au moment de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.
L’armée libanaise empêche l'accès à Khiam, occupée par Israël
L’armée libanaise a bloqué la route au niveau du carrefour Khiam–Marjeyoun–Ebel el-Saqi en direction de Khiam (Marjeyoun) et empêche le passage vers la ville, toujours occupée par Israël et dans laquelle de puissantes détonations ont été entendues ces dernières heures.
Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, « remercie l’Iran pour avoir permis ce cessez-le-feu et pour avoir fait face à l’ennemi »
Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a tenu dans une prise de parole depuis la banlieue sud de Beyrouth à « remercier l’Iran pour avoir permis ce cessez-le-feu et pour avoir fait face à l’ennemi israélien », rapporte notre journaliste sur place Caroline Hayek.
Le cessez-le-feu a été annoncé par le président américain Donald Trump, à la suite d’entretiens téléphoniques séparés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.
« Aux déplacés, nous disons : vous allez rentrer chez vous, dans vos villages du Sud », a-t-il déclaré. « Malgré les destructions, votre retour ce matin et hier soir a été une fierté », a poursuivi le député. « Nous voulons le cessez-le-feu, le retrait de l’ennemi de notre terre, le retour des déplacés et la libération des prisonniers », a-t-il énuméré.
« J’invite les responsables libanais à descendre sur le terrain, à écouter les souffrances du peuple, et à voir de leurs propres yeux les crimes de l’ennemi israélien », a encore affirmé Hassan Fadlallah.
L’armée libanaise met en garde les habitants qui retournent vers le Sud contre les objets suspects
L’armée libanaise a averti les personnes rentrant au sud du Liban de ne pas s’approcher d’objets suspects, qui pourraient être des munitions non-explosées, alors qu'un adolescent a été tué dans une détonation plus tôt dans la journée à Majdel Selm. Dans une brochure diffusée notamment par l'unité de gestion des catastrophes du Grand Sérail, la troupe exhorte les Libanais à ne pas toucher les objets suspects, s'en éloigner calmement et avertir de leur présence.
De son côté, la municipalité de Abbassiyé (Tyr) a appelé les habitants de retour à faire preuve d’une extrême prudence et vigilance. « Évitez de vous rendre dans les champs, terres agricoles ou zones ouvertes à ce stade, sauf après avoir vérifié qu’ils sont exempts de restes de guerre et d’objets suspects pouvant représenter un danger direct pour la sécurité publique. »
Des détonations entendues dans les villages frontaliers du Sud
Trois explosions ont été entendues à Qantara, dans le caza de Marjeyoun, où l'armée israélienne avançait à nouveau jeudi, selon notre correspondant. Deux autres explosions ont également été signalées, l’une dans la ville de Bint Jbeil et l’autre à Khiam (Marjeyoun), occupées par l'armée israélienne, selon notre correspondant dans le Sud, Muntasser Abdallah.
Des munitions non explosées ont par ailleurs été découvertes sur la route de la rivière entre Arzi et Zrariyé (Saïda), selon notre correspondant.
Électricité du Liban commence à réparer les dégâts des frappes israéliennes sur le réseau électrique au Liban-Sud
Électricité du Liban (EDL) a annoncé dans un communiqué avoir commencé à réparer les dégâts provoqués par les « agressions israéliennes » sur le réseau de distribution au Liban-Sud.
Le fournisseur a précisé que les lignes à haute tension reliant Zahrani–Tyr (220 kV), Tyr–Wadi Jilo (66 kV) et Nabatiyé–Tyr (66 kV), ainsi que toutes les principales stations de transformation situées au sud du fleuve Litani, ont été isolées, privant les régions alimentées par ces stations d’électricité, à l’exception de la station de Marjeyoun.
« En conséquence, les équipes techniques de l’établissement ont fait fonctionner la centrale de Tyr de manière indépendante du réseau, afin d’alimenter les zones desservies par la station principale de Tyr, tout en lançant simultanément des travaux de réparation des pannes sur les lignes de transport et de distribution endommagées, selon les moyens disponibles et les conditions de sécurité », a indiqué EDL.
