Le site archéologique de Tyr, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et aujourd’hui menacé par la guerre en cours avec Israël, le 23 mars 2026. Photo Mathieu Karam/L’Orient-Le Jour
Tandis que l’exposition « Byblos, cité millénaire du Liban » ouvre ses portes à l’Institut du monde arabe à Paris, une autre initiative, plus discrète mais tout aussi essentielle, prend forme en coulisses dans la capitale française : la création d’un « Fonds d’urgence pour la protection du patrimoine libanais en temps de guerre ». Une réponse concrète à une menace devenue, elle, imminente.
Porté conjointement par l’IMA, la fondation Aliph et soutenu par l’Agence française de développement, ce fonds entend intervenir rapidement là où les bombes, une fois de plus, fragilisent les pierres autant que la mémoire.
Une mobilisation à la mesure de l’urgence
Dans leur communiqué commun, les partenaires évoquent sans détour « un contexte où le patrimoine du Liban est gravement menacé par le conflit régional en cours ». D’où la volonté d’unir leurs moyens pour « exprimer leur solidarité à l’égard des autorités et du peuple libanais » et, surtout, pour agir. Concrètement, ce fonds international vise à financer en urgence des opérations de sauvegarde, de sécurisation et de préservation des monuments, sites archéologiques et collections muséales. Il sera mis en œuvre par Aliph, en coordination étroite avec les autorités libanaises et les professionnels du secteur.
Le site de Byblos, au cœur de l’exposition parisienne, figure parmi les priorités. Mais d’autres lieux emblématiques sont également concernés, à commencer par Tyr, dont le patrimoine déjà fragilisé subit de plein fouet les répercussions du conflit.
Des engagements financiers immédiats
Les premières contributions, annoncées dès le lancement, donnent la mesure – encore modeste mais symbolique – de cette mobilisation : 50 000 euros apportés par l’IMA pour la préservation de Byblos ; 100 000 dollars engagés par Aliph pour le site archéologique de Tyr et les réserves de la Direction générale des antiquités ; et 25 000 euros versés par l’AFD. Des montants qui amorcent une dynamique appelée à s’élargir, alors que les besoins, eux, ne cessent de croître.
Si l’initiative répond à l’urgence, elle s’inscrit aussi dans une histoire plus longue. Créée en 2017, Aliph s’est imposée comme l’un des principaux acteurs internationaux de la protection du patrimoine en danger, intervenant au Liban à plusieurs reprises – après l’explosion au port de Beyrouth comme lors des épisodes de violence récents – pour un total de 5,6 millions de dollars engagés depuis 2020.
De son côté, l’AFD rappelle son ancrage dans le pays depuis 1999, avec plus de 125 projets financés. Son soutien au patrimoine n’est pas nouveau : dès 2007, l’agence accompagnait déjà la Direction générale des antiquités dans le renforcement de ses capacités, notamment en matière de conservation et de recherche archéologique.
Quant à l’IMA, il inscrit cette initiative dans sa mission plus large de valorisation du patrimoine des pays arabes, mission incarnée aujourd’hui par cette exposition d’envergure consacrée à Byblos, qui rassemble près de 400 pièces, dont certaines n’ont pu rejoindre Paris en raison de la guerre.
« Ce qui nous tient ensemble »
Au-delà des chiffres et des dispositifs, le communiqué insiste sur une idée plus fondamentale : « Dans les périodes d’épreuve, le patrimoine n’est pas seulement ce que l’on protège : il est aussi ce qui nous tient ensemble. »
Une conviction que reprend le ministre de la Culture Ghassan Salamé, qui salue une initiative qui « apporte une réponse concrète à une situation d’urgence ». Le ministère assure qu’il veillera à la bonne coordination des interventions avec les équipes locales, afin d’en garantir la pertinence. Dans les périodes d’épreuve, le patrimoine n’est pas seulement ce que l’on protège : il est aussi ce qui nous tient ensemble, note encore le ministre, en soulignant que ce soutien intervient à un moment critique et vient renforcer les efforts engagés par les autorités libanaises et les professionnels du secteur pour préserver ce qui constitue une part essentielle de notre mémoire collective.
Les contributions restent ouvertes : elles peuvent être versées directement à Aliph, appelée à piloter ce chantier de sauvegarde à la fois technique et profondément politique.


Encore une version de la mendicité version Ghassan Salameh cette fois cî. M. Le Ministre vous valez mieux que de mendier dans l'orchestre de mendiants qu'est devenu le Liban Officiel. La culture libanaise est une richesse intemporelle et reconnue par tous et n'a pas besoin de mendicité. En mendiant vous faites le jeu des mauvais gouvernants. L'afd et la France a des processus faits pour répondre et gérer la mendicité. Toute l'afrique francophone vit sur la mendicité. Meme gouvernance que le Liban Officiel du nouveau régime: On bombe le torse en parlant et on ne fait rien d'autre que mendier.
13 h 00, le 29 mars 2026