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Dernières Infos - guerre au moyen-orient

Les États-Unis et l'Irak annoncent « renforcer leur coopération » contre les attaques de groupes pro-Iran


Des endeuillés participent aux funérailles de Hussein Fadhel Ali, membre du Hachd al-Chaabi irakien tué lors d’une frappe plus tôt dans la semaine, dans le quartier de Sadr City à Bagdad, le 24 mars 2026. Photo Murtadha RIDHA/AFP

Les Etats-Unis et l'Irak ont annoncé « renforcer leur coopération » sécuritaire pour « empêcher les attaques » qui visent notamment le personnel américain et les missions diplomatiques, cibles de groupes armés irakiens pro-Iran. Impliqués dans le conflit régional en soutien à Téhéran, des groupes armés irakiens ont mené des attaques de drones ou de roquettes contre l'ambassade américaine à Bagdad, mais aussi contre les conseillers militaires américains d'une coalition internationale antijihadiste déployée en Irak.

Ces groupes ont eux-mêmes été régulièrement pris pour cible par des frappes imputées à Washington ou à Israël. Samedi matin, une explosion a retenti près de l'aéroport d'Erbil où stationne la coalition, a rapporté un journaliste de l'AFP, alors que la défense antiaérienne intercepte quasi-quotidiennement des attaques de drones des groupes pro-Iran ciblant ces militaires.

Dans le cadre du « partenariat stratégique » unissant l'Irak et les États-Unis, les deux pays ont annoncé tard vendredi soir la création d'un « haut comité conjoint de coordination ». L'initiative permettra de « renforcer la coopération pour empêcher des attaques (...) et veiller à ce que le territoire irakien ne soit pas utilisé pour cibler le peuple irakien, les forces de sécurité irakiennes, des installations irakiennes stratégiques, le personnel américain, les missions diplomatiques et la coalition internationale » antijihadiste, selon des communiqués publiés par l'ambassade américaine et une cellule média des forces irakiennes.

L'annonce intervient après une poussée de fièvre entre Washington et Bagdad, allié indéfectible de Téhéran. Des frappes aériennes ont visé une base et un hôpital militaire à l'ouest de Bagdad dans la région de Habbaniya, tuant mardi 15 combattants des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi et mercredi sept soldats de l'armée. Le gouvernement n'a pas nommément accusé les Etats-Unis, mais il avait annoncé mardi convoquer le chargé d'affaires américain après la frappe visant le Hachd, qui avait lui dénoncé des « frappes aériennes américaines ». Cette coalition d'ex-paramilitaires intégrée aux forces étatiques englobe ces mêmes groupes armés pro-Iran qui ont pour certains la réputation d'agir en électrons libres.

Après les frappes meurtrières contre l'armée, un porte-parole de la diplomatie américaine avait nié « catégoriquement » toutes les « allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont pris pour cible les forces de sécurité irakiennes. »

Si les attaques de drone contre l'ambassade ont cessé depuis dix jours, elles se poursuivent contre d'autres cibles des factions pro-Iran. Elles ont occasionnellement visé des infrastructures pétrolières et une attaque a ciblé le 21 mars les services de renseignement irakiens à Bagdad, tuant un officier.

Les Brigades du Hezbollah - ou Kataeb Hezbollah, influent groupe pro-Iran - ont annoncé tard vendredi prolonger de cinq jours supplémentaires leur trêve unilatéralement décrétée dans leurs attaques contre l'ambassade américaine.

Les Etats-Unis et l'Irak ont annoncé « renforcer leur coopération » sécuritaire pour « empêcher les attaques » qui visent notamment le personnel américain et les missions diplomatiques, cibles de groupes armés irakiens pro-Iran. Impliqués dans le conflit régional en soutien à Téhéran, des groupes armés irakiens ont mené des attaques de drones ou de roquettes contre l'ambassade américaine à Bagdad, mais aussi contre les conseillers militaires américains d'une coalition internationale antijihadiste déployée en Irak.Ces groupes ont eux-mêmes été régulièrement pris pour cible par des frappes imputées à Washington ou à Israël. Samedi matin, une explosion a retenti près de l'aéroport d'Erbil où stationne la coalition, a rapporté un journaliste de l'AFP, alors que la défense...