La centrale de Tyr fonctionne au mazout et dispose d’une capacité réduite de 35 mégawatts, selon le site d’EDL. EDL a enfin annoncé qu’elle tiendra les citoyens informés de toute évolution concernant la réparation des pannes et le rétablissement du courant électrique.
Le Jihad islamique palestinien et la Jamaa Islamiya saluent le cessez-le-feu et rendent hommage au Hezbollah et aux habitants du Sud
Le Jihad islamique palestinien au Liban a félicité le peuple libanais et le Hezbollah après l'annonce du cessez-le-feu, relevant la « résilience héroïque sur les lignes de front du sud du Liban ». Le Hezbollah a revendiqué des centaines d'attaques contre les avancées de soldats israéliens au Liban-Sud. Ces derniers ont toutefois détruit des dizaines de villages de la bande frontalière, afin d'y établir une « zone de sécurité ».
De son côté, la Jamaa Islamiya a déclaré qu’elle « salue les efforts internationaux et régionaux ayant conduit à cet accord de cessez-le-feu, et espère que ces efforts se poursuivront afin de parvenir à une fin permanente de cette guerre catastrophique ».
Le groupe a également appelé au « retrait complet d’Israël de tout le territoire libanais » et a salué les « convois retournant vers leurs villes et villages dès les premières heures de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu ».
Cessez-le-feu au Liban : le patriarche maronite se félicite d'un « nouveau chapitre » et souhaite la « fin du cycle de violence »
Le patriarche maronite Bechara Raï, s'est félicité du cessez-le-feu au Liban, qu'il a qualifié de « début d'un nouveau chapitre » et de « nécessité urgente ». Mgr Raï a fait cette déclaration depuis Qrayé, première étape de sa tournée pastorale dans la région de Jezzine, au Liban-Sud, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).
Il a appelé à « « la consolidation de la paix et à mettre fin au cycle de la violence », affirmant que « le Liban a été créé pour être un pays de paix et non un champ de guerres ». « La guerre n’apporte que destruction, mort et inimitiés », a-t-il regretté. « Les scènes de retour des déplacés dans leurs villages traduisent la profonde aspiration des Libanais à la stabilité et à la tranquillité », a encore affirmé le dignitaire religieux.
Il a poursuivi en affirmant que « la volonté sincère et le dynamisme des Libanais constituent un atout précieux pour consolider le cessez-le-feu et bâtir une paix durable, qui redonne au Liban son véritable visage de terre de rencontre et de message ».
Après le cessez-le-feu, le Hezbollah dit « garder le doigt sur la gâchette »
Le Hezbollah a affirmé garder « le doigt sur la gâchette » après l'annonce du cessez-le-feu avec Israël, qui devrait durer dix jours, dans un communiqué faisant le bilan des attaques menées pendant les 46 jours de guerre.
Dans ce texte, le parti-milice dit avoir mené au cours de l'opération de la « Paille mâchée », entre le 2 mars et le 16 avril, 2.184 opérations militaires contre Israël. Ces attaques ont visé les forces de l’armée israélienne « à l’intérieur du territoire libanais et a ciblé leurs positions, casernes et bases militaires » sur le territoire israélien, jusqu' « au-delà de Tel-Aviv, atteignant jusqu'à 160 kilomètres de profondeur. » Le parti avait revendiqué notamment une attaque sur une base militaire à Ashdod. Il souligne que ces attaques de drones kamikazes et de roquettes de différents calibres étaient une « riposte aux crimes de l’ennemi contre les civils et à la destruction d’immeubles résidentiels et d’infrastructures civiles. »
« Les doigts des combattants resteront sur la gâchette, vigilantes face à la traîtrise et à la perfidie de l’ennemi », conclut le communiqué, alors que l'armée israélienne a mené une série de dynamitages et quelques tirs d'artillerie sur le Liban-Sud depuis la nuit.
