La tour Eiffel illuminée aux couleurs du drapeau français pour commémorer le 10e anniversaire des attentats terroristes du 13-Novembre 2015 à Paris, le 12 novembre 2025. Photo Dimitar Dilkoff/AFP
Pour répondre aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement français a annoncé lundi la prise en charge des mesures de chômage partiel, pour un montant d'environ 70 millions d'euros, comme cela avait été le cas lors de la pandémie notamment.
Des mesures d'activité partielle longue durée, permettant aux entreprises de réduire l'activité de leurs salariés tout en les maintenant en emploi, avaient été prises durant la crise du Covid-19 à partir de 2020 puis au début de la guerre en Ukraine en 2022, mais de nouveaux dispositifs de ce type ne pouvaient plus être mis en place depuis début 2023.
Dans un entretien à la télévision, le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, s'est déclaré prêt « à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d'activité, il y en a assez peu d'ailleurs, c'est-à-dire que pour le moment, l'activité ne tient pas trop mal ». « Le chômage partiel peut concerner toutes les entreprises qui font face à une baisse d'activité brutale qui serait liée directement à la crise » et « dont on est à peu près sûr qu'une fois la crise passée, l'entreprise va redémarrer », a expliqué M. Farandou. « Toutes les entreprises sont éligibles » mais « on regardera avec encore plus d'attention les entreprises qui souffrent à cause de ce qui se passe en Iran », a précisé le ministre.
Le gouvernement français avait annoncé vendredi un plan d'aide de près de 70 millions d'euros également, ciblé et limité au mois d'avril, pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants: la pêche, l'agriculture ou les transports.« L'effort que fait l'État en matière de chômage partiel, qui est d'ailleurs payé par le ministère du Travail, se rajoute à l'effort qui est fait pour réduire la facture carburant dans certains secteurs qui sont particulièrement consommateurs de carburant », a encore précisé Jean-Pierre Farandou.

