Le patriarche maronite célébrant la prière du Vendredi saint en l'église Notre-Dame de Bkerké, le 3 avril 2026. Photo ANI
Le président de la République Joseph Aoun et la Première dame, Neemat, ont participé, ainsi que plusieurs personnalités, aux prières du Vendredi saint célébrées en l’église de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), dans la ville de Jounieh au Kesrouan, par le supérieur de l’Ordre maronite libanais, le Père Hadi Mahfouz, qui a affirmé à M. Aoun que « ceux qui veulent la paix appuient le principe d’État que vous défendez ».
« Nous comptons sur vous et sur votre travail en vue du redressement de l’État, et soutenons votre souci de préservation de l’unité nationale. Nous sommes à vos côtés dans tout ce que vous faites. Ceux qui veulent la paix au Liban appuient le principe de l’État que vous défendez », a dit le Père Mahfouz au président. Il a également dénoncé la nouvelle guerre en cours au Liban, estimant que l’expérience a montré que « les liens avec l’étranger n’ont entraîné que des catastrophes et affaibli l’État », dans une référence claire au Hezbollah qui a ouvert un nouveau front au Liban contre Israël depuis le 2 mars en appui à l'Iran.
Le gouvernement libanais, de concert avec le président de la République, a décrété « illégales » les opérations militaires du Hezbollah dès le 2 mars, mais n’a pas pu appliquer cette décision sur le terrain.
Le Vendredi saint à Bkerké
De son côté, le patriarche maronite Béchara Raï, qui a célébré les prières du Vendredi saint en l’église Notre-Dame de Bkerké, au siège du patriarcat dans le Kesrouan, a lui aussi évoqué les combats en cours, notamment les villages chrétiens du Liban-Sud que les habitants refusent de quitter malgré tous les dangers.
« J’adresse mon message à notre peuple déplacé, et à ceux qui résistent dans leurs villages, pour parler de leur souffrance mais également d’espoir », a affirmé le patriarche, qui a rappelé « le devoir d’assurer des corridors humanitaires pour que ces villages toujours peuplés soient régulièrement approvisionnés, conformément aux lois internationales, notamment les accords de Genève ».
Depuis le déclenchement de ce nouveau conflit il y a un mois, plus d’un million de Libanais du Liban-Sud et de la banlieue sud de Beyrouth ont dû quitter leurs maisons. Seuls les habitants de quelques villages chrétiens du sud du Litani continuent de résister, refusant de déserter leurs localités, et se retrouvent isolés, l’armée libanaise ayant dû « se repositionner », et les Casques bleus de l'ONU n’étant pas en mesure de briser le blocus qui est imposé.



Fichez nous la Paix avec vos blablabla...C est impossible,ca! de mauvais presidents ,a chacun a son tout,avec des missions anti-liban..et meme blablabla a chaque fois.
09 h 41, le 05 avril 2026