Le ministre du Travail, affilié, au Hezbollah espère que la trêve mène à un « arrêt total de la guerre ».
Le ministre du Travail, Mohammad Haïdar, qui est affilié au Hezbollah, a déclaré dans un entretien à Sputnik qu’il souhaitait que la trêve de dix jours, entrée en vigueur vendredi à minuit entre le Liban et Israël, soit « suivie d’un arrêt total de la guerre ».
« Nous sommes aujourd’hui au début de la trêve et les dix jours constituent une première étape. Nous espérons qu’elle sera suivie d’un arrêt total de la guerre. Que nous le voulions ou non, la situation libanaise est globalement liée aux évolutions régionales, et toute évolution positive au niveau régional se répercutera directement sur la scène intérieure libanaise », a-t-il affirmé.
Il a ajouté que « la nouvelle phase exige un consensus national pour protéger le Liban et son territoire ».
Il a affirmé que les retours en masse des habitants du Liban-Sud dès l’annonce de la trêve « témoignent de leur résilience et de leur refus de s’en éloigner ».
Concernant l’action du gouvernement durant cette période, il a estimé qu’« il est de son devoir de se tenir aux côtés des citoyens pour assurer leur retour et mettre en place un plan de reconstruction, notamment pour les villages totalement détruits », et qui devra commencer par le déblaiement des gravats.
À Nabatiyé, le directeur d'une association de secouristes espère la fin de cette guerre « particulièrement violente pour les civils »
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
À Nabatiyé, Ali Chokr, directeur de l’association de secouristes indépendants Beit el Talaba, n’est qu'à moitié soulagé par l'annonce du cessez-le-feu temporaire. « Après la dernière guerre (terminée officiellement en novembre 2024, Ndlr) on sentait qu’on avait échappé belle à quelque chose qui aurait pu nous détruire. Cette fois on ne sait pas ce qui nous attend, mais, si Dieu veut, la guerre est bien finie », dit M. Chokr. Il évoque cette fois-ci une guerre « particulièrement violente pour les civils à Nabatiyé, avec le ciblage de quartiers résidentiels, de secouristes… »
Le responsable n’a pas quitté sa ville depuis le début de la guerre. « Tous les cinq jours, nous allions distribuer des caisses alimentaires chez les gens », dit-il à notre journaliste Emmanuel Haddad, sur la place principale de Nabatiyé.
Hajjar estime que les forces de sécurité et l’armée doivent redoubler de vigilance dans les jours à venir
Photo ANI
Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a estimé que les forces de sécurité et l’armée devront « redoubler d’efforts et renforcer leur coordination afin d’accompagner le retour des habitants dans plusieurs villages et localités, notamment à travers le renforcement des mesures de sécurité et de maintien de l’ordre, ainsi que l’assurance de la fluidité de la circulation ».
Le ministre s’exprimait lors d’une réunion sur le suivi « des mesures et procédures mises en œuvre sur le terrain pour accompagner l’accord de cessez-le-feu », en vigueur depuis vendredi à minuit, dans la salle des opérations centrale du ministère, au cours de laquelle il a tenu une visioconférence avec les officiers de la salle des opérations des Forces de sécurité intérieure.
Ahmad Hajjar a également demandé au directeur général de la Défense civile libanaise, le général de brigade Imad Khreiss, « de participer activement aux opérations de déblaiement des décombres et de répondre rapidement aux appels des citoyens ».
Dans les embouteillages avant Tyr, Sami, 21 ans, remercie « Berry et la résistance » pour la trêve
Dans la benne d'un camion rempli d'affaires, Sami 21 ans, est coincé dans le trafic près de pont de Qasmiyé, vers Tyr. « Qui pourrait attendre avant de rentrer chez soi », lance-t-il à notre journaliste Lyana Alameddine, en allusion aux appels à retarder les retours. Il rentre à Srifa, dans le caza de Tyr.
