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Lifestyle - guerre au liban 2026

Tyr, ou ce qui est en train de disparaître

Il y a des images que l’on croit anodines jusqu’au jour où elles deviennent des preuves. Celle-ci, prise à Tyr en août 1990, raconte aujourd’hui bien plus qu’un souvenir : elle dit ce que le Liban est en train de perdre.

Tyr, ou ce qui est en train de disparaître

Émile Nasr au sommet des gradins de l’hippodrome romain de Tyr, août 1990. Photo Georges Boustany

Hippodrome romain de Tyr, début août 1990. Émile a grimpé jusqu’en haut des gradins, et soudain, ces ruines déploient toute leur dimension. Mon ami s’appuie sur une colonne pour embrasser l’ensemble du regard, imaginant sans doute l’ambiance des courses qui se déroulaient ici, il y a deux millénaires. Je suis sûr que cet amoureux du Liban en éprouve des frissons d’admiration.J’ai pris cette photo à ce moment-là, sans aucune prétention artistique. Aujourd’hui, je la regarde et elle me fait mal. Émile Nasr, debout parmi les colonnes, comme posé entre ciel et pierre, contemple notre passé immense avec l’attitude tranquille du touriste qui en a vu d’autres. Émile ne sait pas encore que son plus bel acte de résistance sera de fonder l’Agenda culturel, ni que sa fille Myriam en reprendra le flambeau après sa mort. Il ne sait pas non plus qu’un...
Hippodrome romain de Tyr, début août 1990. Émile a grimpé jusqu’en haut des gradins, et soudain, ces ruines déploient toute leur dimension. Mon ami s’appuie sur une colonne pour embrasser l’ensemble du regard, imaginant sans doute l’ambiance des courses qui se déroulaient ici, il y a deux millénaires. Je suis sûr que cet amoureux du Liban en éprouve des frissons d’admiration.J’ai pris cette photo à ce moment-là, sans aucune prétention artistique. Aujourd’hui, je la regarde et elle me fait mal. Émile Nasr, debout parmi les colonnes, comme posé entre ciel et pierre, contemple notre passé immense avec l’attitude tranquille du touriste qui en a vu d’autres. Émile ne sait pas encore que son plus bel acte de résistance sera de fonder l’Agenda culturel, ni que sa fille Myriam en reprendra le flambeau après...
commentaires (3)

Tous les libanais qui ont connu le Liban avant les guerres successives dues à l’ignorance de quelques uns de ses citoyens et surtout de sa classe politique, du trésor inestimable que le monde est entrain de perdre. Nous pleurons ce pays qui nous a tant aimé et donné et qu’on a toujours trahi en lui trouvant un remplaçant et certains ont poignardé dans le cœur. Notre amour reste intact mais notre désolations et notre chagrin sont sans commune mesure.

Sissi zayyat

16 h 54, le 28 mars 2026

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Commentaires (3)

  • Tous les libanais qui ont connu le Liban avant les guerres successives dues à l’ignorance de quelques uns de ses citoyens et surtout de sa classe politique, du trésor inestimable que le monde est entrain de perdre. Nous pleurons ce pays qui nous a tant aimé et donné et qu’on a toujours trahi en lui trouvant un remplaçant et certains ont poignardé dans le cœur. Notre amour reste intact mais notre désolations et notre chagrin sont sans commune mesure.

    Sissi zayyat

    16 h 54, le 28 mars 2026

  • Les larmes coulent.Le cœur saigne.Mais nous continuons à joindre les mains...

    Bontems Christiane

    10 h 24, le 28 mars 2026

  • Je lis votre article ave beaucoup d'émotion, et pourtant je n'ai été au Liban que deux jours, il y a 52 ans !

    antoine.daragon@wanadoo.fr

    08 h 30, le 28 mars 2026

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