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Culture - Critique

Sexe, pouvoir, impunité : « Beyrouth Paradise » dit tout ce que personne n’ose écrire

Dans ce polar, David Hury entraîne le lecteur dans une enquête sombre au cœur d’un Liban fracturé, entre réseaux, violence et vérités dérangeantes.

Sexe, pouvoir, impunité : « Beyrouth Paradise » dit tout ce que personne n’ose écrire

Couverture de « Beyrouth Paradise » de David Hury, un roman noir aussi caustique qu’humoristique. Photo édition Liana Levi

Corruption, compromission, exploitation sexuelle, impunité, guerres, invasions et crises : c’est dans ce Liban-là que se déroule l’enquête de l’ancien flic Marwan, reconverti en détective privé. Ce Liban-là, c’est le nôtre, celui que le regard de David Hury pose sans clémence aucune sur un système politique qui a, depuis longtemps, autorisé tous les impensables. Les hommes politiques, les voisins malveillants de ce petit pays auquel l’auteur, à travers son personnage principal, dit aussi son attachement, passent tous sous son bistouri, qui n’est jamais complaisant.Le pays de tous les démons, avec lesquels chacun finit par s’arranger. Les communautés, les leaders, la guerre civile, celle de 2006, le 4-Août, puis le 7-Octobre : tout y passe, comme autant de strates d’un effondrement continu. Même Avichay Adraee y trouve sa place. Et à cet...
Corruption, compromission, exploitation sexuelle, impunité, guerres, invasions et crises : c’est dans ce Liban-là que se déroule l’enquête de l’ancien flic Marwan, reconverti en détective privé. Ce Liban-là, c’est le nôtre, celui que le regard de David Hury pose sans clémence aucune sur un système politique qui a, depuis longtemps, autorisé tous les impensables. Les hommes politiques, les voisins malveillants de ce petit pays auquel l’auteur, à travers son personnage principal, dit aussi son attachement, passent tous sous son bistouri, qui n’est jamais complaisant.Le pays de tous les démons, avec lesquels chacun finit par s’arranger. Les communautés, les leaders, la guerre civile, celle de 2006, le 4-Août, puis le 7-Octobre : tout y passe, comme autant de strates d’un effondrement continu. Même Avichay...
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