« Je ne sais pas dans quel état est la maison, mais Je suis heureux », affirme-t-il, concédant toutefois avoir « peur que la guerre reprenne. » Il dit se sentir « victorieux » : « les Israéliens vont ressortir de nos territoires, et cela grâce aux armes » du Hezbollah, déclare-t-il avec bravache. Il remercie encore « l'estéz (le surnom donné au chef du mouvement Amal, Nabih Berry, ndlr) et la résistance » du Hezbollah, et non l'Etat pour le cessez-le-feu. « C'est grâce à la situation sur le terrain qu'il y a eu un cessez-le-feu, pas grâce aux négociations », ajoute-t-il.
À Haret Hreik, un commerçant fait état de « dégâts moins importants qu'en 2024 » dans la banlieue sud de Beyrouth
Photo Lucille Wassermann / L'Orient-Le Jour
Bilal Abou Zeinab est originaire du village frontalier de Taybé, mais habite Haret Hreik. Il y a un magasin de foulards. Dans ce quartier de la banlieue sud de Beyrouth, il déblaie sa vitrine soufflée par une frappe, après être arrivé de Aley, où il s'était déplacé pendant la guerre. Il affirme qu'il ne dormira pas à Haret Hreik cette nuit, parce qu'il n'y a « ni électricité ni eau ». Il était venu dans le quartier hier soir, avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, pour parcourir la banlieue et constater les dégâts, estimant que ceux-ci sont « moins importants qu’en 2024, en raison de frappes plus ciblées ».
« On souffre à cause d Israël depuis 48, nos maisons au Sud on les a reconstruites quatre fois. La dernière guerre j’ai perdu mon appartement dans la banlieue sud tout comme celui de mon fils », raconte-t-il. Il a également peu d'espoir que la guerre se termine de si tôt et fustige le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, qui « trahissent aujourd’hui notre mémoire, sans prendre en compte nos douleurs depuis des décennies ».
Comme lui, de nombreux autres personnes, majoritairement des hommes, sont venus constater les dégâts dans leurs appartements, selon notre journaliste Caroline Hayek. Tous affirment qu'ils ne dormiront pas là cette nuit, craignant des frappes. Devant les commerces, des propriétaires déblaient, mais restent également méfiants et affirment qu'ils ne rouvriront pas immédiatement leurs magasins.
Tirs de célébration : l’armée libanaise arrête sept Libanais, un Syrien et un Palestinien
L'armée libanaise a annoncé avoir arrêté sept Libanais, un Syrien et un Palestinien qui ont participé aux tirs de célébration après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. « L’enquête a été ouverte avec les personnes interpellées, qui seront remises aux autorités compétentes. Les recherches se poursuivent par ailleurs afin d’arrêter les autres personnes impliquées », précise la troupe.
Des tirs de mitrailleuse et de roquettes B7 ont été entendus, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth, après minuit. Un bilan officiel d'éventuelles victimes n’a pas encore été communiqué. Des premiers rapports font état de deux morts.
Pont de Qasmiyé détruit par Israël : l'armée libanaise oeuvre à la « réouverture complète » de l’infrastructure côtière
L'armée libanaise œuvre à la « réouverture complète » du pont de Qasmiyé, qui relie Saïda à Tyr sur la route côtière, « en coordination avec les municipalités et des associations locales », selon un communiqué. Une unité militaire s’est par ailleurs déployée aux abords du pont, précise la troupe.
Cette infrastructure avait été frappée une nouvelle fois jeudi pendant la journée par Israël. L'armée libanaise a d’abord empêché le passage sur ce pont pendant la nuit, craignant une frappe, avant de commencer des opérations de terrassement sur le cratère provoqué par le bombardement de la veille.
Dans les embouteillages vers Tyr, des déplacés de Kafra affirment que même si la trêve ne tient pas, ils ne quitteront plus le village
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Sur l'autoroute entre Saïda et Tyr, la circulation est à l'arrêt total, rapporte notre journaliste sur place Lyana Alameddine.
Dans une voiture, floquée d'un drapeau à l'effigie d'un combattant du Hezbollah mort au combat, la femme et le frère de ce « martyr », Mohammad Sbaity, affirment rentrer à Kafra. « On rentre avec fierté grâce au sang des martyrs », dit la veuve, qui n’a pas d’enfants et aurait voulu « être avec son époux sur le front. » « Mon frère a humilié les Etats-Unis et Israël », déclare de son côté le frère du défunt.
Ils ne savent pas dans quel état ils vont retrouver leur village de Kafra, mais affirment que « peu importe si le cessez-le-feu perdure ou pas, ils ne quitteront plus » cette localité « mêmes s'ils vont tous nous tuer », lance la femme. Et d'ajouter « c'est le Hezbollah qui décidera si la trêve va tenir, s'il répondra aux violations israéliennes. »
« On sait que la guerre n'est pas terminée » : une déplacée de la banlieue sud de Beyrouth de passage rapide à Chiyah
Photo Lucille Wassermann / L'Orient-Le Jour
À l'entrée du quartier de Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, Fatmé Ghayad, une octogénaire, est juste passée voir son appartement et récupérer quelques affaires.
Cette femme, qui a dormi une dizaine de jours dans la rue dans le parc de Horch Beyrouth, est désormais déplacée dans le centre d'accueil installé dans le stade de la Cité sportive. Elle y retournera ce soir, pour ne pas passer la nuit à Chiyah. « On sait que la guerre n'est pas terminée », lance-t-elle à notre journaliste vidéaste Lucille Wassermann.
À Nabatiyé, un mécanicien fataliste estime que « le cessez-le-feu ne va pas durer »
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
À Nabatiyé, Ali, un mécanicien, qui a fait des allers retours entre cette ville et Beyrouth pendant la guerre, estime que « le cessez-le-feu ne va pas durer ». « Comment peut-on faire confiance à un ennemi qui cibles les civils, les enfants, comme ça lui chante ? », dit-il à notre journaliste Emmanuel Haddad, en pointant les façades dévastées de l’autre côté de la rue : « C’étaient un café, des bureaux de moukhtars, une épicerie... Pas des caches de missile ».
Au milieu des décombres de son café, Haidar Awada évalue, lui, l’ampleur des dégâts. « Je vais commencer à réparer. Quoiqu’il se passe. Nous avons Dieu avec nous. Je ne suis pas venu là pour voir les ruines sans rien faire. »
Macron exprime sa « préoccupation » que le cessez-le-feu soit « fragilisé par la poursuite d'opérations militaires », et appelle le Hezbollah à « renoncer aux armes »
Le président de la République française, Emmanuel Macron, a exprimé sa « préoccupation » que le cessez-le-feu au Liban soit « fragilisé par la poursuite d'opérations militaires », dans un message sur son compte X. « J’apporte tout mon soutien au cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël tel que le Président Trump l’a annoncé hier. J’exprime aussi ma préoccupation qu’il puisse d’ores et déjà être fragilisé par la poursuite d’opérations militaires. », a-t-il écrit.
Il a par ailleurs appelé le Hezbollah à « renoncer aux armes », et Israël à « respecter la souveraineté libanaise et arrêter la guerre. »
Le Rassemblement des habitants des localités frontalières du Sud déplore « qu'aucune solution à court terme n'est en vue »
Le « Rassemblement des habitants des localités frontalières du Sud » a regretté dans un communiqué que la région le long de la frontière « continue à payer le prix le plus lourd », et déploré « qu'aucune solution à court terme n'est en vue. » Les villages de la bande frontalière continuent d'être majoritairement occupés par Israël, qui veut établir une « zone de sécurité. »
Dans un communiqué, ce Rassemblement a regretté que le retour des habitants de ces villages est « reporté pour une durée indéterminée » et que « même en cas de retour, il s’agira d’un territoire vidé de ses maisons et bâtiments, sans routes ni infrastructures, où tout — humains, pierres et arbres — a été anéanti. »
Ils ont réclamé un « retour à la situation d'avant, avec des plans de reconstruction et d’indemnisation des sinistrés », et, avant que cela ne puisse être réalisé « une attention sérieuse à la situation des déplacés. »
Un acteur libanais et sa fille tués dans une frappe peu avant le cessez-le-feu dans le caza de Saïda
Dans les derniers instants précédant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, à minuit, un avion de chasse a ciblé une maison sur la place du village de Loubiyé, dans le caza de Saïda. Deux personnes ont été tuées : l'acteur Ali Younès et sa fille Céline. D'importants dégâts ont été signalés dans les maisons voisines ainsi que sur la place et près de la mosquée du village.
Dans un message sur Facebook, peu avant la frappe, Ali Younès avait raconté « l'attente tendue » des habitants du Sud, qui espéraient l'entrée en vigueur de la « trêve humanitaire imminente » mais craignaient également « l'escalade militaire violente » des dernières heures avant le cessez-le-feu. Dans son message, il appelait à ce qu'un accord avec Israël « garantisse le droit de la résistance à la riposte ».
Un adolescent tué dans la détonation de munitions israéliennes non-explosées à Majdel Selm
À Majdel Selm, un adolescent a été tué dans la détonation de munitions qui n'avaient pas explosé lors d'une frappe précédente. Une autre personne a été blessée, selon notre correspondant.
Liban-Sud : dynamitage à Khiam, des secouristes ciblés par Israël à Kounine
Malgré le cessez-le-feu, plusieurs attaques israéliennes ont visé le Liban-Sud ces dernières heures, selon les informations de notre correspondant :
- Dans la matinée, un bombardement d'artillerie israélien et des tirs d'armes automatiques ont visé Kounine, dans le caza de Bint Jbeil, ciblant une équipe du Comité sanitaire islamique (les secouristes du Hezbollah). Ces tirs ont fait plusieurs blessés.
- L'armée israélienne a piégé et détruit à l'explosif une partie de Khiam, dans le secteur est.
La Syrie « salue » le cessez-le-feu au Liban
La Syrie a « salué » l’annonce d’un cessez-le-feu au Liban, estimant que cette étape constitue un « développement important pour prévenir une nouvelle escalade dans la région », selon un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle SANA. La Syrie réaffirme également « sa disposition permanente à apporter toute aide susceptible de renforcer la stabilité et la paix au Liban et dans la région arabe. »
La Syrie est restée à l'écart de la guerre régionale, débutée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l’Iran. Mi-mars, Damas a refusé de se placer dans une position de confrontation militaire avec le Hezbollah, malgré des pressions américano-israéliennes en ce sens, selon nos informations.
Berry exprime une « satisfaction prudente » à l’égard du cessez-le-feu, et se veut rassurant concernant la situation intérieure
Le président du Parlement libanais et chef du mouvement Amal, Nabih Berry, a exprimé une « satisfaction prudente » à l’égard du cessez-le-feu, au regard des « intentions israéliennes », et notamment volonté d’Israël de ne pas retirer son armée du Liban-Sud, lors d'un entretien avec le journal panarabe Asharq al-Awsat. Il a également réaffirmé son refus de toute « négociation directe » avec Israël.
Il a indiqué que son homologue iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, lui avait confirmé lors d’un entretien téléphonique jeudi matin que le cessez-le-feu avait été conclu « selon une formule globale incluant l’Iran », sans donner davantage de précisions.
Par ailleurs, M. Berry a dit ne nourrir « absolument aucune crainte » pour la situation intérieure, soulignant que celle-ci « se consolide de plus en plus ».
Des ponts sur le Litani rouverts à la circulation, après leur destruction dans des frappes israéliennes
Pour permettre aux milliers de déplacés voulant regagner leurs villages, la route a été partiellement rouverte au niveau du pont de Qasmiyé, qui relie Saïda à Tyr sur la route côtière. Ce pont avait été frappé une nouvelle fois jeudi pendant la journée par Israël.
Après que l'armée libanaise avait d'abord empêché le passage sur ce pont pendant la nuit, craignant une frappe, et alors que l'armée israélienne avait mis en garde contre tout déplacement au sud du Litani, les soldats libanais ont finalement lancé des opérations de terrassement sur le cratère provoqué par le bombardement de la veille, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
La municipalité voisine de Bourj Rahal a également annoncé que la route côtière est désormais ouverte et sécurisée, et que les déplacés peuvent l’emprunter pour rentrer chez eux, bien que le pont sur cet axe reste jusqu'à présent fermé.
Plus à l'est, une route secondaire a été rouverte au niveau de Zrariyé - Tayr Felsay, tandis que la route principale, qui passe sur le pont dit « du 6-février », reste fermée à la circulation. Ce pont avait été bombardé le 13 mars.
« Tous nos souvenirs d’enfance sont enfouis sous les décombres » : les déplacés regagnent progressivement le Sud
Les routes menant vers Nabatiyé connaissent également une forte affluence, selon notre correspondant et nos journalistes sur place, Emmanuel Haddad et Matthieu Karam.
Le long de la route menant vers Nabatiyé, nos journalistes trouvent des bâtiments détruits par les bombardements, alors que plusieurs petits groupes tiennent des drapeaux du Hezbollah et du Amal.
À Deir Zahrani (Nabatiyé), Dana Badran vient de trouver la casquette de son frère qu’il portait pendant la fête de l’indépendance il y a 25 ans. Elle se tient au milieu des décombres de sa maison familiale sur la route principale de Deir el Zahrani. « Elle a été bombardée il y a trois semaines. Tous nos souvenirs d’enfance sont enfouis sous les décombres », dit à L'Orient-Le Jour la jeune femme venue avec sa soeur Joëlle, et son cousin Joey, pour « sauver ce qui peut l’être ». Joey n’a trouvé qu’un séchoir et quelques vêtements. « Ce cessez-le-feu est douloureux bien sûr, mais les Libanais sont très attachés à leur terre, et c’est notre droit, alors nous allons continuer » à y vivre, lâche-t-il.
Frappe nocturne sur Tyr : trois dépouilles extraites des décombres, entre six à huit personnes toujours disparues
À Tyr, où une frappe sur la corniche de la ville au moment de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu a détruit trois bâtiments, les opérations de déblaiement des décombres se poursuivent toujours ce matin, selon notre correspondant.
Selon une source de la Défense civile à Tyr, trois dépouilles ont été extraites jusqu’à présent des décombres, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver entre six et huit personnes toujours portées disparues.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de cette première journée de cessez-le-feu au Liban, après 46 jours de guerre entre le Hezbollah et Israël.
Alors que des milliers d'habitants prennent actuellement la route du Sud, pour retrouver leurs villages et maisons, des journalistes de L'Orient-Le Jour sont sur place dans les régions de Tyr et Nabatiyé, ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, pour témoigner de ces retours.
➡️ Retrouvez ici notre couverture en direct de la journée de jeudi, avec l'annonce des dix jours de trêve par Donald Trump, les frappes israéliennes intensives qui ont suivi et les réactions politiques à ce cessez-le-feu.
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...."Aoun : Il n’y aura jamais d’accord qui touche à nos droits nationaux".... Monsieur AOUN , nous ne vous demandons pas de trouver un accord mais de FAIRE LA PAIX et assurer de part et d'autres la sécurité des habitants des 2 pays en assurant REELLEMENT la sécurité en nettoyant la région et le pays du HEZBOLLAH. Une fois la paix établie, il n'y aura plus de problème si vous réussissez à démanteler cette milice terroriste..
23 h 41, le 17 avril 2026